• Les Confessions, composées au cours des années 397-400, ont été l'un des livres de chevet de l'Occident. Autobiographie lyrique - la première d'une telle ampleur et d'un tel éclat - elles orchestrent une symphonie de thèmes dont les siècles successifs n'ont cessé de s'enchanter : l'inquiétude constitutive de l'homme, le poids de l'enfance, les orages de l'adolescence, la pression du passé sur le présent, la chaîne des habitudes, le vague des passions, les séductions des amitiés et des amours, les prestiges du théâtre, la présence originaire du mal, les profondeurs de la mémoire, le mystère du temps, l'errance spirituelle et la proximité de Dieu.
    La traduction d'Arnauld d'Andilly (1649-1671) est un monument du français classique.

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  • S'il est une question qui parcourt comme un fil rouge toute l'oeuvre d'Augustin, c'est celle du bonheur, ou plutôt du désir de bonheur. De ses premiers essais philosophiques, lorsqu'il n'est encore qu'un jeune et brillant professeur de rhétorique à Milan, à ses sermons d'évêque, et à ses Confessions", il ne cesse de revenir sur ce qui lui paraît comme le paradoxe central de la vie des hommes : le bonheur réside dans l'accomplissement du désir, or la vie toujours menacée de mort court à chaque instant le risque de sa perte. Hannah Arendt, dans son travail de jeunesse sur «Le Concept d'amour chez Augustin», avait bien montré que la recherche de la vie heureuse est au coeur de l'oeuvre d'Augustin et fonde jusqu'à sa conception du divin, car "pour pouvoir attendre de l'avenir la vie heureuse du désir, il faut déjà avoir fait l'expérience de cette vie avant même tout ce sur quoi peut porter le désir", il faut avoir la mémoire de l'origine du bonheur.

  • C'est à Augustin, plus qu'à aucun autre, qu'il fut donné de réaliser la synthèse de la pensée antique et de la pensée chrétienne, dont a vécu, de longs siècles, la civilisation occidentale. Par lui, la culture gréco-latine fait alliance avec la Bible, la sagesse platonicienne donne la main à la « folie de la Croix », une tradition nouvelle se crée, qui portera, nourrira, fera fructifier les plus beaux génies du genre humain.
    Récit d'une quête de Dieu, Les Confessions n'en est pas moins un livre très humain. Car avant d'être un saint, Augustin a été un homme comme nous, étranger à aucun sentiment de la terre.
    Voici ce qu'écrit Possidius, son biographe, qui a été son compagnon et disciple : « Je n'entreprendrai pas de rappeler ici tout ce que le bienheureux Augustin, dans ses Confessions, raconte de lui-même, ce qu'il avait été avant de recevoir la grâce et ce qu'il devint après l'avoir reçue. Il voulut rendre ce public témoignage, de peur que, selon l'expression de l'apôtre Paul, quelqu'un ne s'avisât de l'estimer au-dessus de ce qu'il se savait être, ou de ce que ses paroles faisaient connaître de lui... »

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  • Qu'est-ce que le temps ? Comment définir cette réalité inconsistante, qui passe et disparaît ? Augustin apporte à cette énigme une solution originale : le temps n'existe que dans son passage, et c'est seulement dans notre esprit que nous pouvons le mesurer. Ainsi, c'est par notre souvenir du passé, notre attention au présent et notre attente de l'avenir que nous avons conscience de ce qu'est le temps.

  • Ce tome I des oeuvres de saint Augustin offre des traductions nouvelles de ses premiers écrits. En outre, il permet de lire la totalité des Dialogues philosophiques, dont beaucoup étaient jusqu'alors difficiles d'accès, voire introuvables.
    Les Dialogues sont des textes fondateurs de la philosophie chrétienne, où foi et raison dialoguent ; où la première, loin de reléguer la seconde à l'arrière-plan ou, pire encore, de la discréditer, lui confère des lettres de noblesse. L'esprit peut gravir les degrés de la vérité grâce à la lumière que lui confère le Maître intérieur.
    Quant aux Confessions, oeuvre majeure, elles inaugurent un genre que déclineront les siècles. Il s'agit du récit d'un voyage, celui de l'homme vers sa fin, qui est aussi son origine ; de l'image vers son modèle, en qui, au déni des miroirs, elle trouve consistance, plénitude et repos : Celui qui est «le Chemin, la Vérité et la Vie» (Jean, XIV, 6). Le vent de la grâce gonfle les voiles du navire, balaie les mirages qui retiendraient dans les ports et réduiraient à l'exil - ou voueraient à l'errance - la quête de la patrie. D'autres entreprendront cette traversée à la recherche d'eux-mêmes, habités par une certitude : la vérité rend libre - et cela quel que soit le nom qu'elle consent à revêtir, jusqu'à n'en plus avoir.

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  • Quand rome est mise à sac (410 ans ap.
    J.c.) un soupçon nait chez les romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de rome ? augustin relève le défi de cette interrogation. la force et l'originalité de la cité de dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de dieu et la cité terrestre.
    Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. la paix de dieu et celles des hommes ne se recouvrent pas. la cité de dieu est certes présente dans l'eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas " réalisée " et ne le sera jamais. bien au contraire, la cité de dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre.
    En celle-ci, tout -y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du jugement dernier, tout garde une valeur unique. le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. les résonances politiques, religieuses, culturelles de la cité de dieu, dont c'est la première traduction intégrale en " poche " ont été immenses dans l'histoire de l'occident.

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  • Quand rome est mise à sac (410 ans ap.
    J.-c.), un soupçon naît chez les romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de rome ? augustin relève le défi de cette interrogation. la force et l'originalité de la cité de dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de dieu et la cité terrestre.
    Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. la paix de dieu et celle des hommes ne se r couvrent pas. la cité de dieu est certes présente dans l'eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas " réalisée " et ne le sera jamais. bien au contraire, la cité de dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. en celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du jugement dernier, tout garde une valeur unique.
    Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. les résonances politiques, religieuses, culturelles de la cité de dieu, dont c'est la première traduction intégrale en " poche ", ont été immenses dans l'histoire de l'occident. traduction du latin de louis moreau revue par jean-claude eslin.

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  • «Il y avait, proche de nos vignes, un poirier, chargé de fruits qui n'étaient alléchants ni par leur apparence, ni par leur saveur. Entre jeunes vauriens, nous allâmes secouer et dépouiller cet arbre, par une nuit profonde - après avoir, selon une malsaine habitude, prolongé nos jeux sur les places -, et nous en retirâmes d'énormes charges de fruits. Ce n'était pas pour nous en régaler, mais plutôt pour les jeter aux porcs : même si nous y avons goûté, l'important pour nous, c'était le plaisir que nous procurait un acte interdit».

    Une captivante invitation au recueillement et à la méditation.

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  • Quand rome est mise à sac (410 ans ap.
    J.c), un soupçon naît chez les romans adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de rome ? augustin relève le défi de cette interrogation.
    La force et l'originalité de la cité de dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de dieu et la cité terrestre.
    Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. la paix de dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. la cité de dieu est certes présente dans l'eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas " réalisée " et ne le sera jamais. bien au contraitre, la cité de dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre.
    En celle-ci, tout -y compris donc l'empire romain - doit être relativité, même si, dans la perspective du jugement dernier, tout garde une valeur unique. le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires.
    Les résonances politiques, religieuses, culturelles de la cité de dieu, dont c'est la première traduction intégrale en " poche ", ont été immenses dans l'histoire de l'occident.

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  • Que faisait Dieu avant de créer le monde ? À partir de quoi et comment l'a-t-il créé ? Le temps existait-il avant la création du monde ? Comment le mesurer ? Qu'est-ce que l'éternité de Dieu ? Le passé est-il différent du présent et du futur ou n'est-ce qu'une réalité subjective ? Le ciel au-dessus de nos têtes est-il le même que le ciel de Dieu ?

    Des questions essentielles que nous nous posons tous un jour et auxquelles saint Augustin tente de répondre avec une foi profonde alliée à un grand bon sens.

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  • En août 410, Rome est pillée par Alaric. «L'univers s'écroule», écrit saint Jérôme. Le choc suscitera longtemps rancoeurs et polémiques : quelle protection avaient assurée à Rome les tombeaux des apôtres Pierre et Paul, et les reliques de tant de martyrs ? Pour l'évêque d'Hippone, Augustin, la question n'est pas là. Dans son esprit se dessine une fresque où le désastre de 410 serait ramené à sa juste dimension - un événement parmi d'autres dans une histoire en train de se faire. Il publie en 413 les dix premiers livres de La Cité de Dieu, sans savoir que l'élaboration de l'ensemble - vingt-deux livres - lui prendrait treize années. La Cité de Dieu n'a donc rien d'un ouvrage de circonstance. Les livres I à X sont une entreprise de liquidation du paganisme religieux et culturel ; Augustin y réfute les thèses des païens, pour qui tout le bien procédait de l'observance des cultes anciens, et tout le mal de leur abandon. Viennent ensuite douze autres livres, qui définissent la nature des deux cités telles qu'elles vont selon l'éternelle sagesse de Dieu : «Deux amours ont bâti deux cités : celle de la terre par l'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu, celle du ciel par l'amour de Dieu jusqu'au mépris de soi». Dans Les Confessions, c'était au plus intime de chacun que se menait la lutte pour la primauté de l'amour de Dieu ou de l'amour de soi. La Cité de Dieu est, en quelque sorte, Les Confessions à l'échelle du monde.

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  • Le menteur aime à mentir et goûte le plaisir de le faire : traduction de l'abbé Devoille.

    Du maître : texte établi et traduit par Poujoulat et Raulx.

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  • Les aveux

    Saint Augustin

    • P.o.l
    • 14 Mars 2013

    'Ne laisse pas ma part obscure me parler. Je me suis dispersé là-bas. Je suis obscur. Mais là, même là, je t'ai aimé à la folie. Je me suis perdu et je me suis souvenu de toi...
    Maintenant je reviens vers ta source. En feu. Le souffle coupé. Personne pour m'en empêcher. Je vais la boire. Je vais en vivre. Je ne suis pas ma vie. Je vis mal de moi. J'ai été ma mort.' Livre XII, 10 'Interpellations, confidences, exhortations, aveux, micro narrations, souvenirs, hymnes, fictions, louanges, analyses exploratoires, déplorations, cris, anathèmes, psaumes, discours, chants...
    J'ai voulu, par une nouvelle traduction intégrale du texte d'Augustin, rendre justrice à cette véritable odyssée personnelle, à ce voyage intime dans le temps, la mémoire de soi et l'écriture. Augustin révolutionne ainsi la confession antique, détourne la littérature classique, et fait exploser les cadres anciens à l'intérieur desquels nous avons l'habitude de nous réfugier et de penser notre vie.' Frédéric Boyer.

    Indisponible
  • Ce volume vient en quelque sorte résumer le parcours d'Augustin. Les oeuvres qu'il rassemble sont celles d'un pasteur, philosophe de surcroît, qui ne reniera jamais une exigence : l'exercice de l'intelligence dans l'approche du mystère. Les deux premiers ouvrages ouvrent une voie, en exprimant ce que devrait être toute catéchèse, tout enseignement de la Doctrina christiana. Puis Augustin, encore, s'affronte aux manichéens, et à leur système dualiste, qui mettrait l'homme hors jeu - partagé, sans choix ni liberté possibles, entre les deux principes du Bien et du Mal -, un homme qui ne serait que l'arène où s'affronteraient deux «dieux».
    Vient ensuite l'un des chefs-d'oeuvre d'Augustin : La Trinité. Jamais sans doute on n'est descendu aussi profondément dans l'analyse de l'homme que ne le fait Augustin pour tenter de s'approcher - de s'approcher seulement - de ce Dieu un et trine, objet de dérision pour tant de païens.
    Enfin, sur la grâce, des ouvrages qui, des siècles plus tard, embrasèrent l'histoire, et sans lesquels les mouvements de la Réforme, le jansénisme et le molinisme ne sauraient être compris. Avait-on oublié qu'Augustin, dans ces textes, ne voulait donner à l'homme que sa place, toute sa place mais rien que sa place ? Faut-il intenter un procès à ses lecteurs de l'usage qu'ils en feraient ?... Augustin dirait que Dieu, et Dieu seul, reconnaîtrait les siens...

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  • 410 : invasion de Rome par les Goths, crainte de la fin des temps. Dans ce contexte tourmenté, la question du salut acquiert une importance capitale. Entre grâce divine et exercice du libre-arbitre, quelle est la place de l'homme dans son rapport avec l'infini ? Est-il capable de voir Dieu, dès ici-bas, de ses seules capacités ? Dans ce débat, saint Augustin défend la primauté de l'initiative divine ; cependant - et là se manifeste la richesse de la pensée augustinienne - ce n'est pas aux dépens de la raison que la foi fait autorité, mais avec elle.
    Cet appui réciproque doit accompagner toute démarche spirituelle, particulièrement la lecture des textes - attitude que les penseurs de la Réforme mettront au coeur de leur projet, et qui, excédant le cadre religieux, fournit une manière non naïve d'être au monde.

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  • Dans Folioplus philosophie, le texte philosophique, associé à une oeuvre d'art qui l'éclaire et le questionne, est suivi d'un dossier organisé en six points :
    Les mots du texte : Création, éternité, temps
    L'oeuvre dans l'histoire des idées
    La figure du philosophe : Augustin, ou les multiples facettes de l'engagement
    Deux questions posées au texte : Qu'est-ce que la parole de Dieu ? Peut-on mesurer le temps oe
    Groupement de textes : Les expériences du temps
    Prolongements.

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  • Saint Augustin fut reconnu à toutes les époques comme le plus puissant des penseurs, le plus grand des écrivains et le plus sage des docteurs. L'oeuvre du " docteur de la grâce " est ainsi la plus lue de tous les temps après la Bible.
    Pourtant, la plupart des textes de saint Augustin - bien plus d'une centaine - sont aujourd'hui introuvables, alors que la littérature et la pensée n'ont cessé de s'y alimenter. Il en va ainsi de la totalité de son oeuvre oratoire, aussi importante que les Confessions, le De Trinitate ou La Cité de Dieu. Ces Sermons rassemblent en effet les méditations augustiniennes au fil d'un quotidien rythmé par le temps liturgique : à l'occasion d'un passage de l'Écriture sainte correspondant à tel office de tel jour, de telle fête, de telle commémoration, Augustin commente la Bible, établit le panégyrique d'un haut personnage en s'adaptant au public ou aux circonstances. On dénombre aujourd'hui 500 sermons ainsi conçus, certains découverts il y a une trentaine d'années seulement.
    Après un travail de plusieurs siècles sur leur authenticité, ils ont pu être regroupés en quelques grandes séquences sous une numérotation définitive. La première de ces séquences traditionnelles se compose des Sermones de Scripturis, autrement dit des Sermons sur l'Écriture : il s'agit des 183 premiers Sermons, ainsi rassemblés pour former une totalité harmonieuse. Ils éclairent de nombreux passages ou livres de la Bible - que ce soit la lutte de Jacob avec l'ange, Moïse, le buisson ardent, les dix plaies d'Égypte, les souffrances de Job, la transfiguration du Christ sur le mont Thabor, les figures de Marthe et de Marie Madeleine, la guérison de l'aveugle-né, les Actes des Apôtres ou encore les paroles de saint Paul. Cette lecture considérable et permanente mise en oeuvre par la sainteté du génie d'Augustin nous fait entrer dans l'intelligence des Écritures : c'est toute la richesse de ces 183 Sermons sur l'Écriture qui constituent ce volume.
    La préface, forte et originale, de Maxence Caron permet au lecteur de s'initier à la parole et à la pensée augustiniennes.

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  • Que j'ai commencé tard à vous aimer, ô beauté si ancienne et si nouvelle ! que j'ai commencé tard à vous aimer ! vous étiez au-dedans de moi ; mais, hélas ! j'étais moi-même au-dehors de moi-même.
    C'était en ce dehors que je vous cherchais. je courais avec ardeur après ces beautés périssables qui ne sont que les ouvrages et les ombres de la vôtre, cependant que je faisais périr misérablement toute la beauté de mon âme, et que je la rendais par mes désordres toute monstrueuse et toute difforme. vous étiez avec moi, mais je n'étais pas avec vous.

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  • « Je m'adresse au genre humain, celui auquel j'appartiens, si minuscule que soit le nombre de ceux entre les mains de qui peuvent tomber ces pages ». L'ambition d'Augustin fut comblée, car rares sont les livres qui, dans l'Antiquité, eurent autant d'admirateurs et d'imitateurs. Arrivé au soir de sa vie, Augustin relate les événements qui le conduisirent à sa conversion et firent de lui un homme à la foi brûlante. Dans ces lignes passionnées autant que passionnantes, le lecteur assiste à la formation intellectuelle et spirituelle d'un des plus grands écrivains de la chrétienté latine.Notre édition regroupe en deux volumes les XIII livres de ce chef-d'oeuvre de la littérature antique. L'introduction du tome I donne une brève biographie de l'auteur et replace Les Confessions dans son oeuvre. Elle précise le sens à donner au mot « confession », plus proche de la louange que du sens actuel de ce terme, et fait le point sur les critiques émises quant à l'historicité de l'ouvrage. L'histoire du texte est relatée en détails, depuis l'editio princeps de Bâle jusqu'aux diverses traductions françaises. L'ouvrage est en outre enrichi d'un index des noms propres.

  • Avec Les Confessions, le moi fait son apparition dans la philosophie, la littérature et la spiritualité occidentales : dans une confession qui est tout à la fois aveu, louange et profession de foi, Augustin fait l'expérience de l'intériorité. Dans le livre X, il refait le parcours de sa conversion, intellectuelle (livre VII) puis morale (livre VIII) : un mouvement théorétique (qui suis-je ? est suivi par un examen de conscience (suis-je pécheur oe). Mais l'introspection ne se réduit pas à la quête de soi d'un individu désireux de s'appréhender dans son unicité et sa subjectivité : c'est bel et bien une quête de Dieu, au cours de laquelle Augustin gravit l'échelle des facultés de son moi (âme, esprit, mémoire) jusqu'à la trace que Dieu a laissée en lui, l'amour naturel qui le porte vers Dieu. Derrière les énigmes du moi se profilent les mystères de la foi.

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  • Plus que Platon ou Aristote, et plus que tout autre penseur après lui, saint Augustin est l'auteur le plus lu, le plus commenté et le plus influent de l'histoire. Synthèse du monde hellène et du monde hébraïque, unité de la conceptualité grecque, qu'elle bouleverse, et de l'univers biblique, dont elle reconnaît l'exigence d'infinité comme coeur du désir d'homme, l'oeuvre de saint Augustin constitue le premier épanouissement parfaitement équilibré des aspirations du coeur et de la raison. C'est à cette pierre angulaire dont nulle doctrine antérieure n'avait su poser la force logique et à laquelle toute doctrine ultérieure confrontera sa propre capacité de penser, c'est à cette pierre de touche en qui la philosophie trouve l'expression la plus généreuse de sa rationalité la plus rigoureuse, c'est à la bouche dont tombe inébranlablement cette intelligence de la parole chrétienne, c'est à ce référent que le monde des lettres, celui de la politique et celui des arts furent et demeurent suspendus.
    Une étrange contradiction est toutefois apparue au siècle dernier : en dépit de l'importance de l'oeuvre augustinienne, celle-ci n'a cessé de devenir plus difficile d'accès en librairie, et, hormis un ou deux ouvrages régulièrement mis en avant, il est aujourd'hui devenu impossible de se procurer la plupart des oeuvres qui, parmi les plus de cent-vingt titres écrits par Augustin, constituent le coeur même de sa pensée. Cette contradiction est aussi démesurée que son contenu, et notre volume a ainsi décidé de la résoudre en publiant la totalité de l'oeuvre philosophique de l'auteur des Confessions. Par « oeuvres philosophiques » nous entendons toutes les ouvrages d'Augustin qui ne sont ni des sermons ni des textes composés en vue de l'éclaircissement polémique d'une question de doctrine. Nous publions donc, bien sûr, La Cité de Dieu et les Confessions - cellesci dans la traduction historique que publia aux Belles Lettres le P. de Labriolle - mais également (et la liste n'est pas exhaustive) le grand traité De Trinitate, l'ensemble des traités de philosophie fondamentale (L'immortalité de l'âme, La vie bienheureuse, le traité Du Maître, les Soliloques, le traité Du libre arbitre, le traité De l'ordre, etc.), l'ensemble des traités moraux (La ruine de Rome, Le combat chrétien, Le bien du mariage, Les avantages du veuvage, Des devoirs à rendre aux morts, Contre le mensonge, De l'utilité du jeune, De la patience, etc.), et aussi le traité De l'utilité de croire, La Foi et le Symbole, Le Catéchisme, La vraie religion, La Foi et les oeuvres, les Traités de la foi, de l'espérance et de la charité, Le Livre des 83 questions, La sainte virginité, le traité De la foi aux choses qu'on ne voit pas, l'Explication du Sermon sur la montagne, le traité De l'âme et de son origine, etc.

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  • égarements

    Saint Augustin

    • Bayard
    • 9 Mai 2019

    Les livres 2 et 3 des Confessions de saint Augustin - la grande oeuvre de sa maturité, écrite alors qu'il était évêque d'Hippone -, sont consacrés aux années de jeunesse, entre 16 et 24 ans, qu'il passa à Carthage - alors la deuxième ville de l'empire romain -, et à la découverte qu'il y fit des passions du corps et de l'esprit : l'amour des femmes, les séductions du théâtre, la fascination pour la philosophie platonicienne et l'adhésion à la religion manichéenne. Ces passions lui apparaissent, après sa conversion, comme autant d'égarements dont il lui faut, avec acharnement et ténacité, comprendre les raisons. Dans un style aux fulgurances baroques, admirablement rendu par la traduction du solitaire de Port-Royal Arnaud d'Andilly, Augustin nous offre donc à la fois un tableau flamboyant de ses égarements carthaginois, et une admirable méditation sur la nature de l'homme qui constitue une sorte de résumé de toutes les Confessions.
    Augustin affirme que l'homme est un pécheur et que son péché le sépare de Dieu. Il doit donc se combattre lui-même pour chercher une paix qui n'est pas de ce monde. Son destin tient dans cette tension,dans cette poursuite d'un but vers lequel il ne peut pas ne pas tendre avec espoir et foi.

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  • L'ouvrage se présente sous la forme d'une anthologie des plus beaux textes d'Augustin, sélectionnés par la Communauté des Soeurs de l'Assomption.
    Une occasion unique de découvrir cette oeuvre avec, pour chaque jour, un texte accompagné d'une courte oraison. Une biographie d'Augustin, précise et vivante, écrite par le Père Goulven Madec, complète cet ensemble qui livre un bel aperçu de la modernité et de l'universalité de la pensée de saint Augustin.
    Les textes d'Augustin proposent des orientations et des éléments de réponse aux questions qui préoccupent les croyants mais aussi les incroyants. Il a écrit sur tous les sujets, notamment sur la Grâce, et a pris part aux grands débats de son époque, en défendant la « gratuité » de l'Amour de Dieu qui ne doit rien à nos mérites et en posant ainsi la question de la volonté et de la liberté de l'homme.

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  • « Je m'adresse au genre humain, celui auquel j'appartiens, si minuscule que soit le nombre de ceux entre les mains de qui peuvent tomber ces pages ». L'ambition d'Augustin fut comblée, car rares sont les livres qui, dans l'Antiquité, eurent autant d'admirateurs et d'imitateurs. Arrivé au soir de sa vie, Augustin relate les événements qui le conduisirent à sa conversion et firent de lui un homme à la foi brûlante. Dans ces lignes passionnées autant que passionnantes, le lecteur assiste à la formation intellectuelle et spirituelle d'un des plus grands écrivains de la chrétienté latine.Notre édition regroupe en deux volumes les XIII livres de ce chef-d'oeuvre de la littérature antique. L'introduction du tome I donne une brève biographie de l'auteur et replace Les Confessions dans son oeuvre. Elle précise le sens à donner au mot « confession », plus proche de la louange que du sens actuel de ce terme, et fait le point sur les critiques émises quant à l'historicité de l'ouvrage. L'histoire du texte est relatée en détails, depuis l'editio princeps de Bâle jusqu'aux diverses traductions françaises. L'ouvrage est en outre enrichi d'un index des noms propres.

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