• « L'oeil et l'Esprit est le dernier écrit que Merleau-Ponty put achever de son vivant. Installé, pour deux ou trois mois, dans la campagne provençale, non loin d'Aix, au Tholonet, goûtant le plaisir de ce lieu qu'on sentait fait pour être habité, mais surtout, jouissant chaque jour du paysage qui porte à jamais l'empreinte de l'oeil de Cézanne, Merleau-Ponty réinterroge la vision, en même temps que la peinture. Il cherche, une fois de plus, les mots du commencement, des mots, par exemple, capables de nommer ce qui fait le miracle du corps humain, son inexplicable animation, sitôt noué son dialogue muet avec les autres, le monde et lui-même - et aussi la fragilité de ce miracle. » Claude Lefort.

  • Du grand ouvrage dont rêvait merleau-ponty ne restent que cent cinquante pages manuscrites.
    Quelle est leur fonction : introduire. il s'agit de diriger le lecteur vers un domaine que ses habitudes de pensée ne lui rendent pas immédiatement accessible. il s'agit, notamment, de le persuader que les concepts fondamentaux de la philosophie moderne - par exemple, les distinctions du sujet et de l'objet, de l'essence et du fait, de l'être et du néant, les notions de conscience, d'image, de chose - dont il est fait constamment usage impliquent déjà une interprétation singulière du monde et ne peuvent prétendre à une dignité spéciale quand notre propos est justement de nous remettre en face de notre expérience, pour chercher en elle la naissance du sens.
    Pourquoi est-il devenu nécessaire de prendre un nouveau départ, pourquoi ne pouvons-nous plus penser dans le cadre des anciens systèmes, ni même bâtir sur le sol où nous les voyons, si différents soient-ils dans leur orientation, plonger leurs racines, voilà ce que l'auteur s'efforce de dire tout d'abord. considérations préliminaires, croirait-on donc. et pourtant, telle est la nature de l'oeuvre que l'initiation est ici décisive, la vérité du parcours anticipée dans la première démarche.

  • " c'est dans l'épreuve que je fais d'un corps explorateur voué aux choses et au monde, d'un sensible qui m'investit jusqu'au plus individuel de moi-même et m'attire aussitôt de la qualité à l'espace, de l'espace à la chose et de la chose à l'horizon des choses, c'est-à-dire à un monde déjà là, que se noue ma relation avec l'être ".
    Maurice merleau ponty.
    Rapport sur ses travaux présenté au collège de france en 1951.

  • Oeuvres

    Maurice Merleau-Ponty

    Parce qu'il avait conscience que l'interrogation philosophique liait toutes nos expériences - la seule perception enseignait déjà " un rapport obsessionnel avec l'être ", le dialogue avec les philosophes du passé ou la réflexion sur le sens de l'histoire ne se séparait pas des premières questions que pose notre regard -, Merleau-Ponty sut écrire avec une égale profondeur, dans un même style, et sans jamais perdre de vue sa fin, sur la psychologie de la perception et du comportement, sur l'ethnologie et l'histoire, sur le communisme et les événements de notre temps et jusque sur le fait divers, sur la peinture et le langage.
    Ces divagations qui ramenaient toujours secrètement aux mêmes questions suivaient un itinéraire fondé dans l'Être, annonçaient, selon ses propres termes, l'idée d'une " histoire ontologique ". Claude Lefort

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  • Signes

    Maurice Merleau-Ponty

    Signes, pour Maurice Merleau-Ponty, n'était pas un alphabet complet, mais plutôt ces signaux soudains comme un regard que nous recevons des événements, des livres et des choses.
    Ou qu'il nous semble recevoir d'eux : il faut croire que nous y mettons du nôtre, puisqu'il y a des constantes dans ces messages. En philosophie, l'idée d'une vision, d'une parole opérante, d'une opération métaphysique de la chair, d'un échange où le visible et l'invisible sont rigoureusement simultanés. En politique, le sentiment que les mécanismes d'étouffement, de paralysie ou de terreur ne sont pas irréversibles. Si l'auteur a bien lu, ces signes, donc, ne seraient pas de si mauvais augure.
    En sorte que Signes, loin d'être une traversée des apparences, devient pour le lecteur d'aujourd'hui une traversée de l'oeuvre même, dans ses grandes interrogations, de Merleau-Ponty.

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  • Dans une lettre, merleau-ponty décrit ainsi l'intention qu'il a développée dans cet ouvrage, écrit pour l'essentiel en 1952 et resté depuis en chantier :
    " toute grande prose est aussi une récréation de l'instrument signifiant, désormais manié selon une syntaxe neuve.
    Le prosaïque se borne à toucher par des signes convenus des significations déjà installées dans la culture. la grande prose est l'art de capter un sens qui n'avait jamais été objectivé jusque-là et de le rendre accessible à tous ceux qui parlent la même langue. un écrivain se survit lorsqu'il n'est plus capable de fonder ainsi une universalité nouvelle, et de communiquer dans le risque. " le philosophe nous livre ici ses réflexions sur le langage en général, mais aussi une théorie de l'expression qui l'engage autant vers les thèmes du dialogue et du rapport à autrui, vers la problématique anthropologique de la communication, que vers l'expressivité dans l'art et dans ses premières manifestations chez l'enfant.

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  • Dans cet ouvrage publié en 1942, complété en 1945 par la Phénoménologie de la perception, « s'affirme pour la première fois une philosophie existentielle où le mode d'être ultime du pour-soi ne s'avère pas être, en dépit des intentions et des descriptions contraires, celui d'une conscience-témoin » (A. de Waelhens, préface). La structure du comportement se place au niveau de l'expérience non pas naturelle mais scientifique et s'efforce de prouver que cette expérience, c'est-à-dire l'ensemble des faits qui constituent le comportement, n'est pas compréhensible dans les perspectives ontologiques que la science adopte spontanément.

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  • " dans l'oeuvre d'art ou dans la théorie comme dans la chose sensible, le sens est inséparable du signe.
    L'expression, donc, n'est jamais achevée. la plus haute raison voisine avec la déraison. " cette tension essentielle ainsi formulée par l'auteur sous-tend l'ensemble des essais réunis ici sous trois grandes perspectives : celle de l'art, celle de la philosophie et celle de la politique. l'étude consacrée à cézanne comme celle qui analyse le cinéma du point de vue de la psychologie moderne s'attachent l'une et l'autre à montrer la démarche créatrice cherchant sans cesse, face à l'" énigme du monde ", quelles réponses nouvelles apporter à l'interrogation humaine.
    L'examen de l'existentialisme permet de clarifier les positions adoptées, dès la fin de la seconde guerre, par rapport à hegel et à marx, ainsi que de maintenir une réflexion politique et critique, en dépit de la débâcle prévue du communisme, sans retomber dans les séductions d'une " fin de l'histoire ". c'est pourquoi, très courageusement, l'auteur entreprend, sous le titre " la guerre a eu lieu ", un bilan général des années de guerre et d'immédiate après-guerre qui fait aujourd'hui écho à la conférence de camus, " la crise de l'homme ".
    Outre sa valeur historique, qui permet d'établir une sorte d'état des lieux des années 1944-1948 en france, ce recueil confirme toute l'ampleur et la richesse des intérêts et des problématiques qui caractérisent la pensée d'un auteur qu'on peut ainsi redécouvrir.

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  • Par-delà les cinquante-cinq ans qui nous séparent de sa disparition, Merleau-Ponty s'adresse à ses nouveaux lecteurs comme à des contemporains qui ont à coeur de maintenir la parole vivante de ce philosophe du vécu.

    Réciprocité de l'échange aux cours de ces entretiens essentiellement menés par Georges Charbonnier.

    Une pensée qui épouse notre temps avec d'autres pensées et d'autres épousailles faisant époque.

    Cet ensemble se présente comme une introduction à la pensée de Maurice Merleau- Ponty, ce philosophe du vécu. Les thèmes abordés : la phénoménologie, la philosophie et les rapports avec autrui, la littérature et l'art, la psychanalyse, la politique...

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  • Parcours 1935-1951

    Maurice Merleau-Ponty

    • Verdier
    • 1 Novembre 1998

    Ce premier volume, qui court des premiers écrits jusqu'en 1951, réunit dans un ordre chronologique l'ensemble des textes difficilement accessibles de Maurice Merleau-Ponty ;
    Ainsi rassemblés, ils montrent la richesse d'une pensée qui s'exerce sur des objets aussi différents que la psychologie, la littérature, l'engagement politique ou la philosophie de l'existence.

    Y figurent notamment une étude sur les relations avec autrui chez l'enfant, une analyse de L'homme du ressentiment de Max Scheler, un débat autour du gaullisme, des réflexions sur l'esprit européen, des articles à propos d'ouvrages de Jean-Paul Sartre, Franz Kafka, ou Emmanuel Lévinas.

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  • Les noms de malebranche, biran et bergson s'étant rencontrés, en 1947-1948, au programme de l'agrégation de philosophie, maurice merleau-ponty consacra cette année-là deux cours parallèles, à l'ecole normale supérieure et à la faculté des lettres de lyon, à l'union de l'âme et du corps chez ces trois philosophes.
    On trouvera ici, reconstituée d'après des notes d'auditeurs, la substance - et souvent même la teneur littérale - du cours de lyon. la présente réédition comprend en outre une leçon inédite du cours de lyon, relative au problème de l'inconscient. tout en observant une attitude d'historien objectif, maurice merleau-ponty ne pouvait faire abstraction de ses préoccupations philosophiques personnelles. en même temps qu'une rétrospective historique, ce cours est une méditation sur l'insuffisance de l'idéalisme intellectualiste et la nécessité, pressentie à divers titres par malebranche, biran et bergson d'un " primat de la perception ".

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  • Cet ouvrage reproduit au plus près du manuscrit original les notes de préparation du Cours de l'année 1953 donné par Maurice Merleau-Ponty au Collège de France, constituant donc un volume de référence pour suivre pas à pas le développement de la pensée du philosophe.
    Prononcé parallèlement aux leçons sur Le monde sensible et le monde de l'expression - publié chez MetisPresses en 2011 - lors de la première année d'enseignement de Merleau-Ponty au Collège de France (1953), le cours intitulé Recherches sur l'usage littéraire du langage développe un questionnement sur la littérature, mais aussi, à travers elle, sur la relation entre expérience et parole, entre existence et discours. Au prisme de l'analyse de deux figures d'écrivain considérées comme emblématiques (Valéry et Stendhal), Merleau-Ponty analyse l'évolution du rôle et des potentiels de la parole littéraire.
    Au tournant de l'époque de l'esprit qu'il appelle « moderne », il revient à la littérature de révéler la plasticité de tout langage, ainsi que la « fonction conquérante » d'une parole soustraite aux usages habituels et rendue, par l'épreuve de l'écriture, à sa capacité à dire ce qui n'a pas été jusque-là exprimé.
    Par là, la littérature devient non seulement un exemple de travail sur et par le langage - devançant en ce sens les acquis de la philosophie -, mais aussi un lieu d'interrogation des dynamiques propres à l'histoire et à la culture.

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  • Pour faire suite au premier volume, qui couvrait les années 1935 à 1951, Parcours deux rassemble les textes difficilement accessibles de Merleau-Ponty élaborés durant les dix dernières années de sa vie.
    Y figurent notamment les lettres de la rupture avec Sartre, des écrits politiques, philosophiques (autour de Husserl et Malebranche), ou sur la psychanalyse, ou encore un entretien avec Madeleine Chapsal. Le mérite de cet ensemble est de donner à comprendre l'unité d'une pensée saisie sur le vif à travers la diversité d'écrits théoriques brefs ou de textes d'intervention.

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  • Plus que ses livres achevés, ces notes montrent le côté « abrupt » et la profonde originalité de la pensée de Merleau-Ponty, qui conduit ses auditeurs vers ce qui fait le socle de sa phénoménologie : la vie perceptive. Le livre s'organise comme suit :
    I. L'institution dans l'histoire personnelle et publique (la notion d'institution est envisagée dans des domaines divers : le sentiment, l'art, les mathématiques, la connaissance d'autres cultures).
    II. Le problème de la passivité : le sommeil, l'inconscient, la mémoire (la passivité n'est pas un état, mais une modalité de notre relation au monde ; non pas le contraire de l'activité, mais son envers).
    Appendice : Trois notes sur l'inconscient freudien et Notes de lecture sur Proust et sur Freud Nombreuses références bibliographiques, abondamment commentées, des auteurs cités par Merleau Ponty (Rabelais, Freud, Lucien Febvre, Sartre, Lévi-Strauss...).

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  • aujourd'hui, dans une société qui cherche les voies accessibles pour sa modernisation et qui se trouve devant de grandes mutations, il est essentiel de donner à cette réflexion sur la guerre et la paix, la place qu'elle mérite.
    son actualité concernant les notions de responsabilité individuelle et collective au regard des grands problèmes que soulève l'histoire contemporaine est évidente. la guerre a eu lieu, celle de troie comme toutes les autres, et elle ne cesse en vérité de se produire. la guerre ne s'oppose pas seulement à la paix, elle est déjà en germe dans notre existence quotidienne. le présent de toutes les guerres est toujours notre absence de présence à ce que nous pensons réellement.


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  • La nature : cours du Collège de France (1956-1960) Nouv.

    De 1956 à 1960, Maurice Merleau-Ponty, alors professeur au Collège de France, a consacré trois années de ses cours à explorer et interroger l'histoire du concept de Nature depuis l'Antiquité d'Aristote au xxe siècle de Freud, en passant par les sciences du vivant. Cet ouvrage, issu de la retranscription de notes prises par ses auditeurs, restitue sa pensée - et sa parole - à l'oeuvre.

    « Peut-on valablement étudier la notion de Nature ? N'est-elle pas autre chose que le produit de l'histoire au cours de laquelle elle a acquis une série d'acceptions qui ont fini par la rendre inintelligible ? ». Il s'agit, pour Merleau-Ponty, non seulement de comprendre pourquoi l'idée de Nature a été délaissée par ses contemporains, fascinés par l'Histoire - et en écho, pour nous, pourquoi cette même Nature est devenue omniprésente aujourd'hui -, mais aussi de rompre radicalement avec une tradition philosophique qui la réduit à une puissance extérieure et transcendante à l'homme.

  • Inédits (1945-1950) t.1 Nouv.

    Cet ouvrage constitue une transcription commentée de conférences, cours et notes de Maurice Merleau-Ponty, datant de la période 1946-1950. Ces manuscrits s´inscrivent dans le prolongement de la Phénoménologie de la perception de 1945, gravitent autour d´Humanisme et terreur, et anticipent certaines analyses des premiers cours au Collège de France. Les documents présentés sont totalement inédits et n´appartiennent pas au fonds des manuscrits déposés à la Bibliothèque Nationale de France. Une édition scientifique exhaustive incluant des variantes ainsi que le traçage systématique des références aux auteurs et aux notions évoqués par Merleau-Ponty.

    À paraître
  • Inédits (1945-1950) t.2 Nouv.

    Avec ce deuxième volume Mimesis poursuit son édition des inédits de Merleau-Ponty. Cet ouvrage constitue une transcription commentée de conférences, cours et notes datant de la période 1946-1950. Ces manuscrits s´inscrivent dans le prolongement de la Phénoménologie de la perception de 1945, gravitent autour d´Humanisme et terreur, et anticipent certaines analyses des premiers cours au Collège de France. Les documents présentés sont totalement inédits et n´appartiennent pas au fonds des manuscrits déposés à la Bibliothèque Nationale de France. Une édition scientifique exhaustive incluant des variantes ainsi que le traçage systématique des références aux auteurs et aux notions évoqués par Merleau-Ponty.

    À paraître
  • La préparation du premier cours de Merleau-Ponty au Collège de France, "Le monde sensible et le monde de l'expression", est un document remarquable dont la publication était attendue depuis longtemps.
    A mi-chemin de son oeuvre, le philosophe entame une critique de ses premiers travaux ainsi qu'une réélaboration qui engage plusieurs directions fondamentales de sa recherche à venir. Que ce soit dans l'analyse de la vision en profondeur, de la perception du mouvement, ou encore de l'éveil du schéma corporel dans l'action et la relation avec autrui, Merleau-Ponty revisite sa phénoménologie pour dégager les dimensions expressives de la vie perceptive, dans une réforme radicale de la notion de conscience.
    La publication de ce cours inédit ouvre donc des perspectives d'interprétation nouvelles sur l'évolution d'une pensée dont l'actualité n'est plus à démontrer. Elle offre aussi une illustration majeure des relations si fécondes que cette philosophie a su entretenir avec la neurologie, la psychologie de la forme, la psychanalyse, ou encore les arts visuels.

  • " le monde de la perception, c'est-à-dire celui qui nous est révélé par nos sens et par l'usage de la vie, semble à première vue le mieux connu de nous, puisqu'il n'est pas besoin d'instruments ni de calculs pour y accéder, et qu'il nous suffit, en apparence, d'ouvrir les yeux et de nous laisser vivre pour y pénétrer.
    Pourtant ce n'est là qu'une fausse apparence. je voudrais montrer dans ces causeries qu'il est dans une large mesure ignoré de nous tant que nous demeurons dans l'attitude pratique ou utilitaire, qu'il a fallu beaucoup de temps, d'efforts et de culture pour le mettre à nu, et que c'est un des mérites de l'art et de la poésie modernes (j'entends par là l'art et la pensée depuis 50 ou 70 ans) de nous faire redécouvrir ce monde oú nous vivons mais que nous sommes toujours tentés d'oublier.
    " m m-p.

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