• Le tractatus logico-philosophicus de ludwig wittgenstein, qu'il se trouve ou non donner la vérité dernière sur les matières qu'il traite, mérite certainement, par son ampleur, son étendue et sa profondeur, d'être considéré comme un événement, important dans le monde philosophique.
    Débutant à partir des principes du symbolisme et des rapports qui sont nécessaires entre les mots et les choses dans tout langage, il applique le résultat de ses recherches aux différents domaines de la philosophie traditionnelle, montrant dans chaque cas comment la philosophie traditionnelle et les solutions traditionnelles naissent de l'ignorance des principes du symbolisme et du mauvais usage du langage.
    La structure logique des propositions et la nature de l'inférence logique sont d'abord traitées. ensuite, nous passons successivement à la théorie de la connaissance, aux principes de la physique, à l'ethique et enfin à la mystique.
    Bertrand russell

  • Empruntant au Tractatus logico-philosophicus son affirmation d'ouverture - «Le monde est tout ce qui a lieu» - et sa problématique du langage et de la logique, la Grammaire philosophique développe la question de la relation entre le langage et la réalité, dont «l'harmonie, comme tout autre chose métaphysique, est à trouver dans la grammaire du langage».La Grammaire philosophique concilie les deux orientations de la philosophie de Wittgenstein dans la dynamique de la représentation : le fondement du langage comme celui des mathématiques est convention, et la philosophie, administrant le développement de ces jeux, de ces formes de vie, y apparaît comme la forme suprême de l'imagination. Le concept de grammaire est l'instrument de l'activité philosophique par excellence.

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  • Ludwig Wittgenstein, l'un des plus grands philosophes du XXe siècle, était le dernier des huit enfants de l'une des familles les plus en vue de la Mitteleuropa. Les Wittgenstein étaient à l'avant-garde de la vie culturelle de Vienne : Maurice Ravel écrivit un célèbre concerto pour le pianiste Paul Wittgenstein, frère aîné de Ludwig ; Gustav Klimt a peint le tableau de mariage de sa soeur Margaret ; Gustav Mahler et Johannes Brahms donnaient régulièrement des concerts dans le salon de musique familial.
    D'un rayonnement social et culturel considérable, la famille Wittgenstein ne devait pas être épargnée par la tragédie. La soeur de Ludwig, Dora, mourut prématurément, son frère Paul perdit son bras au combat pendant la Première Guerre mondiale, et deux de ses frères se suicidèrent.
    Les lettres inédites réunies dans ce volume couvrent la période de 1908 à 1951, quelques semaines avant la mort de Ludwig. Elles sont un témoignage de première main sur les différentes étapes de sa vie si singulière et sur les liens qui l'unissaient aux siens.

  • Oeuvre maîtresse de la seconde manière wittgensteinienne, les Recherches philosophiques ont été à maintes reprises remises sur le métier par leur auteur. Elles ne sont cependant pas un texte achevé, mais un work in progress. Publiées en 1953 après la mort de Wittgenstein par deux de ses exécuteurs littéraires et saluées dès leur parution par des comptes rendus substantiels et élogieux, dont l'un présente Wittgenstein comme «le premier philosophe de l'époque», les Recherches se sont très vite imposées non seulement comme un texte de référence en philosophie du langage, mais aussi comme un classique de la philosophie contemporaine. Elles ont eu une influence considérable sur divers courants dominants de la philosophie de la fin du XXe siècle, et elles sont à la source de bien des débats actuels qui débordent très largement le cadre de la philosophie académique.
    À vrai dire, elles occupent une position singulière dans le champ contemporain qui tient notamment à leur remise en question des sublimités métaphysiques et des réductionnismes en tout genre et à leur refus catégorique de toute théorie de la signication et de toute quête d'une terre ferme de l'origine - refus qui les tient à l'écart, d'une part des ambitions de la tradition analytique, et d'autre part des présupposés de la tradition continentale, et qui les conduit sur la voie d'une analytique de la quotidienneté dont on n'a certainement pas fini de mesure la fécondité.

  • Traduit de l'anglais par jacques fauve si je m'arrête à considérer ce que l'éthique devrait être réellement, à supposer qu'une telle science existe, le résultat me semble tout à fait évident : rien de ce que nous pourrions jamais penser ou dire ne pourrait être cette chose, l'éthique ; nous ne pouvons pas écrire un livre scientifique qui traiterait d'un sujet intrinsèquement sublime et d'un niveau supérieur à tous les autres sujets : si un homme pouvait écrire un livre sur l'éthique qui fût réellement un livre sur l'éthique, ce livre, comme une explosion, anéantirait tous les autres livres de ce monde.
    Nos mots, tels que nous les employons en science, sont des vaisseaux qui ne sont capables que de contenir et de transmettre signification et sens - signification et sens naturels. l'éthique, si elle existe, est surnaturelle, alors que nos mots ne veulent exprimer que des faits.
    Tout ce à quoi tendent tous les hommes qui ont une fois essayé d'écrire ou de parler sur l'éthique ou la religion - c'était d'affronter les bornes du langage.
    C'est parfaitement, absolument, sans espoir de donner ainsi du front contre les murs de notre cage. dans la mesure oú l'éthique naît du désir de dire quelque chose de la signification ultime de la vie, du bien absolu, de ce qui a une valeur absolue, l'éthique ne peut pas être science. ce qu'elle dit n'ajoute rien à notre savoir, en aucun sens. mais elle nous documente sur une tendance qui existe dans l'esprit de l'homme, tendance que je ne puis que respecter profondément quant à moi, et que je ne saurais sur ma vie tourner en dérision.

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  • Ce volume rassemble deux textes qu'on associe traditionnellement depuis leur publication posthume conjointe.
    S'ils ont en commun d'appartenir à la période intermédiaire du travail de wittgenstein, entre le tractatus logico-philosophicus (1921) et les investigations philosophiques (achevé en 1949), ainsi que d'avoir été dictés en anglais à des étudiants de cambridge, ils n'ont cependant pas le même statut. le cahier bleu (dicté en 1934) est la première formulation complète de la seconde philosophie de wittgenstein.
    Agé de quarante-cinq ans, le philosophe y reprend à la lumière du " jeu de langage " l'ensemble des problèmes qui l'ont toujours préoccupé. il montre en quoi cette notion permet d'échapper aux apories du sens, du solipsisme, et, plus généralement, de la métaphysique. malgré certaines lacunes qu'on peut y déceler à la lecture rétrospective des investigations, cet ouvrage se présente comme définitif. wittgenstein le dicta d'ailleurs à ses élèves alors qu'il envisageait de quitter cambridge pour s'installer en union soviétique oú il aurait voulu exercer un métier manuel.

    Quant au cahier brun (dicté en 1935), il constitue sans équivoque le premier jet des investigations philosophiques. il ne 'agit plus seulement d'indiquer de manière générale les pouvoirs thérapeutiques des jeux de langage, mais d'en proposer une série concrète. a ce titre, le cahier brun se présent à la fois comme un manuel d'exercices philosophiques et comme une réflexion sur leur usage. y sont examinés des problèmes aussi divers que la ressemblance, le suivi des règles, l'infini, etc.
    , qui relèvent tous d'une attitude métaphysique dont wittgenstein veut montrer la vanité.

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  • Auteur d'un unique livre publié de son vivant, le Tractatus-logico-philosophicus (1921), qui lui valut la notoriété, Ludwig Wittgenstein a aussi laissé une oeuvre parue à titre posthume qui révèle une pensée en constante évolution.
    Les Remarques mêlées rendent compte de ce cheminement complexe qui ne fut pas linéaire. Au long de trente-sept années (1914-1951), elles révèlent un esprit subtil et brûlant au travail. Emaillées de réflexions sur la littérature, la religion, la musique, la philosophie, l'architecture, elles évoquent Shakespeare, Bruckner, Wagner ou encore Freud. Elles dessinent une manière d'élégance - un mélange de charme et d'autorité.

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  • Ce livre constitue un commentaire critique du tractacus.
    Et, à travers ce commentaire, se dégagent les thèmes de la seconde manière de wittgenstein dont les investigations philosophiques sont considérées comme l'expression la plus achevée. certes, wittgenstein n'a pas jugé bon de publier cet ouvrage, peut-être parce qu'il avait conscience que c'était là un état transitoire de l'évolution de sa pensée (1929-1930). en tout cas, il nous apporte les éléments de connaissance qui nous sont indispensables pour apprécier la continuité de la pensée de wittgenstein et décider, compte tenu des deux périodes que l'on distingue en elle, de l'unicité de son aspiration philosophique.

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  • Dans Folioplus philosophie, le texte philosophique, associé à une oeuvre d'art qui l'éclaire et le questionne, est suivi d'un dossier organisé en six points : - les mots du texte : Valeur, sens, éthique - l'oeuvre dans l'histoire des idées : Une révolution ordinaire - la figure du philosophe : Wittgenstein, philosopher à la limite - deux questions posées au texte : L'éthique se moque-t-elle de la philosophie morale ? Qu'est-ce qu'une expérience éthique ? - groupement de textes : L'éthique ou les intermittences de la morale - prolongements. À partir de la terminale.

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  • wittgenstein, incontestablement un des plus grands philosophes du xxe siècle, est aujourd'hui reconnu comme l'auteur, non de deux, mais de trois oeuvres maîtresses : alors que le tractatus et les recherches philosophiques appartiennent au premier et au deuxième wittgenstein.
    sans doute la plus importante contribution à l'épistémologie depuis la critique de la raison pure de kant. de la certitude est la réponse de wittgenstein au scepticisme cartésien. la méthode de descartes est de tout soumettre au doute jusqu'à avoir atteint la roche dure de la certitude : l'indubitable. a cela, la réponse de wittgenstein est que la formulation même du doute présuppose la certitude.
    ainsi, nos certitudes fondamentales constituent, on un point d'arrivée, mais le point de départ nécessaire et indubitable de notre pensée et de notre action dans le monde. elles ne sont pas l'objet de la connaissance, mais son fondement. cette nouvelle traduction répond à l'intérêt croissant qu suscite de la certitude dans le cadre d'une oeuvre dont on mesure de mieux en mieux l'importance.

  • On chercherait en vain dans cette espèce de journal les traces d'une aventure profane, un écho de " ce qui a lieu ".
    Mais les mouvements de l'esprit y paraissent, la vivacité d'un caractère prompt à se contester soi-même, à se proposer comme un défi des hypothèses hasardeuses, à s'exalter d'une trouvaille, à invoquer aussi, mais pour l'exorciser sans doute, le démon du découragement. rien, toutefois, qui ne risque de laisser déçu l'amateur de psychologie.
    Aussi bien, l'intérêt de ces textes est-il ailleurs. ils nous offrent d'abord, joints aux trois appendices, un état premier de la doctrine du tractatus logicophilosophicus.
    On mesure, en les comparant à ce dernier, l'importance des décisions philosophiques que wittgenstein a dû prendre, et la grandeur du talent d'expression dont il était doué. mais on ne manquera pas de reconnaître la parenté du style de ces carnets avec celui des recherches philosophiques. a l'encontre du dogmatisme voulu du tractatus, c'est ici une pensée interrogative et ouverte qui se manifeste, telle déjà qu'elle devait paraître dans les derniers travaux.
    Il est donc permis de voir, dans la manière de ces écrits privés, un témoignage de poids en faveur de la thèse d'une unité profonde de la philosophie de wittgenstein, de sorte que ce n'est pas seulement comme l'ébauche du tractatus que les carnets seront lus, mais comme point de départ et esquisse cachée de son oeuvre tout entière.

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  • De 1911, date à laquelle il entama ses études de philosophie, jusqu'à la veille de sa mort en 1951, Ludwig Wittgenstein entretint une abondante correspondance philosophique avec des philosophes fort célèbres, avec d'autres moins reconnus, mais aussi avec des grands intellectuels.
    Dans les années 1910, il fut en correspondance avec ses maîtres en logique, Gottlob Frege et Bertrand Russell, avec George Edward Moore, avec l'économiste John Maynard Keynes, ainsi qu'avec Ludwig von Ficker, l'éditeur de Der Brenner , et l'architecte Paul Engelmann, dont il fit la connaissance à Olmütz en 1916 et qui devint son ami.
    Pendant les années 1920 parfois qualifiées d'« années perdues » (puisqu'il ne faisait plus alors de philosophie), Wittgenstein eut néanmoins de nombreux échanges avec C. K. Odgen autour de la traduction anglaise du Tractatus logico-philosophicus. , et il entra également en correspondance avec l'un des traducteurs de l'ouvrage, le logicien-mathématicien Frank P.
    Ramsey, et avec Moritz Schlick qui prit contact avec lui dès 1924, et dont le Cercle s'engagea dans l'exégèse du Traité.
    À ces premiers correspondants, s'en ajoutèrent de nombreux autres après le retour de Wittgenstein à la philosophie en 1929 : Friedrich Waismann, Rudolf Carnap auquel il adressa une unique lettre l'accusant de plagiat, l'économiste Piero Sraffa qui eut une réelle influence sur l'évolution de ses idées, et quantité d'élèves et disciples dont certains devinrent ensuite des wittgensteiniens reconnus - notamment Norman Malcolm, Rush Rhees et Georg Henrik von Wright.

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  • Édition revue et augmentée

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  • Les remarques qui composent ce volume ont été retrouvées dans une boîte à fiches, après la disparition de Wittgenstein. Elles sont issues de découpes faites dans diverses dactylographies datant de la période 1929-1948 - plus particulièrement des années 1945-1948.
    La raison d'être de cette boîte a intrigué les exécuteurs littéraires de Wittgenstein : à quelle fin extrayait-il de ses écrits certains fragments pour les introduire dans la boîte à fiches (parfois sans aucun classement, parfois en agrafant les remarques portant sur le même sujet) ? Et pourquoi réélaborait-il ensuite les coupures elles-mêmes oe
    Le travail qu'ils ont fait sur l'origine de ces coupures et leurs modifications les a conduits à supposer qu'il accordait une importance particulière aux éléments qu'il conservait de la sorte et que son intention était de les incorporer à des textes à venir.
    L'intérêt des Fiches tient à l'ampleur et à la variété des questions qui y sont abordées et qui couvrent les axes majeurs de la « seconde » philosophie. Elles témoignent de la constance avec laquelle Wittgenstein - de la période de son retour à la philosophie, en 1929, jusqu'aux remarques qui composent ses derniers écrits - a traqué les pièges du langage et redéfini les questions mêmes de la « philosophie de la psychologie ».
    Ce qui fait tout le prix du condensé qu'elles nous livrent tient à ce qu'elles offrent - parallèlement aux développements plus étendus que renferment les autres écrits et ouvrages de la même période - un choix de ses pensées les plus vives et certainement les plus significatives.

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  • Dans cet ouvrage se trouve pour la première fois présentée en traduction française une leçon sur la liberté de la volonté de Wittgenstein. Ne proposant en réalité aucune doctrine sur la liberté de la volonté, ce texte est un morceau de choix qui nous donne une idée de la manière dont Wittgenstein appliquait sa méthode grammaticale à des expressions du langage, ici le "concept psychologique de la volonté" intégré dans le nom d'une question sur laquelle nombre de philosophes se sont interrogés depuis toujours.

    Wittgenstein pratique-t-il ici un genre logico-linguistique et méta-éthique en vue de dissoudre le faux-problème du "sujet de la volonté" ?

    L'auteur montre que Wittgenstein va au-delà d'une simple description de surface. La méthode privilégiant la supposition d'emplois différents dans des situations possibles sinon fictives, met en jeu une subjectivité dans le langage.

    (Texte de couverture) Table des matières A propos de " Leçons sur la liberté de la volonté ", 3 LECTURES ON FREEDOM OF THE WILL (Ludwig Wittgenstein, d'après les notes de Yorick Smythies), 8 LEÇONS SUR LA LIBERTÉ DE LA VOLONTÉ (trad. par A. Soulez), notes par B. McGuinness et A. Soulez, 9 ESSAI SUR LE LIBRE JEU DE LA VOLONTÉ (Antonia Soulez), 67 L'éthique à la première personne (présentation), 69 Les valeurs : une question négligée par le Cercle de Vienne, 69 Schlick et la psychologisation de l'éthique, 75 CHAPITRE 1 - Le sujet divisé de la volonté selon Waismann, 81 Une voie inédite entre méta-éthique et " psychologie des profondeurs ", 85 Wittgenstein : l'éthique " à la première personne ", 93 La volonté est " ce que je fais ", 99 Le chemin de Wittgenstein (plan de notre Essai), 103 CHAPITRE 2 - L'impuissance de " ma " volonté dans le Tractatus, 109 Un sujet mais deux volontés, 109 " Si Dieu veut ", 118 CHAPITRE 3 - Le freewill dans le Tractatus : un " problème ", non une " chimère ", 123 Le fil continu de la liberté de la volonté, 128 Le " problème " de " l'impossibilité de connaître les actions qui résident dans le futur... ", 134 Wittgenstein et les " futurs contingents ", 136 CHAPITRE 4 - L'image du mot " loi ", ou " ce que nous font les mots ", 143 Les guillemets de la grammaire ou la preuve de la liberté par la supposition, 153 Mettre un " peut " grammatical sous un " peut " métaphysique, 156 Le paysage grammatical de " notre ignorance du futur ", 159 Critique de l'attitude " tragique ", 166 Le point de vue d'une " thérapie de l'âme " (A.-J. Voelke), 169 Y a-t-il une solution logique au problème du freewill ?, 170 Difficultés de l'approche logique de Lukasiewicz selon Waismann, 173 Du " problème " du freewill à la liberté d'assentiment à la règle, 176 " C'était écrit " (G. Ryle) ou les dommages de l'esprit de prophétie, 179 CHAPITRE 5 - Wittgenstein aux prises avec la psychologie, 185 La volonté : un " concept psychologique ", 187 " Le vouloir est aussi seulement une expérience " (William James), 193 L'acte d'amener au jour (herbeiführen) est-il causal ?, 194 Le " s'efforcer ", 198 L'intentionnel dans " le site naturel " de l'acte, 203 Ce que peut la grammaire que ne peut pas la psychologie, 206 CHAPITRE 6 - Supposez que..., 211 L'expérience possible, un " problème de langage " (de Kant à Wittgenstein), 211 La revanche du " mauvais symbolisme " (Kant) : le " jeu de langage " du modus negativus dans le Tractatus, 216 Comment distinguer une fiction d'un non-sens ?, 221 " L'expérience possible " et l'hypothèse (Cl. I. Lewis), 224 CHAPITRE 7 - Un style hypothétique à part, 229 Jeu, vouloir et fantaisie, 229 Une méthode non déductive par l'exemple, 232 Déplier le langage, 236 A l'écart de la science, 241 L'argumentation en question, 244 Exemple d'expérience fictive : la fiction d'un président du langage, 245 La preuve par l'inconcevabilité, 251 " Abduction " et expérience de pensée, 254 CHAPITRE 8 - Une méthode subjective de variation non eidétique, 259 L'imaginabilité d'une forme de vie, un réquisit anthropologique, 259 Sortir d'un calcul et non d'un langage, 262 Voir comme contingent ce que l'on se représentait comme nécessaire, 264 L'artifice de la volonté, 266 Le mythe d' " extériorité ", 270 Une méthode extensive non eidétique de variation imaginaire

  • Dans les deux dernières années de sa vie, Wittgenstein s'est lié d'amitié avec O.K. Bouwsma, philosophe américain. Celui-ci consigna régulièrement leurs conversations sous forme de notes. Il est rare de pouvoir assister à l'émergence des idées d'un philosophe. On découvre ici Wittgenstein parmi ses proches, on le voit réagir à ce qu'ils disent, aux événements quotidiens : sur le champ, il engage une discussion serrée, improvise une analyse conceptuelle ou dissipe une confusion par une formule, une image. Disciple fervent, Bouwsma a fait plus que recueillir méticuleusement quelques-unes des dernières réflexions de Wittgenstein sur la morale, la religion ou la littérature : il nous fait entrer dans la fabrique de sa pensée.
    « Aujourd'hui, j'ai fait une nouvelle promenade avec W. au-dessus de la gorge de Taughannock. Alors que nous étions assis, il a dit qu'il en était peu à peu venu à voir que la vie n'était pas ce qu'elle semblait être. Il est resté silencieux pendant quelques minutes. Puis il a dit : «Voilà ; dans la ville, les rues sont bien tracées. Et vous roulez à droite, et vous avez des feux aux carrefours, etc. Il y a des règles. Quand vous quittez la ville, il y a encore des routes, mais pas de feux. Et quand vous allez plus loin, il n'y a plus de routes, plus de lumières, plus de règles, rien pour vous guider. Il n'a plus que les bois. Et quand vous revenez en ville, vous pouvez avoir le sentiment que les règles sont fausses, qu'il ne devrait pas y avoir de règles, etc.» Cela ne m'a pas beaucoup éclairé. Plus tard, pendant que nous marchions, il a dit : «Ça revient à peu près à ça. Si vous avez une lumière, je vous dirai : «Suivez-là.» Il est possible qu'elle soit bonne.» »

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  • Voici, en réédition, les Dictées à Waismann et pour Schlick, soit la transcription vers 1931 par Waismann de réflexions de Wittgenstein dans sa période charnière. Ils formaient alors un trio démarqué du Cercle de Vienne dont Schlick n'était plus « l'âme ».
    Ces réflexions diffractent d'intéressantes questions qui livrent au lecteur quelques aspects auto-critiques de l'auteur du Tractatus, mais aussi ceux d'une évolution vers une pensée différente de l'empirisme logique, axée sur l'idée d'une grammaire philosophique en quête d'une synopsis. La méthode qui n'est plus réductionniste ni clarificatrice en ce sens, est en route vers la philosophie seconde. Elle révèle un Wittgenstein qui, marqué par le physicien Boltzmann, rejette comme « métalogique » l'usage des concepts du vocabulaire logique, dorénavant tenus comme « magiques », du Tractatus. Critique de la visée intentionnelle selon Brentano, Wittgenstein s'achemine vers une grammaire de la règle, annonçant même, à travers l'intérêt pour les jeux de langage, quelques contours de la future philosophie de la psychologie.
    Cependant, Waismann qui était tant à l'affût des moindres mouvements de la pensée de Wittgenstein dont cette transcription témoigne, y occupe en creux une place qui marque une voie propre.
    Ce volume contient en plus des traductions, et à la différence de la première édition, un texte de Brian McGuinness sur le difficile parcours d'un philosophe pris entre la fidélité au maître et l'originalité d'une pensée linguistique et mathématique en gestation.

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  • Aux antipodes du dogmatisme, les Cours sur les fondements des mathématiques prennent le plus souvent la forme du dialogue.
    Alan Turing en est l'interlocuteur privilégié. Wittgenstein résiste à sa conception des fondements - non seulement au présupposé selon lequel le calcul logique serait le calcul fondamental auquel se laisseraient ramener ceux des mathématiques, mais aussi à l'idée que les définitions russelliennes mettraient à découvert la raison d'être de l'emploi des mots de la langue ordinaire, et enfin à la possibilité même d'un captage théorique du fondement.
    Il se défend également de vouloir introduire le "bolchevisme en mathématiques" en montrant l'irrecevabilité d'un intuitionnisme à la Brouwer (cf. "L'intuitionnisme, c'est tout de la blague") et renvoie dos à dos les partisans de l'infini actuel (auxquels il reproche de réifier spéculairement la "possibilité infinie") et les tenants du finitisme strict (cf. "Le finitisme et le behaviorisme se ressemblent comme deux gouttes d'eau.
    Les mêmes absurdités, et le même type de réponse.") Bel exemple de l'art du questionnement mené avec la rigueur et la radicalité propres au style wittgensteinien, les cours de 1939 explicitent le grammaticalisme en le mettant à l'épreuve dans le cadre d'une ana lyse des propositions mathématiques et logiques. Ils introduisent la distinction "appareil du langage" / "application du langage" - sive "construction de concepts" / "description d'objets" - pour montrer que si les systèmes formels sont autonomes en ce sens qu'ils ne reflètent aucune réalité qui leur préexisterait dans on ne sait trop quel ciel euclidien, ils ne sauraient cependant fonctionner en autarcie.
    Ainsi Wittgenstein affirme-t-il que la géométrie euclidienne donne des "règles d'application des mots 'longueur', 'égalité de longueur', etc.", mais qu'elle ne les donne pas toutes, "parce que certaines dépendent de la façon dont on mesure et compare les longueurs". Dès lors qu'il s'agit de fondements, c'est donc en dernier ressort la pratique qui a le dernier mot.

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  • Ein philosophisches Traktat von größtmöglicher Allgemeinheit und Endgültigkeit: 'Die Welt ist alles, was der Fall ist.' 'Man könnte den ganzen Sinn des Buches etwa in die Worte fassen: Was sich überhaupt sagen läßt, läßt sich klar sagen; und wovon man nicht reden kann, darüber muß man schweigen.' Diese Ausgabe des Tractatus logico-philosophicus ist Teil der Edition SUHRKAMP LETTERPRESS, die in Zusammenarbeit mit dem Typographen Erik Spiekermann und der SÜPERGRÜP, einer Gruppe von sieben ausgezeichneten deutschen Designern - neben Erik Spiekermann Mirko Borsche, Johannes Erler, Lars Harmsen, Sarah Illenberger, Eike König und Mario Lombardo -, entstanden ist: sieben herausragende Werke des 20. Jahrhunderts, alle erschienen im Suhrkamp Verlag, neu gestaltet, gesetzt und von digital belichteten Platten im Buchdruckverfahren auf einem Original Heidelberger Zylinder gedruckt. Die exklusive nummerierte Auflage ist limitiert auf 1.000 Exemplare und mit Lesebändchen und einer Broschüre zum Projekt ausgestattet. Lars Harmsen, SÜPERGRÜP, entwarf den Umschlag. Erik Spiekermann hat Satz und Layout vorgenommen.

    Grand format N.C.
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    Indisponible
  • Le 9 août 1914, Ludwig Wittgenstein, qui s'est engagé deux jours plus tôt, rejoint son régiment stationné à Cracovie. Après une brève formation, il est affecté sur un aviso-torpilleur, le Goplana, à bord duquel il fait l'expérience de la guerre. Les notes qui composent les présents carnets datent de cette période. Initialement rédigées dans un code qui lui permettait de soustraire certains passages aux éventuels regards indiscrets, elles s'étendent du 9 août au 30 octobre 1914, du 30 octobre 1914 au 22 juin 1915 et du 28 mars au 19 août 1916. Les réflexions personnelles, voire intimes qui en font partie s'y entrelacent à ses méditations philosophiques, plus spécifiquement liées aux problèmes qui devraient donner naissance au Tractatus logico-philosophicus, achevé en 1918, autant qu'à son souci permanent du «travail» dans un contexte qui n'aurait pu être pire. Le Wittgenstein «secret» qui s'y révèle n'est sans doute pas celui que le Tractatus permet spontanément d'imaginer ; il permet toutefois d'entrevoir un visage qui n'est pas étranger à celui de sa philosophie - un visage qui s'accorde avec la dimension morale que revêtaient à ses yeux les problèmes intellectuels.

  • Poche N.C.
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