Mille Et Une Nuits

  • Publiés en 1854 à la suite des Filles de feu, peu avant son suicide, les douze sonnets des Chimères représentent un sommet de perfection formelle dans l'oeuvre de Gérard de Nerval (1808-1855) et sans doute dans la poésie française. Dans ces vers lumineux et mystérieux, il se forge une mythologie personnelle dont les matériaux sont empruntés aussi bien aux cultes de l'Antiquité et de l'Orient qu'à ses souvenirs d'enfance et de voyage.

    Au centre, il y place la Femme divinisée, à la fois sainte, reine et fée, incarnation de ses amours perdues : Je suis le ténébreux, le veuf, l'inconsolé...

  • Aurelia

    Nerval Gerard

    Indisponible
  • Sylvie

    Nerval Gerard

    Sylvie est la seconde nouvelle du recueil Les Filles du feu (1854). Rédigée entre les séjours successifs de Nerval en maison de santé à la suite de graves crises de démence, cette nouvelle est qualifiée par Proust de « modèle de hantise maladive ». Hantise d'un amour déçu qu'il prénomme Aurélie (ne peut-on pas y voir le rapprochement avec Jenny Colon, amour jamais avoué de Nerval ?), qui le préfèrant à un autre, le pousse à fuir et à rejoindre Loisy, son village d'enfance. Pendant ce trajet, au cours duquel il égrène ses souvenirs d'enfance, tous les repères spatio-temporels se brouillent, les personnages se confondent. Ce n'est plus une, mais trois femmes qui gravitent alors autour du narrateur : Aurélie (celle par qui tout commence), Adrienne (retirée dans un couvent) et enfin Sylvie (la jeune paysanne au coeur d'enfant). C'est la fin du voyage qui ramène le narrateur à la réalité : le temps a fait son oeuvre et le passé idyllique est devenu chimère. Finalement, l'annonce de la mort d'Adrienne achève l'intrusion du réel dans ce qui n'était qu'illusion.

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