Magellan & Cie

  • À peine arrivé au Caire, où il séjournera six mois, Gérard de Nerval (1808-1855) fuit l'hôtel anglais pour se plonger au coeur de la vie locale. Il loue une maison, flâne sur le Mousky et assiste aux fêtes traditionnelles costumé en arabe. Mais le cheik du quartier exige qu'il vive avec une femme. Ainsi commence une quête qui le mène dans les harems et dans les bazars aux esclaves du Caire.
    Ce célèbre récit d'un voyage poétique et lumineux est une véritable initiation aux coutumes et aux légendes égyptiennes.

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  • « À peine (.) avions-nous achevé de circuler dans Bruxelles,qu'au moment de partir, en plein boulevard anspach, nos quatre pneus éclatèrent à la fois. J'ai tout de même pensé, en dépit de mes remords, que ça avait dû être de rire ».
    Mieux qu'une femme, l'automobile avec laquelle Octave Mirbeau parcourt la Belgique, possède «une beauté véritable», de belles lignes courbes et un épiderme exact ! A la fois aquatique et aérienne, sa 628-e8 lui offre le spectacle impressionniste d'un monde qui glisse, fuit, et tournoie. Lancé dans sa course folle, l'écrivain écorche Bruxelles de son humour. très méchant.Entre kaléidoscope et cinématographe, un des premiers road-trips.

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  • « J'ai été fort touché à Constantinople en voyant de bons derviches assister à la messe. La parole de Dieu leur paraissait bonne dans toutes les langues. Du reste, ils n'obligent personne à tourner comme un volant au son des flûtes, ce qui pour eux-mêmes est la plus sublime façon d'honorer le ciel. ».
    Lorsque Nerval arrive à Constantinople au terme d'un long voyage, le sultan Abdül-Medjid, qui règne depuis 1839 sur les restes de l'Empire ottoman, vient de promulguer les réformes institutionnelles qui vont transformer et moderniser en profondeur le pays.
    Sensible à cette réalité méconnue des Européens, le poète a fait de son Voyage en Orient, puissamment mélancolique autant que lumineux, un modèle inégalé du genre, un livre comme un compagnon de voyage aimé et admiré.
    Texte extrait de Voyage en Orient publié en 1851.

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  • Mélancolique, Nerval explore Vienne à Noël, entre fêtes bigarrées et froides solitudes. Caustique, il se moque de ses aventures féminines ratées. Même un chien abandonné et tout mouillé est autorisé à suivre la belle, et pas lui ! Cabarets enfumés et fantastiques, tourbillons de valses, fracas et parcs déserts, l'écrivain parcourt toute la ville, à pieds. suivi par un espion ! Les cafés illuminés, le long d'avenues sombres bordées d'immenses peupliers, prennent alors le flou du songe : « Cet hiver, j'ai continuellement vécu dans un rêve », nous dit-il.

    Les Amours de Vienne, texte intégral, publié dans La Revue de Paris en 1841.

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