Libertalia

  • La Ferme des Animaux [Animal Farm], publiée en langue anglaise en 1945, est l'un des livres les plus célèbres de George Orwell. Dans cette fable, Orwell décrit une révolte qui aboutit au renversement du fermier et à la prise du pouvoir par les animaux. Rapidement, le rêve égalitaire d'harmonie et de justice cède la place au doute puis au désarroi à mesure que se recrée une autocratie dirigée par les cochons, lesquels vont rapidement s'entretuer pour la place de chef et tyran.

  • Bartleby le scribe (Bartleby the Scrivener : a story of Wall Street) est une nouvelle célébrissime rédigée par Herman Melville en 1853. Le narrateur, un notaire new-yorkais, embauche un clerc singulier afin de faire de la copie d'actes. Au fil du temps, cet être consciencieux se révèle étrange, en refusant d'abord de faire certains travaux demandés par son patron. Puis il cesse de travailler, et refuse enfin de quitter l'étude, fûtce la nuit. Il répète à l'envi : « J'aimerais autant pas. » (I would prefer not to).
    Préfiguration des thèses des écrivains de l'absurde, symbole de la résistance passive à l'époque de la bureaucratie naissante et des balbutiements du capitalisme d'affaires, cette nouvelle inclassable est un bijou.

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  • Dans The Dream of Debs (1909), une nouvelle d'anticipation, Jack London ranime le spectre de la grève générale. Un matin, les notables de San Francisco s'éveillent et le personnel manque à l'appel. Les ouvriers ont déclenché une grève interprofessionnelle illimitée. La pénurie s'organise et la détresse des possédants progresse. Mais l'armée veille au grain...
    South of the Slot (1909) relate la vie de Freddie Drummond, un sociologue conformiste dont l'objet d'étude porte sur le monde ouvrier. Régulièrement, l'habitant des quartiers riches troque son costume pour le bleu de travail et devient « Big Bill », le camionneur syndicaliste. Progressivement, Freddie se sent mieux dans cette société ouvrière où les rapports sont plus francs, où la solidarité n'est pas un vain mot...

  • En 1857, dans une Angleterre victorienne patriarcale, William Morris, poète de 23 ans proche du mouvement préraphaélite, s'empare de la légende arthurienne qui connaît alors une popularité croissante.
    Mais, au lieu de célébrer les exploits des chevaliers, l'auteur décide de donner pour la première fois la parole à la reine Guenièvre. Reprenant l'un des épisodes les plus célèbres du mythe du Camelot durant lequel la souveraine est accusée d'adultère avec Lancelot, William Morris place Guenièvre au centre de son récit et lui laisse le champ libre pour qu'elle présente seule sa défense devant un parterre de juges : tous des chevaliers, tous des hommes. La reine développe alors ses arguments, défend son amour et montre qu'elle a aussi été contrainte dans une condition qu'elle n'a pas voulue.

  • : Le Talon de fer (The Iron Heel, 1908) appartient au patrimoine littéraire mondial.
    Francis Lacassin le désignait comme un « classique de la révolte ». Dans ce récit d'anticipation publié durant la période la plus créative de sa vie (soit juste avant Martin Eden), Jack London imagine la société future : révolte ouvrière, grève générale et...
    Impitoyable répression.
    Roman socialiste à thèse, récit d'amour (la narratrice Avis Everhard relate la geste de son compagnon Ernest Everhard, un double de Jack London), ce texte a été lu comme une préfiguration de la société capitaliste poussée à sa forme extrême : le fascisme.

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  • Connaît-on vraiment l'intensité de l'engagement de Louise Michel, que ses camarades appellent la Grande Citoyenne » - mais jamais la « vierge rouge » ?
    Les précédentes anthologies ont eu tendance à cloisonner la richesse et la diversité d'une expression révolutionnaire variée en sélectionnant des formats: poésie/romans/essais.
    Tout en conservant cette diversité et ce souffle propre à Louise Michel, cette anthologie présente la Grande Citoyenne en action à travers un choix de textes parfois courts montrant comment elle ne cesse de s'engager et de mobiliser en invoquant les spectres de la Commune ou en traçant des horizons radieux, en reliant entre elles les luttes du monde entier ; appelant à l'émancipation des femmes ; à la compassion parfois, à d'implacables colères populaires souvent.

  • Dans cette nouvelle initialement publiée sous le titre Le Renégat, London dénonce le travail des enfants. Il y conte l'histoire de Johnny, 12 ans, qui s'échine à l'usine depuis son plus jeune âge pour faire vivre sa famille. Mais un matin, son corps ne répond plus. Si jeune et déjà prématurément usé, il décide de déserter l'armée du travail et de partir à la découverte du monde. Une révolte rimbaldienne teintée de naturalisme ; une nouvelle saisissante et insuffisamment connue.

  • Un steak est la plus réussie des quatre nouvelles de Jack London évoquant le « noble art » : le texte dépouillé au ton clinique et à la précision millimétrique donne au lecteur le sentiment de pénétrer au coeur même de l'agir pugilistique. Cet effet de réel doit beaucoup à la longue expérience de praticien et d'observateur de la boxe de l'auteur de Martin Eden.

  • Codine fait partie d'un cycle de quatre récits qui composent la jeunesse d'Adrien Zograffi, personnage récurrent de l'oeuvre de Panaït Istrati et à portée autobiographique.
    Adrien Zograffi et sa mère, blanchisseuse, viennent d'emménager dans la Comorofca, un quartier pauvre de Braïla, à l'est de la Roumanie. Adrien est un garçon pauvre, bien élevé, propre sur lui, poli, qui ne s'intègre pas aux bandes qui jouent au foot dans la rue, tous dépenaillés et grossiers. Un jour, il fait la connaissance du « géant du port », le forçat au grand coeur, le fameux Codine, voyou redouté de tous tant pour sa force que sa violence. T ous deux se lient d'une amitié forte et exclusive, ils deviennent « frère de croix ». Mais la fatalité rattrapera bien vite le grand Codine...

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  • On trouvera dans ce petit livre deux textes de B. Traven (1882-1969) traduits de l'allemand par Adèle Zwicker.
    Le premier - Le Gros Capitaliste - est la version française de Der Großindustrielle, nouvelle extraite du recueil Der Banditendoktor ; on en connaissait une version publiée sous le titre Chaîne de montage, mais traduite de l'américain. Le second - Administration indienne et démocratie directe - est tiré de Regierung, publié en France sous le titre incongru de Indios, également dans une traduction de l'anglais.
    Paraboles littéraires et politiques, ces nouvelles permettent une première entrée dans l'oeuvre de l'auteur du Trésor de la Sierra Madre et complètent la biographie de Rolf Recknagel, B. Traven, romancier et révolutionnaire reprise en poche par Libertalia en novembre 2017.

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  • Macario

    Traven B.

    B. Traven (1882-1969) est un romancier majeur, l'un des plus lus au monde, à l'instar de Jack London, mais il reste relativement méconnu dans les pays francophones.
    L'auteur du Trésor de la Sierra Madre, de La Révolte des pendus ou encore du Vaisseau des morts, tous d'incroyables récits sociaux, imagés et bouleversants affirmait : « Ma vie m'appartient, seuls mes livres appartiennent au public. »

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  • Puis, il vit la révolution dans toute sa gloire - rouge et resplendissante -, la révolution qui allait se propager dans son pays martyr et briser le joug du tyran. Les fusils étaient là, à portée de main. Chacun de ces visages honnis était un fusil. C'était pour ces fusils qu'il combattait. Il était ces fusils. Il était la révolution. Il boxait pour le Mexique tout entier.
    1910, le Mexique est en ébullition. La dictature de Porfirio Díaz étouffe toute contestation par le fer et par le feu. Mais le règne de plus de 30 ans touche à sa fin. Depuis la Californie, les révolutionnaires préparent la conquête du pouvoir. Un matin, Felipe Rivera, jeune Mexicain chétif, surgit dans les locaux de l'organisation. Nul ne sait d'où il vient. On ne lui connaît aucune activité, cet être est un mystère.

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  • Traven (1882-1969) est un immense romancier, l'un des plus lus au monde, mais il reste relativement méconnu dans les pays francophones.
    L'auteur du Trésor de la Sierra Madre, de La Révolte des Pendus ou encore du Vaisseau des morts, d'incroyables récits sociaux, imagés et bouleversants affirmait : « Ma vie m'appartient, seuls mes livres appartiennent au public. » Et de fait, tout au long de son existence, il a cherché à brouiller les pistes sur son identité, ses faits et gestes.
    Cette biographie rédigée initialement en 1965 et actualisée maintes fois, s'attache à décrypter de façon pointilleuse et haletante l'oeuvre et la vie d'un aventurier des lettres qui acheva superbement sa course au Mexique en se faisant le chantre des revendications égalitaires des populations indiennes.

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  • Virgules en trombe est le troisième livre de Sarah Haidar, mais le premier rédigé en français et publié en 2013 par la maison algérienne Apic. Il a connu un franc succès en Algérie, où il a obtenu le prix des Escales littéraires d'Alger en 2013.
    Une journaliste algérienne, alcoolique et talentueuse, rencontre un homme lors d'une séance de dédicace en librairie. Celui-ci n'est autre que le personnage principal d'un texte cauchemardesque qu'elle va commencer à écrire. Il revêt les traits de l'ogre dans les contes classiques et incarne le mal absolu : il kidnappe les enfants dans un village reculé, les séquestre, les viole, les fait bouillir et les mange. De ce conte, elle tire dans la deuxième partie de son récit un vibrant réquisitoire contre la religion et une ode à la liberté.

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  • Ce recueil reprend les textes les plus connus de Nerval, et certaines poésies de jeunesse, rassemblés en un volume unique.
    De la révolution de 1830 aux journées de Juin 1848, Nerval traverse la période où les idées qu'on croyait disparues se réveillent et donnent au sentiment poétique l'intensité d'une passion révolutionnaire. L'amitié avec Heinrich Heine, lui-même lié à Marx, montre que la présence d'une pensée radicale vivante fut autre chose pour Nerval qu'une effervescence sans histoire. Le rêve est la vie, et la vie est le rêve.
    C'est cette dimension irréductible que met en lumière Louis Janover pour rendre l'oeuvre de Nerval à notre temps : elle porte jusqu'à nous les valeurs critiques opposées à tout ce qui est devenu le compte courant des rapports humains dans notre société.

  • Ces trois pièces de théâtre ont en commun de prendre à bras le corps les structures de notre aliénation - le salariat, la dette, l'État. Le théâtre, parce qu'il est le lieu où l'on regarde, permet de les faire apparaître pour ce qu'ils sont: des mécanismes disciplinaires plus bêtes que méchants dont on peut jouer, et se jouer. Car sur un plateau, il y a du jeu: du mouvement, des facéties, des métamorphoses, et cette liberté gagnée permet non seulement de voir ce qui était invisible, mais de dire ce dont on ne pouvait pas parler. Nourries par la production contemporaine en matière de philosophie et d'économie politique (Lordon, Friot, Graeber), ces pièces s'offrent comme des expérimentations ludiques pour armer nos résistances.

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  • Dans l'état le plus libre du monde Nouv.

    Traven (1890-1969), illustre romancier traduit en quarante langues, refusa d'avouer de son vivant qu'il avait été Ret Marut, révolutionnaire allemand de tendance stirnérienne, éditeur et rédacteur de la revue munichoise radicale Der Ziegelbrenner (1917-1921).Ces textes choisis, extraits de sa revue, donnent une idée claire de ce que le « fondeur de briques » pensait de la guerre, de l'État, de la presse, du capitalisme - auxquels il opposait l'urgente nécessité d'un bouleversement mondial et total des conditions existantes.

    À paraître
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