Langue française

  • «La publication des deux volumes de l'Ancien Testament dans la Pléiade, en 1956 et 1959, a été saluée comme un événement. Voici, longtemps attendu, le Nouveau Testament. La présente traduction s'est efforcée de répondre à une double fidélité : fidélité au texte dont elle suit d'aussi près que possible le vocabulaire ; fidélité aux auteurs dont elle essaie d'épouser le mouvement et le ton. Notre ambition a été de rendre à ces textes la nouveauté et la diversité qu'y trouvèrent leurs premiers lecteurs : quelque chose de leur force explosive.» Bulletin Gallimard, avril 1971.

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  • Le Mahabharata, immense poème épique au creuset duquel se sont forgés la culture indienne, est à la démesure de l'imaginaire du sous-continent. Pour nombre d'Occidentaux, il s'agit d'une oeuvre inassimilable car trop complexe, trop foisonnante, trop étrange. L'annonce faite par Peter Brook qu'il monterait en 1985 pour le festival d'Avignon une pièce basée sur cette épopée fit l'effet d'un coup de tonnerre, et le résultat, qui emporta l'adhésion totale du public, devait faire date dans l'histoire contemporaine du théâtre.
    À ce succès phénoménal, le texte de Jean-Claude Carrière n'était pas étranger. Avec une limpidité exemplaire, il fait revivre la lutte cosmique que se livrèrent les Kauravas et les Pandavas, impliquant les mondes des démons, des hommes et des dieux.
    Publié en 1985 par le Centre international de créations théâtrales et jamais réédité depuis, ce classique contemporain de la scène est enfin rendu à son public.

  • Au VIe siècle av. J.-C., un prince originaire du nord de l'Inde quitte parents et fortune pour tenter de trouver une réponse à l'universelle énigme de la souffrance et de la mort. Siddhârta Gautama va devenir l'«Éveillé» : le Bouddha, le Bienheureux qui apporte la Bonne Loi à des millions d'êtres humains. Son enseignement montre que, par l'abstention de tout péché et la pratique de la méditation, les adeptes parviendront à la juste connaissance qui les conduira au nirvâna, état de sérénité suprême. Il sera l'initiateur d'une religion qui, depuis deux mille cinq cents ans, s'adapte aux populations, aux régions, aux cultures et aux climats.
    Entre l'histoire et la légende, Jean Boisselier, indianiste et historien de l'art, déroule la vie de Celui qui voulut libérer les hommes et dont la doctrine éclaire aujourd'hui près de la moitié de l'humanité.

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  • Traduit de l'anglais, présenté et annoté par Abdennour Bidar Préface de Souleymane Bachir Diagne La pensée de Mohammed Iqbal (1877-1938) connaît aujourd'hui un important regain d'intérêt auprès d'une jeune génération d'intellectuels musulmans en quête d'un Islam ouvert et moderne, en particulier dans le monde francophone. Iqbal, honoré au Pakistan comme un Père fondateur, a été formé en effet à l'école anglaise et s'exprime en anglais. La Reconstruction de la pensée religieuse en Islam, son livre majeur, publié en 1934, se propose de « repenser le système de l'Islam tout entier sans rompre avec le passé. » Il relit le message coranique à la lumière des philosophes occidentaux de son temps, notamment Whitehead et Bergson. Leur pensée, s'emploit-il à montrer, fait écho à l'« anthropologie dynamique » qu'il regarde comme le coeur de l'expérience spirituelle musulmane. L'entreprise d'Iqbal n'a pas seulement pour objet de tirer l'Islam de sa longue « pétrification » - il la fait remonter à la destruction de Bagdad en 1258. Il est également de répondre aux interrogations de la société contemporaine dans une perspective résolument universaliste. Il définit ainsi son programme : « L'humanité a besoin aujourd'hui de trois choses : une interprétation spirituelle de l'univers, une émancipation spirituelle de l'individu et des principes fondamentaux de portée universelle orientant l'évolution de la société humaine sur une base spirituelle ».Cette inspiration rigoureusement novatrice a conduit certains à qualifier Iqbal de « Luther musulman ». Elle est sans doute ce qui fait de son oeuvre une source essentielle pour les tenants d'un Islam anti-traditionnaliste et anti-fondamentaliste. D'où l'intérêt de la mettre à la portée des lecteurs français. L'ouvrage est traduit, présenté et richement annoté par Abdennour Bidar, l'un des chefs de file en France de cet effort pour définir un Islam adapté au monde actuel. Cet important travail éditorial contribuera à faire de cette tradition un livre de référence.

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  • Ce volume rassemble dix textes écrits par Max Weber entre 1910 et 1920 et qui donnent une vue générale des fondements théoriques de sa sociologie des religions. La réunion de ces textes de synthèse, empruntés pour l'essentiel aux deux grandes entreprises que mène Weber au cours des années 1910 - le travail d'élaboration des catégories sociologiques d'Économie et société et les études comparatives sur L'Éthique économique des religions mondiales -, a été conçue pour faciliter l'entrée dans une des pensées-source de la philosophie et des sciences sociales contemporaines. Traduits avec scrupule par Jean-Pierre Grossein, présentés dans l'ordre chronologique, ils permettent à la fois de se faire une idée précise du développement de la réflexion wébérienne dans le sillage de L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme et de prendre la mesure de sa portée systématique. L'ouvrage n'a d'autre ambition, en un mot, que de fournir un instrument de travail commode et fiable, à l'heure où l'interrogation sur le religieux retrouve sa vigueur et où la pensée de Max Weber révèle toute son actualité.

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  • Je ne pense plus voyager est une méditation sur la mort de Charles de Foucauld (1858-1916).
    Prenant comme point de départ des éléments nouveaux découverts sur Madani, principal complice des assassins de Foucauld, et sur le capitaine Florimont, qui l'interrogea 30 ans après les faits, François Sureau revient sur le dénuement absolu dans lequel a fini Foucauld au désert et tente de relire son itinéraire à cette lumière.
    Tout entier abandonné à Dieu, n'ayant converti personne, lâché par l'institution religieuse - c'est la radicalité des derniers jours de la vie de Foucauld qui intéresse François Sureau et qu'il souligne dans ce livre. Radicalité de cet homme qui a grandi dans une famille où dépression et folie de ses parents marquèrent profondément son enfance. Radicalité de sa vie de noceur et d'officier, qui s'oppose à l'extrême pauvreté de ses derniers jours. Radicalité de cet homme qui s'intéresse aux tribus d'Afrique du Nord, en recueille les poèmes et la langue, quand les colons ne les considèrent que comme des ennemis. Radicalité encore de Foucauld qui voyagea en Afrique du Nord dans un déguisement de rabbin et fit l'expérience du regard haineux porté sur les juifs à l'époque. Radicalité de sa lecture des évangiles, dont il retient la figure de Jésus parfait anonyme à Nazareth, qui travaille de ses mains et ne prêche pas encore.
    Après Inigo et Le chemin des morts, François Sureau signe un nouveau récit de vie, où échecs, creux, et manques valent plus que hauts faits et triomphes.
    Parution simultanée dans la collection blanche d'un recueil de poésie : Sur les bords de tout.

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  • «Agathe, vierge noble d'esprit et très belle de corps, honorait Dieu à tout moment et en toute sainteté dans la ville de Catane. Or Quintien, gouverneur de Sicile mais de basse naissance, libidineux, cupide et adonné aux idoles, tentait d'épouser sainte Agathe. En effet, étant de basse extraction, il voulait se faire craindre en épousant une noble ; étant libidineux, il voulait jouir de sa beauté ; étant cupide, il voulait s'emparer de ses richesses ; et, comme idolâtre, il voulait l'obliger à sacrifier à ses dieux. Il se la fit donc amener.» La Légende dorée se lit comme un recueil d'histoires échevelées et merveilleuses, étonnantes et édifiantes : Agathe, «sainte de Dieu», Lucie, vierge de Syracuse, ou encore Cécile, «Lys du ciel».

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  • Le récit de la vie de Jésus et la naissance des premières communautés chrétiennes, dans la traduction de la Bible de Jérusalem.
    Des textes essentiels pour comprendre les origines judéo-chrétiennes de notre culture. Des introductions, des notes, un glossaire, des cartes éclairent la lecture du Nouveau Testament, précisant ce qui appartient à l'Histoire. Un cahier culturel en couleurs offre des clés pour permettre au lecteur de décrypter et d'apprécier les oeuvres artistiques que le Nouveau Testament a inspirées au fil des siècles.

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  • Islam

    Bernard Lewis

    l'ensemble réuni sous le titre islam permet une double approche des sociétés musulmanes du moyen-orient : bernard lewis, qui, à l'échelle mondiale, s'impose comme la figure dominante dans le décryptage des sociétés et des cultures de l'islam, en est à la fois le plus grand historien du passé et le meilleur observateur du présent.
    en effet, la période qu'il couvre s'étend de la révélation du prophète aux tout derniers développements des conflits contemporains.
    ses champs d'étude sont aussi vastes que l'islam lui-même. histoire, société, littérature, religion, politique, langue, poésie sont déchiffrées avec une passion qui rend captivante une érudition exposée avec la clarté propre à celui qui maîtrise à la perfection un savoir accumulé dans le but de dégager les courants décisifs
    de l'histoire du monde musulman.
    on ne trouvera chez bernard lewis aucune complaisance. la confrontation de l'islam avec les concepts occidentaux de démocratie, croissance économique, statut de la femme, est envisagée dans toutes ses implications. écrites en anglais, ses oeuvres majeures sont traduites en arabe, persan, turc, indonésien ainsi que dans de nombreuses langues européennes et asiatiques.

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  • Que j'ai commencé tard à vous aimer, ô beauté si ancienne et si nouvelle ! que j'ai commencé tard à vous aimer ! vous étiez au-dedans de moi ; mais, hélas ! j'étais moi-même au-dehors de moi-même.
    C'était en ce dehors que je vous cherchais. je courais avec ardeur après ces beautés périssables qui ne sont que les ouvrages et les ombres de la vôtre, cependant que je faisais périr misérablement toute la beauté de mon âme, et que je la rendais par mes désordres toute monstrueuse et toute difforme. vous étiez avec moi, mais je n'étais pas avec vous.

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  • L'ironie christique

    Jean Grosjean

    D'abord il y avait le langage, écrit Jean (I, 1-18). Il pense que son texte évangélique, ou les textes évangéliques tels qu'il les recentre, sont nécessaires mais suffisants pour qu'à chaque génération soit atteint le fond des coeurs. L'élan de vie hors de soi (appelé aussi amour parce que, comme le langage, il suppose quelque autre) est le mouvement même du langage et sa vertu illuminatrice. Il faut mais il suffit que, à chaque génération, ce mouvement s'avance à travers le texte évangélique au-devant du simple fond d'âme de chaque être humain.
    Le livre de Jean Grosjean semble le fruit de la réflexion de tout une vie sur les mots de l'évangéliste. Il nous l'offre pour nous aider à recevoir cette illumination du langage.

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  • "Le judaïsme est une civilisation. Et l'une des rares civilisations à avoir laissé sa marque sur toute l'humanité. La religion est une dimension centrale de la civilisation juive, peut-être même son origine, mais cette civilisation ne peut pas être présentée comme rien de plus qu'une religion. De la source religieuse de cette civilisation se développèrent des manifestations spirituelles qui intensifièrent l'expérience vécue du religieux, la modifièrent, voire agirent en réaction contre elle : des langues, des coutumes, des styles de vie, des sensibilités caractéristiques (ou qui le furent, devrait-on peut-être dire), et une littérature, un art, des idées, des opinions. Tout ceci forme le judaïsme. La révolte et l'apostasie dans notre histoire, en particulier au cours des générations récentes, aussi. C'est un héritage vaste et profus."L'écrivain Amos Oz et l'historienne Fania Oz-Salzberger s'entretiennent avec humour et érudition de la filiation juive. Si elle n'est pas génétique peut-être est-elle géologique comme l'écrit le grand poète Yehuda Amichaï? Le peuple juif se perpétue avec "des failles, des effondrements, des couches sédimentaires et de la lave incandescente", il s'agit d'un peuple dont la continuité réside dans les livres et les mots, pour se nourrir des discussions à l'origine même de sa transmission. Ce magnifique livre écrit par un père et sa fille en est un exemple saisissant.

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  • La foi chrétienne a pour singularité, origine et histoire de croire en un Dieu qui a parlé aux hommes depuis toujours et qui est venu habiter parmi eux voici deux mille ans, incarné en Jésus de Nazareth, mort sur une croix et rappelé par Dieu à la vie pour conduire l'humanité à sa destinée éternelle. Mais cette révélation, reçue de la faiblesse et de la folie de la croix, dit saint Paul, est difficile à croire, et elle tombe de si haut et vient de si loin qu'elle paraît en voie de s'effacer de la culture occidentale qu'elle a si longtemps inspirée et régentée.

    Ce livre revisite la tradition qui a répandu cette foi et éprouve si elle est encore capable de donner à croire que Dieu vient aux hommes du futur de notre destin.
    Le nom de Dieu apparaît en toutes langues avec les premières traces de la rationalité humaine ; le dieu des Hébreux surgit lui-même du panthéon du Proche-Orient ancien avant d'être promu Dieu unique par les prophètes d'Israël ; Jésus, se disant envoyé par lui, qu'il appelle Père, le fait reconnaître Père commun de tous les hommes qui veut les réconcilier avec lui et entre eux pour en faire ses fils. Recueillant son enseignement, la tradition chrétienne proclame que Jésus est le Fils éternel de Dieu, né homme de la Vierge Marie pour régénérer l'humanité dans l'Esprit de Dieu et la conduire par l'Église à la vie éternelle.
    Mais la science moderne des textes bibliques et évangéliques a creusé un fossé entre ce qu'on peut connaître avec certitude de l'histoire de Jésus et l'interprétation qui en est faite par le dogme de l'Église, dogme que l'évolution des esprits rend peu crédible à nos contemporains. Aussi, les théologiens, qui entendent respecter la vérité historique des textes et les rendre intelligibles à notre temps, se sentent obligés de repenser cette tradition en son entier sous l'éclairage d'une foi critique. Telle est l'ambition de ce livre : entreprendre une démarche de véracité et de liberté dans la recherche du sens de la foi.

    Il s'attachera dans ce but à déchiffrer le mystère qui tend à s'exprimer sous le mythe de la préexistence du Christ, idée qui est à la base de l'articulation dans le dogme des concepts de trinité, incarnation et rédemption : il s'agit en fait de la révélation de l'humanité de Dieu, comprise comme l'amour par lequel il entre en communication avec les hommes pour les libérer de leur finitude, du repli égoïste et mortifère de chacun sur soi qui les empêche de parvenir à l'unité entre eux et avec l'univers.

    Un second livre, en préparation, envisagera de dire, dans un langage dépouillé de technicité, en quoi consistent la vie et la mission de l'Église, vie de communion fraternelle dans l'Esprit du Christ, mission de "salut" ou d'humanisation du monde.

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  • Le soufisme, apparu peu après la mort du Prophète Mahomet, repose sur deux idées essentielles : la conviction que le Coran possède un sens caché qui complète son message apparent, et la nécessité d'en faire une lecture intériorisée pour favoriser l'élévation spirituelle des musulmans. Voie mystique de l'islam, le soufisme encourage l'émergence de formes de dévotion nouvelles : méditations, retraites, invocations, chants et danses extatiques. A partir du XIIIe siècle, les communautés soufies se structurent en grandes confréries dont l'influence s'exerce sur la vie religieuse mais aussi politique, sociale et culturelle. Historien, spécialiste du soufisme, Thierry Zarcone retrace le cheminement de ce courant ésotérique présent dans l'ensemble du monde musulman, de l'Afrique à l'Inde, de l'Asie centrale à la Chine et à l'Indonésie. Un voyage dans le temps et dans l'espace à la découverte des doctrines, rites et pratiques mystiques dont la diversité prouve la capacité de dialogue et d'échanges avec les autres traditions religieuses, et met en lumière la dimension universelle du soufisme.

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  • Le notre père est un des textes fondateurs du christianisme.
    Cette courte prière, d'une facture parfaite et d'une profondeur secrète, a connu un destin extraordinaire. traduite dans toutes les langues de la terre, elle est devenue une des formes privilégiées de la piété de générations innombrables.
    Si hardi qu'il puisse paraître, notre projet est de retrouver le notre père dans sa teneur première. pareille entreprise est rendue possible grâce à la découverte, il y a un demi-siècle, des manuscrits de la mer morte et à l'édition de l'ensemble des " écrits intertestamentaires ", rassemblés en français dans " la pléiade ", qui sont venus renouveler l'étude et la connaissance du judaïsme au tournant de notre ère.
    /> Ils permettent, et même imposent, une exégèse nouvelle.
    Notre interprétation est sous-tendue par une hypothèse neuve qui reconnaît dans les trois premières demandes du notre père la prière de jésus lui-même et dans les dernières demandes la prière qu'il enseigna à ses disciples. cette distinction est, à nos yeux, fondamentale.
    M. ph.

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  • Judéo-christianisme : l'expression, utilisée à tout propos, a-t-elle encore un sens ? Le phénomène " judéo-chrétien " de coexistence de cultures religieuses se manifesta deux fois : au début, avec les juifs convertis au christianisme qui continuaient à observer leurs rites et plaçaient leurs croyances dans le contexte exclusif de l'Ancien Testament ; puis aux VIe et VIIe siècles, quand le pouvoir civil, au nom de la religion d'Etat, força les juifs à se convertir au christianisme. Si, au commencement, Jésus étant juif et les apôtres aussi, le christianisme fut redevable des convictions du judaïsme du premier siècle de notre ère, toute son histoire depuis lors est celle de son détachement comme un fruit de la branche qui le portait. Sa volonté de se distinguer du judaïsme prend deux voies : avec l'allégorie, il s'approprie le livre du judaïsme, l'Ancien Testament, en le considérant le précurseur et la justification du Nouveau ; avec la formulation dogmatique, l'Eglise présente à l'éventuel fidèle une série de croyances qu'il devra accepter, lui proposant d'emblée la " conversion " à un nouvel ordre de réalités. Judaïsme et christianisme ne constituent pas un tout parce que les deux religions sont extérieures l'une à l'autre même si celle-ci suit de près celle-là ; elles se côtoient, ne se confondent pas. Voilà qui vide de contenu toute forme religieuse d'antisémitisme, puisqu'on ne saurait, au nom d'un tronc commun " judéo-chrétien ", accuser les juifs de nier l'envergure religieuse et culturelle du message chrétien, tant les deux religions sont organiquement différentes l'une de l'autre.

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  • Il n'est pas mauvais que les Évangiles aient été transcrits mot à mot : le lecteur peut regarder par-dessus l'épaule du transcripteur.
    Il n'est pas mauvais non plus qu'il y ait des traductions nobles qui intéressent les lettrés. D'autres traducteurs ont eu le souci de faire sentir le caractère populaire ou au moins oral de ces écrits.
    Mais ne pourrait-on pas, sans s'écarter de la structure du texte, en retrouver mieux le naturel ? On rêve de le faire parler en français sans tomber dans la trivialité ni dans l'embellissement. Car les Évangiles sont à la fois manifestement parlés et volontairement écrits.
    Et si les évangélistes connaissent tout ou partie de l'Écriture qui les précède, la dimension littéraire leur est voilée par leur souci d'exactitude et d'utilité, sans parler de la pénurie de leurs moyens.
    Pour nous en tenir à l'Évangile selon Jean, remarquons un vocabulaire admirablement réduit, une syntaxe passablement monocorde et des gaucheries qui ne sont peut-être pas involontaires. La composition a une allure racée mais de guingois.

    Une ferveur sans épanchement tisse un texte sans couture, mais non sans reprises, et donne à chaque phrase une vibration d'autant plus étonnante qu'elle semble ne rencontrer que par hasard son éloquence à la fois publique et intime. La pauvreté presque ostentatoire de ce langage laisse transparaître une lumière qui ne supporterait guère d'artifices. Jean tente (à l'écart des hiératismes comme des séductions) de faire corps, comme il peut, avec une vie indivisiblement externe et interne qui est le dialogue du Messie en Dieu, dans le monde et dans l'âme.
    Une tension y est pleine d'abandon sans que la sérénité cesse d'être dramatique.

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  • Jean-paul ii restera le dernier " géant " de notre époque.
    Au cours d'un pontificat exceptionnellement long, le premier pape polonais de l'histoire aura joué un rôle à la fois majeur et contradictoire. d'une part, contre toutes les modes, il a obstinément défendu la tradition, la liturgie, le dogme de l'église catholique, ce qui lui vaut parfois une image conservatrice, voire réactionnaire, notamment sur le plan moral. mais, à l'aube du iiie millénaire de l'ère chrétienne, il a surtout modernisé et " mondialisé " cette église d'un milliard de fidèles ; il a replacé l'homme, sa dignité et sa responsabilité, au centre du message évangélique contemporain ; sur le plan politique, il fut un des principaux acteurs de la chute du communisme en europe et n'a cessé de se battre pour la paix et les droits de l'homme ; il a effectué quelque cent voyages apostoliques, souvent spectaculaires, y compris dans le monde musulman ; il a multiplié les rassemblements de jeunes, même dans les sociétés les plus déchristianisées comme la france ; il a spectaculairement dénoncé les fautes passées de l'église, et a contribué à la réconcilier avec le monde juif.
    Qui est donc le vrai jean-paul ii ? élu pape le 16 octobre 1978 à l'âge de cinquante-huit ans, karol wojtyla avait été tour à tour comédien, poète, journaliste, aumônier, philosophe, professeur et archevêque dans une pologne victime successivement du nazisme et du communisme. ce passé riche et contrasté, qui a demandé à l'auteur plusieurs années d'enquête, éclaire la personnalité et l'oeuvre d'un pape hors du commun.

  • Ce second tome de Croire au Dieu qui vient se propose de vérifier ce qu'il est advenu de la nouveauté évangélique en comparant l'existence des communautés dans les temps apostoliques à ce qu'elle est de nos jours sous le rapport de l'essentiel de la vie chrétienne :
    Entrée dans l'Église par la profession de foi baptismale, célébration de la mort de Jésus par le partage du pain eucharistique, vie fraternelle selon les enseignements de l'Évangile, unité de l'Église sous la conduite des successeurs des apôtres. Tout cela est maintenu, mais compris et vécu très différemment.
    Ces changements sont significatifs du tournant vers l'Ancien Testament amorcé par l'Église au IIIe siècle pour échapper aux dérives hérétiques. Alors qu'elle vivait du souvenir de Jésus dans l'attente de son retour, la foi est devenue religion, ceinte de rites purificateurs et d'interdits, le sacré a envahi la communion à l'Esprit, la tradition a refoulé le libre essor de la parole, la démarcation du sacerdoce et du laïcat a renforcé la clôture de l'Église sur le monde. La nouveauté évangélique n'en continuait pas moins à inspirer le goût de la liberté, mais plus la société se sécularisait et plus le monde se vidait de l'esprit du christianisme, au point que des mots tels Dieu, salut ou péché ont perdu tout sens pour un grand nombre de gens.
    Ainsi le second parcours de l'ouvrage s'attache-t-il à repenser les visées essentielles de la foi chrétienne, en Dieu, au Christ, au salut, à l'Évangile, celles sur lesquelles tout chrétien est interrogé sous l'horizon de l'incroyance généralisée de notre temps, non pour «convertir» son interlocuteur, ni pour justifier (excuser!) les chrétiens d'être croyants, mais sur la base de la rationalité commune aux hommes d'aujourd'hui, à leurs critères de véracité et de vérité, dans le but de témoigner du sens de l'homme et de l'humain qu'inspire la foi chrétienne, de répondre à leurs interrogations sur l'avenir de l'humanité, et de leur proposer une action commune pour sauver l'homme de la déshumanisation qui le menace.

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  • Les Cisterciens voulaient mener une vie monastique parfaite, sans compromission avec le siècle. Leur aventure spirituelle, commencée en 1098, est toujours actuelle, et concerne aujourd'hui quelque sept mille moines et moniales. Mais le rêve cistercien va bien au-delà d'une quête confinée aux monastères où vivent des chrétiens épris d'absolu. Il a profondément modifié les relations de l'homme à la nature, à la société, à l'art. Dès le XIIe siècle, la volonté de réforme et les aspirations mystiques de solitaires volontairement coupés du monde ont déterminé des métamorphoses qui nous concernent tous.
    Historien et archéologue, Léon Pressouyre nous convie à ce retour aux sources.

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  • Le yoga, dont nous sommes si justement curieux mais si légèrement férus, pourrait bien remonter à la civilisation de mohenjo-daro, au monde protodravidien.
    Les aryens qui envahirent l'inde voilà près de quatre mille ans eurent donc à compter avec ce yoga archaïque, individualiste, opposé aux principes des veda, selon que le salut s'obtient en accomplissant d'abord scrupuleusement tous les devoirs d'état et peut-être même d'etat. accepter le yoga, c'eût été, notamment, répudier le système des castes. eliade, filiozat, masson-oursel ont permis aux français de connaître les vrais principes du yoga.

    Et voici que nous leur apportons des textes essentiels, dans la traduction d'un des meilleurs indianistes français, m. jean varenne, professeur à l'université d'aix. eclairés par une substantielle introduction, qui élucide l'histoire et le contenu de la notion, les upanishads du yoga, tant bien que mal intégrées dans ce canon védique qu'en un sens elles tendent à miner, se présentent comme des poèmes spéculatifs et didactiques rédigés en sloka (strophes de quatre octosyllables un peu lâches de facture).

    L'essentiel ici n'est pas la métrique, évidemment, mais les idées, la méthode : l'ensemble des techniques permettant de trancher les liens qui retiennent l'âme captive. cet oiseau migrateur souffre en captivité. on suivra avec profit le cheminement qui conduit du retrait des sens à la contemplation, de celle-ci au recueillement parfait, avant d'atteindre à l'autonomie absolue. pas de subitisme, par conséquent, dans cette doctrine.
    Un gradualisme attentif, méticuleux, plutôt. nous sommes loin du yoga pour lui, pour elle, pour tous. voici le yoga pour ceux qui le méritent.

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