Esotérisme

  • L'ardeur

    Roberto Calasso

    Quelque chose d'immensément loin de notre présent est apparu il y a plus de trois mille ans dans l'Inde du Nord : le Veda, un «savoir» qui englobait tout en lui, depuis les grains de sable jusqu'aux confins de l'univers. Cette distance transparaît dans la manière de vivre chaque geste, chaque parole, chaque entreprise. Les hommes védiques accordaient une attention adamantine à l'esprit qui les soutenait et qui ne pouvait être disjoint de l'«ardeur» à partir de laquelle, pensaient-ils, le monde s'était développé. L'instant prenait sens dans sa relation avec un invisible qui débordait de présences divines. Ce fut une expérimentation de la pensée si extrême qu'elle aurait pu disparaître sans laisser aucune trace de son passage sur la «terre où erre en liberté l'antilope noire» (c'est ainsi que l'on définissait le lieu de la loi). Et pourtant cette pensée - un enchevêtrement d'hymnes énigmatiques, d'actes rituels, d'histoires de dieux et de fulgurations métaphysiques - a l'indubitable capacité d'éclairer d'une lumière rasante, distincte de toute autre, les événements élémentaires qui appartiennent à l'expérience de tout un chacun, aujourd'hui et partout, à commencer par le simple fait d'être conscient. Elle entre ainsi en collision avec nombre de ce que l'on considère désormais comme des certitudes acquises. Ce livre raconte comment, à travers les «cent chemins» auxquels fait allusion le titre d'une oeuvre démesurée et capitale du Veda, le Satapatha Brahma?a, on peut retrouver ce qui sous nos yeux en passant par ce qui est le plus loin de nous.

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  • Spécialiste bien connu de l'illuminisme et des origines de la franc-maçonnerie, l'auteur propose ici une vue transdisciplinaire des notions et mouvements ésotériques. Panorama des sources antiques et médiévales, symbolisme maçonnique, amour et hermétisme, symbolisme imaginaire chevaleresque au XVIIIe siècle, littérature des Rose-Croix, sont étudiés dans une perspective à la fois historique et herméneutique.

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  • Spécialiste bien connu de l'illuminisme et des origines de la franc-maçonnerie, l'auteur propose ici une vue transdisciplinaire des notions et mouvements ésotériques. Panorama des sources antiques et médiévales, symbolisme maçonnique, amour et hermétisme, symbolisme imaginaire chevaleresque au XVIIIe siècle, littérature des Rose-Croix, sont étudiés dans une perspective à la fois historique et herméneutique.

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  • À l'aube du quatrième siècle vécut un homme que son destin avait maintes fois mis en présence de l'étrange outre-tombe.
    Son frère quitta ce monde pour y revenir chargé de souvenirs célestes ; l'amante de son père vint à sortir vivante du tombeau. Qui sont ceux qu'en Chine aussi l'on nomme " revenants " ? Des démons, de purs esprits, des bêtes métamorphosées ? Au soir couchant, au matin parfois, " un peu avant l'aurore et les glaives du jour, quand la rosée de mer enduit les marbres et les bronzes ", ils apparaissent et nous parlent.

    Ecoutons donc ces revenants qui hantent les prés sous la lune, les chambres vides, nos songes les plus noirs et nos plus beaux livres. Ils nous ouvrent un monde que nous ne faisons que soupçonner, qui est au fond si semblable au nôtre : c'en est, en quelque sorte, le miroir. " Dans la solitude fervente de minuit ", ils désolent notre sommeil. Les chambres closes n'arrêtent pas ceux qui se jouent des murs.

    Tel Virgile avec Dante, Gan Bao nous prend la main dans cet univers hanté ; nous y sommes comme le marin mis au péril de la mer. Mais ce livre est la boussole et le gouvernail. Il dit où nous allons et, comme les tripodes de bronze fondus par Yu le Grand aux premiers temps du monde, désigne les êtres maléfiques qu'il convient d'éviter, les êtres fastes qu'il est licite de fréquenter.
    Ces deux mondes s'interpénètrent et s'influencent ; tout acte commis d'un côté du miroir se répercute au-delà.
    C'est le sentiment de l'étrangeté qui marque la présence du surnaturel. Tout l'art de l'observateur subtil consiste à repérer les sens de ces manifestations dérangeantes. C'est à cet apprentissage, à cette quête, que nous invite Gan Bao dans sa fascinante Recherche des esprits, ici traduite pour la première fois en une langue d'Occident.

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  • À peine la psychanalyse était-elle inventée, à la fin du siècle dernier, que sa mort prochaine était annoncée (souhaitée ?).
    Alors où en est-on aujourd'hui, cent ans après sa naissance ? Un chercheur venu du Québec a mené une enquête en profondeur au cours d'une série d'entretiens avec quelques analystes français dont il connaissait bien les travaux. Il les a interrogés en leur présentant un éventail de questions, celles que chacun peut légitimement se poser. Par exemple : Freud est-il dépassé ? Pourquoi la guerre entre psychanalystes - et les scissions et le babélisme ? Quelle est la spécialité de la psychanalyse française ? En quoi est-elle marquée par l'enseignement de Lacan ? La pulsion de mort, vous y croyez ? L'intervention de l'Etat, vous la redoutez ? Avez-vous quelque chose à nous dire sur la toxicomanie, la pédophilie, le racisme ? Le " divan " a-t-il un avenir ? Les neuf analystes interrogés ne se sont pas dérobés.
    Chacun, avec cette liberté de ton que favorise l'échange oral, s'est aussi donné le temps de développer ses réponses. Elles sont divergentes mais chacune d'elles témoigne à sa manière que la psychanalyse, cent ans après, loin d'être moribonde, reste une jeune science. Menacée sans doute mais irremplaçable sous réserve qu'elle ne cesse d'affirmer la singularité, l'étrangeté de l'expérience qui la fonde.

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  • Dans le Bocage, être ensorcelé c'est être pris dans la répétition de malheurs qui atteignent gravement les personnes et les biens d'un ménage. N'importe quoi peut se produire dans cette escalade mortelle dont les victimes attribuent l'initiative à un sorcier. Seul un désorceleur a le pouvoir de vaincre l'agresseur, en lui livrant un combat magique.
    Être pris dans les sorts, dans la mort, dans les mots qui nouent le sort ou qui le détournent, c'est tout un.

  • Malgré ses progrès sur le " chemin du guerrier " qui lui ont valu le titre prestigieux de " nagual ", castaneda reste un éternel disciple en face de don juan qui, inlassablement, poursuit son enseignement et tente d'initier son élève à des concepts de plus en plus élaborés et concis à la fois.
    C'est dire la part de mystère qui reste attachée, pour l'apprenti, aux " noyaux abstraits ", ces vérités qui ne passent pas par le truchement des mots et participent d'une " connaissance silencieuse " qui ne se laisse aborder que par intuition directe. elles sont partie prenante de l' " esprit ", de l' " intention ", et ne se révèlent qu'au terme d'une ascèse parfaite. à la conquête de l' " abstrait ", l'élève traverse bien des mésaventures dont le maître d'oeuvre est, pour la plupart, don juan : car il s'agit, bien sûr, d'un parcours initiatique bien tempéré, au cours duquel l'apprenti se débat entre le fantastique et la magie, et lutte en vain contre une terreur fondamentale.
    Tel est le prix à payer pour approcher l' " abstrait ". ce domaine mystérieux oú le raisonnement doit le céder à la raison pure, et oú le discours prend fin pour laisser place au silence de la " véritable " connaissance.

  • 1er septembre

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