Religions et sagesses orientales

  • Le Mahabharata, immense poème épique au creuset duquel se sont forgés la culture indienne, est à la démesure de l'imaginaire du sous-continent. Pour nombre d'Occidentaux, il s'agit d'une oeuvre inassimilable car trop complexe, trop foisonnante, trop étrange. L'annonce faite par Peter Brook qu'il monterait en 1985 pour le festival d'Avignon une pièce basée sur cette épopée fit l'effet d'un coup de tonnerre, et le résultat, qui emporta l'adhésion totale du public, devait faire date dans l'histoire contemporaine du théâtre.
    À ce succès phénoménal, le texte de Jean-Claude Carrière n'était pas étranger. Avec une limpidité exemplaire, il fait revivre la lutte cosmique que se livrèrent les Kauravas et les Pandavas, impliquant les mondes des démons, des hommes et des dieux.
    Publié en 1985 par le Centre international de créations théâtrales et jamais réédité depuis, ce classique contemporain de la scène est enfin rendu à son public.

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  • Au VIe siècle av. J.-C., un prince originaire du nord de l'Inde quitte parents et fortune pour tenter de trouver une réponse à l'universelle énigme de la souffrance et de la mort. Siddhârta Gautama va devenir l'«Éveillé» : le Bouddha, le Bienheureux qui apporte la Bonne Loi à des millions d'êtres humains. Son enseignement montre que, par l'abstention de tout péché et la pratique de la méditation, les adeptes parviendront à la juste connaissance qui les conduira au nirvâna, état de sérénité suprême. Il sera l'initiateur d'une religion qui, depuis deux mille cinq cents ans, s'adapte aux populations, aux régions, aux cultures et aux climats.
    Entre l'histoire et la légende, Jean Boisselier, indianiste et historien de l'art, déroule la vie de Celui qui voulut libérer les hommes et dont la doctrine éclaire aujourd'hui près de la moitié de l'humanité.

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  • «Agathe, vierge noble d'esprit et très belle de corps, honorait Dieu à tout moment et en toute sainteté dans la ville de Catane. Or Quintien, gouverneur de Sicile mais de basse naissance, libidineux, cupide et adonné aux idoles, tentait d'épouser sainte Agathe. En effet, étant de basse extraction, il voulait se faire craindre en épousant une noble ; étant libidineux, il voulait jouir de sa beauté ; étant cupide, il voulait s'emparer de ses richesses ; et, comme idolâtre, il voulait l'obliger à sacrifier à ses dieux. Il se la fit donc amener.» La Légende dorée se lit comme un recueil d'histoires échevelées et merveilleuses, étonnantes et édifiantes : Agathe, «sainte de Dieu», Lucie, vierge de Syracuse, ou encore Cécile, «Lys du ciel».

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  • Le yoga, dont nous sommes si justement curieux mais si légèrement férus, pourrait bien remonter à la civilisation de mohenjo-daro, au monde protodravidien.
    Les aryens qui envahirent l'inde voilà près de quatre mille ans eurent donc à compter avec ce yoga archaïque, individualiste, opposé aux principes des veda, selon que le salut s'obtient en accomplissant d'abord scrupuleusement tous les devoirs d'état et peut-être même d'etat. accepter le yoga, c'eût été, notamment, répudier le système des castes. eliade, filiozat, masson-oursel ont permis aux français de connaître les vrais principes du yoga.

    Et voici que nous leur apportons des textes essentiels, dans la traduction d'un des meilleurs indianistes français, m. jean varenne, professeur à l'université d'aix. eclairés par une substantielle introduction, qui élucide l'histoire et le contenu de la notion, les upanishads du yoga, tant bien que mal intégrées dans ce canon védique qu'en un sens elles tendent à miner, se présentent comme des poèmes spéculatifs et didactiques rédigés en sloka (strophes de quatre octosyllables un peu lâches de facture).

    L'essentiel ici n'est pas la métrique, évidemment, mais les idées, la méthode : l'ensemble des techniques permettant de trancher les liens qui retiennent l'âme captive. cet oiseau migrateur souffre en captivité. on suivra avec profit le cheminement qui conduit du retrait des sens à la contemplation, de celle-ci au recueillement parfait, avant d'atteindre à l'autonomie absolue. pas de subitisme, par conséquent, dans cette doctrine.
    Un gradualisme attentif, méticuleux, plutôt. nous sommes loin du yoga pour lui, pour elle, pour tous. voici le yoga pour ceux qui le méritent.

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  • Lorsque Henri Maspero fut déporté à Buchenwald d'où il ne devait pas revenir, il laissait une oeuvre sinologique immense dont une partie seulement avait été publiée de son vivant.
    C'est dans le domaine de l'histoire religieuse que les travaux de Henri Maspero, à qui rien de ce qui était chinois n'était étranger, ont été les plus nombreux et les plus nouveaux. Ce choix n'est pas dû à une spécialisation fortuite, mais à l'importance des facteurs religieux qui, en Chine comme dans toutes les sociétés traditionnelles, déterminent les rapports et les comportements individuels.
    On trouvera donc ici, préparé par les soins du Centre de publication de lL'U.E.R. Extrême-Orient-Asie du Sud-Est de la Sorbonne, un ensemble d'articles posthumes et souvent introuvables du grand historien disparu. Ils composent un aperçu très complet des religions chinoises classiques comme de la religion populaire moderne. «Si des travaux récents permettent de compléter certains des résultats acquis, ils ne les infirment jamais fondamentalement», peut affirmer dans sa préface Max Kaltenmark.
    En ce moment où le taoïsme suscite un intérêt grandissant dans les milieux orientalistes comme dans le grand public, la présente édition, qui réunit d'une part des études techniques, comme celle qui expose de façon si originale «les procédés de nourrir le principe vital», et d'autre part des articles d'initiation générale, répond à un double besoin.

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  • Au milieu des années 1950, Jack Kerouac, éduqué dans la religion catholique, découvre avec fascination le bouddhisme. Ce nouveau centre d'intérêt aura un impact important sur sa conception de la spiritualité et influencera l'écriture de certains de ses livres comme Mexico City blues ou Les clochards célestes.
    Réveille-toi nous présente la vie du Prince Siddartha Gotama raconté par Kerouac. Ce jeune prince abandonna sa riche famille et son environnement confortable afin de consacrer sa vie à la recherche de l'illumination.
    Reprenant une grande variété de scènes canoniques, Réveille-toi offre au lecteur une nouvelle version de la vie de Bouddha tout en reprenant de manière concise les principaux enseignements du Bouddhisme. Ce texte, que préface un bouddhiste lettré, Robert A. F.
    /> Thurman, explique l'engagement de Kerouac envers le bouddhisme et l'influence de celui-ci sur la vie et l'oeuvre de l'écrivain.

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  • Bouddha

    Jean Boisselier

    Au VIe siècle av. J.-C., un prince originaire du nord de l'Inde quitte parents et fortune pour tenter de trouver une réponse à l'universelle énigme de la souffrance et de la mort. Siddhârta Gautama va devenir l'«Éveillé» : le Bouddha, le Bienheureux qui apporte la Bonne Loi à des millions d'êtres humains. Son enseignement montre que, par l'abstention de tout péché et la pratique de la méditation, les adeptes parviendront à la juste connaissance qui les conduira au nirvâna, état de sérénité suprême. Il sera l'initiateur d'une religion qui, depuis deux mille cinq cents ans, éclaire une part de l'humanité.

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  • L'importance de voir, de percevoir, de s'ouvrir au monde est maintes fois affirmée au fil des chapitres du Shôbôgenzô (" Trésor de l'oeil de la vraie loi "), la somme de la pensée de Dôgen.
    Mais en même temps la difficulté, sinon l'impossibilité, d'exprimer en paroles ou de reproduire en images ce qu'on a aperçu en toute clarté est une de ses préoccupations majeures. C'est un phénomène bien connu que plus la vision s'impose comme évidente, plus son expression est malaisée. Reproduire dans un langage une expérience vécue exige au préalable, du moins dans le domaine de la pensée logique et systématique, tout un travail de réduction et de simplification, d'abstraction et de stylisation.
    Ou bien - et telle est sans doute l'approche de Dôgen - au lieu de mener de front ce combat perdu d'avance, on peut tenter de contourner l'obstacle en posant pour principe l'inachevé de notre expérience et l'imperfection de nos moyens, procéder par des ouvertures à peine ébauchées et par des éclairages en biais, éliminant ainsi les fausses pistes que dessinent immanquablement les solutions prétendues définitives.

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  • Le Mahabharata, immense poème épique au creuset duquel se sont forgés la culture indienne, est à la démesure de l'imaginaire du sous-continent. Pour nombre d'Occidentaux, il s'agit d'une oeuvre inassimilable car trop complexe, trop foisonnante, trop étrange. L'annonce faite par Peter Brook qu'il monterait en 1985 pour le festival d'Avignon une pièce basée sur cette épopée fit l'effet d'un coup de tonnerre, et le résultat, qui emporta l'adhésion totale du public, devait faire date dans l'histoire contemporaine du théâtre.
    À ce succès phénoménal, le texte de Jean-Claude Carrière n'était pas étranger. Avec une limpidité exemplaire, il fait revivre la lutte cosmique que se livrèrent les Kauravas et les Pandavas, impliquant les mondes des démons, des hommes et des dieux.
    Publié en 1985 par le Centre international de créations théâtrales et jamais réédité depuis, ce classique contemporain de la scène est enfin rendu à son public.

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  • «Lorsque l'on convoite un trésor et que ce trésor est une femme, on ne pense pas qu'on est incapable de le faire sien. De même, pour rechercher la Loi, il faut faire preuve d'une détermination inébranlable. Quand il en est ainsi, les herbes et les arbres, les pierres et les murs vous font don de la vraie Loi. Tel est le principe de la Voie qu'il ne faut jamais oublier.» Pour plonger au coeur de la pratique du zen.

  • «Premier devoir, au lever : rougir de soi.» «Je rêve d'une langue dont les mots, comme des poings, fracasseraient les mâchoires.» «Frivole et décousu, amateur en tout, je n'aurai connu à fond que l'inconvénient d'être né.» «Nous sommes tous au fond d'un enfer dont chaque instant est un miracle.» Une pensée d'une exigence radicale, entre désespoir absolu et humour ravageur.

  • Un mandarin, nous explique Michel Strickmann, était à l'origine un «mantrin», conseiller du roi et possesseur de puissants mantras, et les monarques étaient, par excellence, les commanditaires des rituels bouddhiques et tantriques.
    Mantras et mandarins est le second volet d'une oeuvre de recherche de plus de trente ans, qui a débuté avec l'étude du taoïsme millénariste chinois, pour se poursuivre avec celle de la médecine magique, de la poésie et des traditions prophétiques en Chine ancienne.
    L'auteur s'attache ici à recréer les formes les plus ésotériques du bouddhisme à travers la lecture de ses traditions vivantes au Japon, en en retraçant le cheminement historique, littéraire, rituel et iconographique dans la Chine médiévale, depuis sa transmission indienne à partir de textes apocryphes. L'ouvrage est tout entier construit autour de l'idée qu'un même schéma rituel d'origine indienne, composé de procédures distinctes (mantra, mudra, visualisations), parcourt l'aire de diffusion du tantrisme en Asie ; ce phénomène tantrique a servi à la culture indienne à se diffuser, à partir des couches les plus hautes de la société.
    Dans cette synthèse, qui s'appuie sur une immense érudition autant que sur une méthode d'observation ethnologique directe, Michel Strickmann redéfinit les formes du bouddhisme tantrique au confluent du rituel et de l'histoire de l'art, après avoir réuni et traduit des textes peu étudiés et rares sur les pratiques tantriques à travers l'Inde, la Chine, le Tibet et le Japon.

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  • Élevé par ses fidèles à la tête du panthéon indien, Shiva y domine Vishnou, Brahmâ et la multitude des dieux de l'Inde. Dieu suprême, tout à la fois créateur, préservateur et destructeur de l'Univers, Shiva aux trois yeux, aux cinq têtes, aux cinq paires de bras et aux mille noms est représenté par un symbole phallique - le Linga - ou par des images multiformes. Son anatomie souvent fantastique rappelle les nombreuses fables dont il est le héros : criminel, rédempteur, renonçant, enseignant, bienveillant, vainqueur et parfait danseur. Partout en Inde son culte anime temples et lieux saints ; prêtres, sâdhus ou simples laïcs, puissants ou pauvres, y expriment leur dévotion à Shiva ou viennent par milliers en pèlerinage se placer sous sa protection.

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  • Qui désire comprendre la source indienne de l'Ecole chinoise du Dhyana (Ch'an), du Zen japonais ou de la dialectique du bouddhisme tibétain doit remonter au texte fondateur : l'original sanskrit des Stances du milieu par excellence, du moine indien Nagarjuna (IIe-IIIe siècle de notre ère), dont l'influence fut immense en Asie. Ce texte fondamental est un dialogue critique avec les tenants de la scolastique du bouddhisme ancien qui avaient tendance à " prendre des mots pour des choses ", alors que l'enseignement du Bouddha était avant tout pratique et thérapeutique. Nagarjuna passe en revue des topiques familiers à la communauté bouddhique, mais aussi d'autres qui relèvent du sens commun, et les soumet à un examen critique implacable. Il nous invite ainsi à une remise en question, paradoxale et purgative, de certains de nos schèmes mentaux et vitaux tels que cause-effet, commencement-fin, identité-altérité, apparitiondisparition, mais aussi le mouvement, les choses, les êtres et leur (im) permanence, les passions, le moi, la souffrance, l'acte et ses fruits, les méprises, les nobles vérités, ce qu'il peut y avoir derrière des mots comme vacuité, nirvana, etc. La dialectique évacuatrice de Nagarjuna - qui a pour ressort une logique originale avec trois opérateurs (formels ou sémantiques) et un mode de raisonnement typiquement bouddhique (le tétralemme) - s'abolit dans sa phase ultime et ouvre la voie à une méditation sans intention ni parole.

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