Sciences humaines & sociales

  • L'homme révolté

    Albert Camus

    TDeux siccles de révolte, métaphysique ou historique, s'offrent justement ´r notre réflexion. Un historien, seul, pourrait prétendre ´r exposer en détail les doctrines et les mouvements qui s'y succcdent. Du moins, il doit etre possible d'y chercher un fil conducteur. Les pages qui suivent proposent seulement quelques repcres historiques et une hypothcse de lecture. Cette hypothcse n'est pas la seule possible ; elle est loin, d'ailleurs, de tout éclairer. Mais elle explique, en partie, la direction et, presque enticrement, la démesure de notre temps. L'histoire prodigieuse qui est évoquée ici est l'histoire de l'orgueil européen.t

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  • Longtemps, la critique d'art fut considérée, dans l'oeuvre de baudelaire, comme d'importance secondaire.
    Aux éblouissements de l'inspiration poétique, ne pouvait-on pas opposer la nature essentiellement alimentaire d'un labeur que le poète, sa correspondance faisant foi, définissait comme " avant tout un remplissage de colonnes " ?
    Or, dans ces écrits sur la peinture et la musique, se déploie, en réalité, une pensée esthétique autonome, émergent une réflexion propre et un goût singulier. avec les " salons " notamment s'élabore chez baudelaire le rapport spécifique qu'entretiennent perception, souvenir et expérience esthétique.
    C'est ici que naissent ces correspondances sans lesquelles il n'est, pour baudelaire, de poésie possible. c'est ici que s'impose la nécessité de dire une même expérience esthétique - allégorique ou concrète, d'image ou de sens. seule la lecture des écrits du critique conduit à l'intelligence de l'oeuvre du poète. esthétique et poétique se rejoignent pour célébrer le culte baudelairien des images.

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  • «mon Faust»

    Paul Valéry

    Le personnage de faust et celui de son affreux compère ont droit à toutes les réincarnations.

    (. ) or, un certain jour de 1940, je me suis surpris me parlant à deux voix et me suis laissé aller à écrire ce qui venait. j'ai donc ébauché très vivement, et - je l'avoue - sans plan, sans souci d'actions ni de dimensions, les actes que voici de deux pièces très différentes, si ce sont là des pièces. dans une arrière-pensée, je me trouvais vaguement le dessein d'un iiie faust qui pourrait comprendre un nombre indéterminé d'ouvrages plus ou moins faits pour le théâtre : drames, comédies, tragédies, féeries selon l'occasion : vers ou prose, selon l'humeur, productions parallèles, indépendantes, mais qui, je le savais, n'existeraient jamais.
    Mais c'est ainsi que de scène en scène, d'acte en acte, se sont composés ces trois quarts de lust et ces deux tiers du solitaire qui sont réunis dans ce volume.

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  • Freud n'avait pas de goût pour la polémique, disait-il, et la jugeait vaine.
    La psychanalyse - la sienne, la seule qui ait droit à ce nom - finirait, grâce à la poursuite de l'oeuvre, par être reconnue pour ce qu'elle est. Voici cependant, en ce début de l'an 1914, qu'il y a péril en la demeure et urgence à le conjurer : des proches, et au premier chef Jung, le "prince héritier", s'affirment psychanalystes, alors qu'aux yeux de Freud ils ont cessé de l'être. II n'est plus permis de se taire, il faut engager le fer.
    Quoiqu'il s'en défende, c'est un texte vigoureusement polémique qu'écrit Freud, un texte qui, pour avoir été longtemps négligé, retrouve une singulière actualité en ce temps d'éclatement de la "communauté" psychanalytique.

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  • En 1969, Jeanne Favret-Saada s'installe dans le Bocage pour y étudier la sorcellerie.
    Personne ne veut lui parler. Tenir un journal paraît alors le seul moyen de circonscrire un " objet " qui se dérobe : relater les conversations, incidents, coutumes qui pourraient avoir un lien quelconque avec la sorcellerie, noter sytématiquement comment les gens refusent d'en parler. Dans la formulation même de ces refus se révèle peu à peu une conception du monde centrée sur l'idée de " force ". Un jour, tout bascule : parce qu'ils lui attribuent cette " force ", des paysans demandent à Jeanne Favret-Saada de les désenvoûter.
    Un autre ensorcelé, qui devine sa peur, lui annonce qu'elle est " prise " et l'adresse à sa désorceleuse. Dès lors, continuer à écrire permet à l'ethnographe de manier des situations incompréhensibles et dangereuses, de supporter l'enjeu mortel de toute crise de sorcellerie : " Corps pour corps, c'est lui qui y passe, ou c'est moi. "

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  • Charles-augustin sainte-beuve commença à vingt ans sa carrière de critique au globe, le 10 octobre 1824.
    Le 13 octobre 1869, une opération manquée interrompit son " office de vigie " et priva flaubert du lecteur espéré : " j'avais fait " l'education sentimentale en partie pour sainte-beuve. il est mort sans en connaître une ligne. " a défaut d'un sainte-beuve intégral, nous présentons ici un sainte-beuve chronologique, avec une proportion plus généreuse pour la littérature de son temps et pour les textes de ses débuts - meilleure façon de faire sentir ce qui a maintenu, par-delà les faiblesses ou les désastres intimes, l'autorité de ce lecteur auprès des deux ou trois générations littéraires qui ont écrit, comme flaubert, " en partie pour lui ".

    Le lecteur découvrira un sainte-beuve politique méconnu, qui s'exprime, par exemple, avec flamme dans un hommage aux sergents de la rochelle exécutés par louis xviii pour complot libéral, un sainte-beuve élaborant sa méthode critique, du " pierre corneille " de 1829 au dialogue avec la " physiologie des écrivains et des artistes " d'emile deschanel en 1864, jusqu'à cette formule d'épilogue : " le goût seul ne dispense pas des méthodes armées et précises ", un saint-beuve ethnologue et sociologue du monde littéraire de son temps, enfin un sainte-beuve dressant ses portraits d'écrivains et partageant les combats de la génération romantique dont il s'est fait en apparence le censeur.

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  • Trois figures exemplaires dominent cet essai consacré aux intellectuels d'Europe centrale au XXe siècle : Czeslaw Milosz (1911-2004), poète et essayiste polonais, prix Nobel de littérature ; Jan Patocka (1907-1977), philosophe tchèque, grand inspirateur de la dissidence, mort assassiné par la police politique ; et István Bibó (1911-1979), pénétrant penseur hongrois des « hystéries collectives » qui secouent à intervalles réguliers le Vieux Continent.
    Chacun, instruit par les catastrophes du XXe siècle, rend de nouveau visibles les fondements éthiques de la civilisation européenne, et révèle, entre affinités électives et influences réciproques, des pans immergés de la culture européenne qui, par l'élargissement et l'unification, deviennent désormais aussi les nôtres : de Kafka à Kertész, de Koestler à Kundera, de Musil à Milosz, de Husserl à Patocka, de Arendt à Bibó, de Márai à Bauman.

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  • «Ces leçons ont pour objet l'histoire de la philosophie. Ce que représente cette histoire c'est la suite des nobles esprits, la galerie des héros de la raison pensante qui, par la vertu de cette raison, ont pénétré dans l'essence de Dieu, et nous ont acquis par leur effort le trésor suprême, celui de la connaissance rationnelle. Ce que nous sommes historiquement [...], c'est l'héritage et le résultat du labeur de toutes les générations antérieures du genre humain. [...] De même nous devons ce que nous sommes, en fait de science et, plus précisément, de philosophie, à la tradition qui passe comme une chaîne sacrée à travers tout ce qui est passager, donc passé et qui nous a conservé et transmis tout ce qu'a produit le temps passé. [...] Ce qu'est notre philosophie n'existe essentiellement qu'en cet enchaînement et en est nécessairement dérivé. L'histoire ne nous présente pas le devenir de choses étrangères, mais notre devenir, le devenir de notre science.» Hegel.

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  • Images et mots ou encore rêve et langage s'opposent-ils ou sont-ils complémentaires ? Sommes-nous voués au culte des images et à leur pourvoir de fascination ou à la célébration d'un « tout langage » ? Sommes-nous contraints de choisir ?
    Images et langage, loin d'être antagonistes, se rejoignent en ce temps et ces lieux des « royaumes intermédiaires » - ceux de la littérature, de la psychanalyse et du rêve. Royaumes illimités qui se veulent sans Dieu ni maître.
    Tel fut le fil rouge, en septembre 2006 et à Cerisy, d'un singulier colloque. Poètes, romanciers, psychanalystes se rencontrèrent, une semaine durant, pour évoquer l'inspiration qu'ils ont puisée, pour leurs oeuvres et recherches respectives, dans les livres de J.-B. Pontalis, psychanalyste et écrivain.

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  • Les sciences de la mésopotamie, de l'egypte et de la grèce présocratique forment un ensemble cohérent, oú les connaissances mésopotamiennes et égyptiennes (acquises sans véritable méthode) ont été reprises dans un esprit tout différent par la grèce.
    A la mésopotamie dont les plus grandes réussites scientifiques sont liées aux mystiques numérique et astrologique, à l'egypte plus soucieuse d'esprit pratique, succède une science grecque qui se préoccupe moins d'accumuler les résultats " positifs " que de trouver des principes généraux et une explication rationnelle (ou tendant vers la rationalité). cet ensemble cohérent forme la source principale de la science occidentale.
    Celle-ci ne négligera pas d'autres apports (indiens, chinois, arabes . ), mais ils se grefferont sur un corpus dont les grands principes et l'orientation générale auront déjà été établis. la science, en ses origines, a suivi deux voies distinctes : la voie des objets et la voie de l'esprit scientifique.
    La voie des objets consiste en la première différenciation d'études qui se structurent autour d'objets propres (les nombres, les astres, les êtres vivants .
    ), mêlant empirisme, rationalité, magie et mystique.
    La voie de l'esprit scientifique est d'abord celle, philosophique, par laquelle la rationalité est élevée au rang de critère de vérité. c'est ensuite la voie par laquelle les disciplines préscientifiques sont reprises et transformées dans cet esprit nouveau, propre à la démocratie grecque.
    Ce second tome est principalement consacré à la voie, de l'esprit scientifique : comment la grèce a entrepris la recherche de principes explicatifs, du monde, utilisant comme matériaux les connaissances mésopotamiennes et égyptiennes, mais les réorganisant à mesure que la rationalité devenait le principal critère de vérité.

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  • Zébrage

    Michel Leiris

    «Mus peut-être par l'angoisse inhérente à l'idée de la mort, angoisse qui leur serait propre selon l'opinion commune qui veut que l'espèce humaine soit la seule dont les membres sachent qu'un jour ils ne vivront plus, les gens de toutes races se sont dotés d'institutions et d'usages qui, même si ce n'est pas là le but expressément visé, leur fournissent des moyens de cesser, du moins pour un temps et de manière tout imaginaire, d'être l'homme ou la femme qu'on est dans l'existence quotidienne, pratiques fort diverses qui (sans préjudice de motivations plus directement utilitaires) sont pour l'individu des occasions concrètes d'échapper dans une certaine mesure à sa condition, comme s'il lui fallait d'une façon ou d'une autre effacer des limites qui sont par définition celles d'un être périssable et doué de pouvoirs précaires.»

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  • La conscience est un champ de bataille où s'affrontent les idées, en un tumulte sur lequel continuent de planer les ombres du Théâtre Cartésien.
    Les certitudes en apparence les plus fortes, ancrées dans des notions qui tendent à préserver l'esprit de tout modèle qui nous en délivrerait, continuent de dispenser un brouillard que Daniel Dennett s'efforce allègrement de dissiper en s'attaquant aux contre-sens ou aux pseudo- évidences dont la plupart des débats sont inutilement encombrés. Abandonnant le rêveur à ses rêves et le magicien à sa magie, Daniel Dennett poursuit ici, avec brio, une entreprise de clarification qui tourne le dos aux convictions les plus tenaces, en faisant appel à un modèle qui ne s'en laisse pas conter, celui de la "célébrité cérébrale" : "Dans le cerveau, pas de Roi, pas de Contrôleur Officiel des programmes de la Télévision d'Etat", écrit-il.
    La démocratie, l'anarchie y sont autrement plus actives et efficaces. La conscience n'est pas un "médium de représentation"... Elle a "plus d'affinités avec la notoriété qu'avec la télévision".

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  • Après tout, rappelons une évidence : il est faux que les oeuvres littéraires ou artistiques soient attendues, justifiées, normalement produites en leur temps pour la satisfaction ultérieure de l'historien, des musées ou des professeurs.
    Au commencement est la violence, l'effraction, souvent le scandale. chaque nom, ici, représente une réalité qui n'aurait pas dû avoir lieu, une exception qui ne confirme aucune règle.
    Ces noms ? des écrivains, d'abord. lucrèce, montaigne, cervantes, saint-simon, sade, dostoïevski, proust, joyce, faulkner. des artistes ensuite : raphaël, watteau, picasso, webern, bach. puis viennent des réflexions ou des insolences plus générales : sur des lieux privilégiés, la fiction la théologie, freud.
    Et enfin : quelle est la condition, aujourd'hui, d'un écrivain français dont la littérature est comme la respiration même ? " ecrire, dit kafka, c'est bondir hors du rang des meurtriers. " le sujet de theorie des exceptions ? l'histoire contrastée et passionnée de ce bond.

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  • Ce cours n'est et ne veut être qu'une introduction, objective je pense, à l'étude, d'un problème chargé de passions politiques.
    Il s'adresse non au spécialiste mais à l'étudiant et à l'honnête homme. il n'impose pas de réponses dogmatiques, il dissipe les mythes : celui d'une évolution nécessaire du capitalisme au soviétisme, celui d'une convergence fatale des deux types de société industrielle, celui du caractère homologue des diverses phases de la croissance, quelle que soit l'époque et quel que soit le régime politique.

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  • Le destin singulier d'un racine est que ce poète va en même temps accepter, assimiler, illustrer l'immense trésor d'acquisitions du plus grand siècle littéraire et ne ressembler à personne; observer les formes d'art consacrées, et créer un tragique nouveau; être le metteur en oeuvre final, le représentant le plus éclatant, le délégué à la postérité de l'esthétique classique; et aussi, être racine.

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  • "Les sciences de la Mésopotamie, de l'Égypte et de la Grèce présocratique forment un ensemble cohérent, où les connaissances mésopotamiennes et égyptiennes (acquises sans véritable méthode) ont été reprises dans un esprit tout différent par la Grèce. À la Mésopotamie dont les plus grandes réussites scientifiques sont liées aux mystiques mumérique et astrologique, à l'Égypte plus soucieuse d'esprit pratique, succède une science grecque qui se préoccupe moins d'accumuler les résultats 'positifs' que de trouver des principes généraux et une explication rationnelle (ou tendant vers la rationalité). Cet ensemble cohérent forme la source principale de la science occidentale. Celle-ci ne négligera pas d'autres apports (indiens, chinois, arabes...), mais ils se grefferont sur un corpus dont les grands principes et l'orientation générale auront déjà été établis.

    La science, en ses origines, a suivi deux voies distinctes : la voie des objets et la voie de l'esprit scientifique.
    La voie des objets consiste en la première différenciation d'études qui se structurent autour d'objets propres (les nombres, les astres, les êtres vivants...), mêlant empirisme, rationalité, magie et mystique.
    La voie de l'esprit scientifique est d'abord celle, philosophique, par laquelle la rationalité est élevée au rang de critère de vérité. C'est ensuite la voie par laquelle les disciplines préscientifiques sont reprises et transformées dans cet esprit nouveau, propre à la démocratie grecque." André Pichot.

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  • C.B. Macpherson est à l'origine d'une réinterprétation globale de la pensée politique anglaise classique, c'est-à-dire du libéralisme.
    De Hobbes à Locke, en passant par les Niveleurs, aile radicale de la Révolution anglaise, et par Harrington, il met en lumière la révolution que connaît la notion même d'individualisme ; il trace les liens que cette notion noue avec les bouleversements de l'économie de marché généralisée qui triomphe alors en Angleterre.
    Cette Théorie politique n'est pas seulement une puissante synthèse sur les hommes, penseurs et idées aux fondements de la démocratie libérale ; en analysant les contradictions apparentes ou réelles de ces théoriciens, en dégageant les «présupposés d'ordre social» qui sont les leurs plus ou moins implicitement, Macpherson entend mettre en perspective la démocratie libérale à sa source même.

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  • Tome I :
    Il arrive que les individus prennent collectivement des décisions singulières et agissent avec constance dans le sens totalement contraire au but recherché : pour éviter un accident, des pilotes s'engagent dans une solution qui les y mène progressivement ; les ingénieurs de Challenger maintiennent obstinément des joints défectueux sur les fusées d'appoint ; des copropriétaires installent durablement un sas de sécurité totalement inutile ; une entreprise persévère dans l'usage d'un outil de gestion au résultat inverse de l'objectif visé.
    Quels sont les raisonnements qui produisent ces décisions absurdes? Les mécanismes collectifs qui les construisent? Quel est le devenir de ces décisions? Comment peut-on à ce point se tromper et persévérer?
    Ces questions, auxquelles Christian Morel répond grâce à une analyse sociologique aux multiples facettes, conduisent à une réflexion globale sur la décision et le sens de l'action humaine.

    Tome II :Dans le premier tome des Décisions absurdes (Folio Essais n° 445), Christian Morel a posé les bases d'une «sociologie des erreurs radicales et persistantes». Il arrive que les individus prennent collectivement des décisions singulières et agissent avec constance dans le sens totalement contraire au but recherché.
    Aujourd'hui, Christian Morel reprend son enquête où il l'avait laissée et se penche sur l'émergence, dans des univers à haut risque, de dynamiques visant à favoriser la décision éclairée, à partir de cas d'école saisissants : le débat contradictoire a été déterminant pour la fiabilité des réacteurs nucléaires de la Marine américaine ; l'introduction d'une check-list de bloc opératoire a réduit la mortalité chirurgicale dans des proportions considérables ; ou bien encore, l'armée de l'air ne sanctionne plus les erreurs pour faciliter la remontée d'informations.
    À partir de ces expériences, l'auteur esquisse des «métarègles de la fiabilité», synthèse de lois sociologiques et de prescriptions cognitives, comme la formation aux facteurs humains, les politiques de non-punition, les processus d'avocat du diable ou l'interaction généralisée. La sociologie des décisions hautement fiables qu'il propose va à l'encontre des idées reçues et s'applique, par sa vision étendue, à toute activité.

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  • Les grands poètes sont souvent aussi de grands critiques. Paul Claudel a médité sur l'oeuvre d'art et en particulier sur la poésie.
    Ce volume comprend un choix de ses essais les plus célèbres consacrés aux poètes et au poème. Claudel nous parle de Mallarmé, de Dante, de Hugo, de tous ceux qu'il a aimés et qui l'ont marqué. Enfin deux de ses textes fondamentaux : les réflexions sur le vers français et sur l'inspiration poétique.

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  • Publier un livre, nous dit michel tournier, c'est procéder à un lâcher de vampires.
    Car un livre est un oiseau sec, exsangue, avide de chaleur humaine, et, lorsqu'il s'envole, c'est à la recherche d'un lecteur, être de chair et de sang, sur lequel il pourra se poser afin de se gonfler de sa vie et de ses rêves. ainsi le livre devient ce qu'il a vocation d'être : une oeuvre vivante. une cinquantaine de livres sont donc venus se poser sur le lecteur tournier, lequel, ayant une plume à la main, a essayé de décrire les fruits imaginaires que ces semences produisaient dans sa tête.
    Il en résulte une suite de brefs essais, qui vont de charles perrault à jean-paul sartre et de novalis à günter grass, oú la joie d'écrire s'ajoute au bonheur de lire.

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