Gallimard

  • « Il y a une figure qui apparaît et réapparaît tout au long de ce livre. Ses instincts sont fondamentalement cruels ; sa manière est intransigeante. Il propage l'hystérie, mais il est immunisé contre elle. Il est au-delà de la tentation, parce que, malgré sa rhétorique utopiste, la satisfaction est le cadet de ses soucis. Il est d'une séduction indicible, semant derrière lui des camarades amers comme Hansel ses miettes de pain, seul chemin pour rentrer chez soi à travers un fourré d'excuses qu'il ne fera jamais. C'est un moraliste et un rationaliste, mais il se présente lui-même comme un sociopathe ; il abandonne derrière lui des documents non pas édifiants mais paradoxaux. Quelle que soit la violence de la marque qu'il laissera sur l'histoire, il est condamné à l'obscurité, qu'il cultive comme un signe de profondeur. Johnny Rotten/John Lydon en est une version ; Guy Debord une autre. Saint-Just était un ancêtre, mais dans mon histoire, Richard Huelsenbeck en est le prototype. » Greil Marcus.

  • L'inégalité, ou : pourquoi y a-t-il des riches et des pauvres ? a cette question essentielle de l'économie, pierre-noël giraud apporte une réponse originale : plutôt que de mettre en rapport inégalité sociale et croissance dans chaque pays, il préfère embrasser, sur deux siècles, les inégalités internes et externes, sociales et spatiales, des capitalismes, restituant, par là même, la dynamique de l'économie du monde contemporain.

    Emergence des inégalités entre pays, réduction des inégalités sociales internes en fin de période, tel aura été - du xviiiè siècle aux années soixante-dix de ce siècle - le double mouvement d'ensemble de l'inégalité du monde.
    Or, depuis vingt ans, ce mouvement s'inverse. un rattrapage des pays riches extrêmement rapide a été entamé, non seulement par les " nouveaux pays industrialisés " (corée du sud, taiwan, singapour), mais aussi - fait majeur de cette fin de siècle - par les vastes " pays à bas salaire et à capacité technologique " : la chine, l'inde, l'ex-union soviétique.
    Cependant, cette réduction des écarts entre pays s'accompagne, au sein des pays riches, d'une croissance des inégalités polarisant la société en une minorité de " compétitifs " et un large groupe de " protégés " qui deviennent les clients des premiers.
    Nous sommes désormais entrés dans une nouvelle ère de l'inégalité du monde.

  • La démocratie a posé l'universalité du principe d'égalité formelle des individus, quelles que soient par ailleurs les inégalités sociales, culturelles et autres. La démocratisation est animée par l'ambition d'assurer l'égalité réelle des citoyens. Elle s'est traduite par le développement de l'Etat-providence qui intervient toujours plus pour satisfaire les besoins économiques et sociaux des individus. Or son action est désormais paradoxale fruit du louable souci d'assurer l'universalité des droits, elle vise, par les " discriminations positives " et autres politiques de promotion spécifique, à défendre les droits particuliers de certaines catégories. L'équité se substitue à l'égalité, le multiculturalisme à l'universalité. Telle est l'épreuve particulière que traversent les démocraties occidentales, confrontées au caractère toujours plus " providentiel " de leurs sociétés : si l'égalité contemporaine tend à épuiser les formes de transcendance collective, comment peut-on continuer à " faire société " ?

    Sur commande
  • Le libéralisme passe pour le seul modèle possible. Son succès a longtemps laissé dans l'ombre une partie importante de l'économie réelle. Cette prétention est aujourd'hui contestée, en particulier par le mouvement de l'altermondialisation. Mais, loin de se réduire à la seule critique, ce dernier élabore des propositions concrètes afin de promouvoir plus de solidarité et de démocratie. Visant à favoriser cette réflexion sur l'autre économie, cet ouvrage propose la première synthèse fiable et accessible des connaissances disponibles. Interdisciplinaire autant qu'international, il offre une définition approfondie d'une soixantaine de thèmes clés : commerce équitable, développement durable, organisations internationales, secteur public, droits des femmes... Ces notions s'inscrivent dans l'histoire comme dans l'actualité la plus récente. Outil indispensable pour les acteurs, les chercheurs et les étudiants, cet ouvrage allie une approche théorique à la prise en compte de pratiques sociales jusqu'ici méconnues.

    Indisponible
  • Pour se protéger des tirs palestiniens en provenance de la bande de Gaza, le gouvernement israélien a lancé une guerre en décembre 2008. Pour, officiellement, protéger le territoire israélien des incursions terroristes venues des villages palestiniens de Cisjordanie, le gouvernement israélien a ouvert, au printemps 2002, l'immense chantier d'érection d'un mur appelé " barrière de sécurité ". Ce " mur de séparation ", ainsi rebaptisé par les Palestiniens, découpe d'une nouvelle manière les frontières d'Israël : il annexe des territoires palestiniens, de sorte que les colonies qui y sont implantées deviennent des villages israéliens, et semble rendre irrémédiable cette extension du territoire d'Israël en dehors de toute légalité internationale. Le mur est-il un barrage contre le terrorisme ou un barrage contre la paix ?

    Sur commande
  • Le Magasin des enfants, ouvrage collectif réunissant autour de Jacques Testart médecins, sociologues, psychanalystes et juristes, apporte la contradiction à de nombreuses interprétations en usage dans les discours aujourd'hui répandus sur la " procréation médicalement assistée " (PMA).
    Aucun des auteurs réunis ici ne demande l'abolition de la procréation artificielle, mais tous souhaitent que soient définis son territoire et ses modalités d'intervention, afin de préserver des valeurs infiniment plus précieuses à l'humanité que la satisfaction d'intérêts ou de besoins particuliers.
    Ce qui apparaît dans ces pages, c'est un humanisme moderne indépendant des dogmes, des religions ou des mythologies nouvelles secrétées par les techno-sciences.

    Sur commande
  • Cet ouvrage est une référence par la qualité de son information comme par sa mise à distance de l'histoire officielle, qu'elle soit castriste ou anticastriste. Après une perspective historique critique («De l'indépendance à la révolution» ; «Le socialisme des Caraïbes»), Olivier Languepin nous conduit dans le vif du sujet : «L'économie cubaine dans la tourmente» ; «Société : la fin des certitudes»; «Le peuple cubain : tensions et réconciliations» ; enfin, question longtemps tenue pour un tabou mais désormais ouvertement posée : «Quelle transition pour Cubaoe». À l'heure d'une percée diplomatique rendue possible par le basculement de l'Amérique latine vers la gauche, sociale-démocrate ou populiste, le régime balance entre ouverture et raidissement répressif contre ses opposants. Quant à l'alternative démocratique, elle demeure aujourd'hui encore à construire.

    Sur commande
  • A travers sermons, conférences, articles, interviews, le cardinal lustiger aborde les événements et les soucis du temps présent.
    Qu'il évoque la tragédie polonaise, la vocation missionnaire, les racines juives de l'eglise ou la culture européenne, c'est de la même audace et de la même confiance que témoigne l'archevêque de paris.
    Dans une préface inédite, le grand théologien hans-urs von balthasar, avant d'apporter son commentaire, souligne la "clarté parfaite", le "courage qu'on pourrait dire téméraire" et la "franchise" de chacune des interventions de jean-marie lustiger.

    Osez croire, osez vivre dessine les contrastes, les menaces et les grâces de l'eglise et du monde à l'approche du troisième millénaire.

    Sur commande
  • " l'agonie du tibet, écrit elisabeth badinter dans sa préface au livre de pierre-antoine donnet, ce n'est pas seulement des hommes assassinés, des nonnes et des prêtres torturés, des milliers de gens déportés dans les camps de rééducation, c'est aussi un véritable génocide culturel, linguistique et religieux.
    La sinisation systématique du tibet est à moyen terme sa mort assurée. et cela dans l'indifférence générale. " tibet magique, tibet martyr. l'une des tragédies de cette fin de siècle se joue actuellement au pays des neiges. depuis son invasion par la chine en 1950, le tibet est asservi et colonisé. pour rompre le silence, tibet mort ou vif veut d'abord informer. recueillis auprès des protagonistes tibétains aussi bien que chinois, une multitude de témoignages inédits et de documents exclusifs offrent un regard neuf sur ce choc de deux grandes civilisations dont les répercussions sont incalculables.
    Chef spirituel et temporel de six millions de tibétains, le dalaï-lama, prix nobel de la paix 1989, y exprime son parti pris de tolérance et de non-violence. avant qu'il ne soit trop tard.

  • Depuis la catastrophe de Fukushima les politiques énergétiques sont revisitées dans de très nombreux pays, en particulier dans ceux qui ont recours à l'énergie nucléaire.
    Le débat énergétique est complexe car il doit articuler plusieurs niveaux de réflexion : un niveau international marqué par l'équation énergie/climat, par l'économie et la géopolitique des ressources énergétiques ; un niveau européen puisque nous avons pris l'engagement de construire un marché commun de l'énergie, électricité et gaz naturel ; un niveau national où certaines priorités stratégiques peuvent être affichées, par les gouvernements et les populations ; un niveau local où des expérimentations énergétiques se font de plus en plus fréquemment.
    Ainsi les choix énergétiques ne peuvent plus se faire aujourd'hui dans une seule perspective nationale et étatique. La question énergétique internationale est fondamentalement marquée par l'équation énergie/climat. Afin de limiter les effets dramatiques que pourrait avoir un réchauffement excessif de la planète, il est indispensable d'accélérer l'émergence de systèmes énergétiques moins intenses en carbone.
    Dans cette perspective inéluctable de toute politique énergétique responsable, les auteurs examinent les principales qualités que devraient avoir les filières énergétiques à développer : une énergie sûre, une énergie à son vrai prix, une énergie respectueuse de l'environnement. Autant d'orientations qui doivent s'inscrire dans un cadre européen apte à faire jouer les complémentarités dans une perspective de compétitivité, de responsabilité environnementale et de sécurité des approvisionnements à court, moyen et long terme.
    C'est dans ce cadre également que se déploieront toutes les opportunités nouvelles pour les entreprises, en France et à l'étranger, puisque l'énergie nouvelle peut être source de croissance.

    Sur commande
  • «Contre les fouilleurs d'origines et les dévots de l'immédiat, s'entêter à imbriquer connaissance du passé et savoir du présent : c'est ce qui, en 1991, m'avait conduit à suivre les traces de Christophe Colomb, arpentant les terres qu'il avait accostées et visitant les siècles qu'il avait inaugurés. C'est ce qui, dix ans après, sous le choc de l'événement du 11 septembre 2001, m'amène à exhumer ce voyage et à réemprunter les traces qu'il m'avait paru ouvrir.
    Des périples transatlantiques du Grand Amiral de la mer océane à l'attentat contre le World Trade Center, le tourbillon de dates et d'époques dans lequel ce livre entraîne ses lecteurs est une invite au déplacement de la pensée. À regarder de biais, de côté et de loin, nos propres temps d'ouverture et de fermeture, entre mélange des cultures et clôtures des identités. À combattre l'obsession des origines, le refoulé colonial, la peur de l'autre. Bref à suivre la trace métisse où s'invente un nouvel humanisme cosmopolite.» Edwy Plenel.

    Sur commande
  • Nombreux sont ceux qui ont voulu expliquer la crise ouverte dans le syndicalisme français depuis la fin des années 1970. Jean-Marie Pernot éclaire d'une perspective nouvelle la décomposition et la fragmentation syndicales, en reconduisant le moment présent aux conditions historiques qui l'éclairent, mais également en comparant le cas français aux autres pays d'Europe.
    Il ressort qu'il y a, depuis une quinzaine d'années, une perte générale d'efficacité du syndicalisme partout dans le monde et singulièrement en Europe qui en fut le berceau. Pris dans ce mouvement d'ensemble, le syndicalisme français a connu un affaiblissement plus précoce et plus radical qu'ailleurs.
    La désaffection à l'égard du syndicalisme a été amplifiée par cette guerre de tous contre tous à quoi se ramènent trop souvent les relations intersyndicales. Cette singularité, radicale, distingue le syndicalisme français de tout autre. Surtout, le syndicalisme ne peut être isolé de ses interactions prolongées avec d'autres acteurs - le patronat, l'État. Or, sous l'essor des politiques néolibérales, l'État a modifié les règles du partenariat social. Il n'y a certes pas de raison unique à un phénomène de crise aussi durable ; mais dans la pluralité des causes, cette part prise par l'État dans la régulation du social est essentielle.
    De quoi demain peut-il être fait ?

  • 4 novembre 2008 : des millions d'Américains votent au cours de l'élection dite « générale », et non pas « présidentielle ». En fonction des États, ils choisissent leurs représentants au Congrès, leurs élus aux parlements locaux, leurs shériffs, leurs juges, voire leurs représentants à la commission des chemins de fer. Aucun ne vote directement pour élire le président.
    Les suffrages vont à de Grands électeurs. Ils forment à eux seuls (558 sur un peu plus de 250 millions d'Américains en âge de voter) le Collège électoral qui élit en décembre le président des États-Unis. Le président peut donc être élu sans avoir obtenu la majorité des voix au « vote populaire » - tel fut systématiquement le cas de 1992 à 2000.
    La mécanique de l'élection intrigue, les enjeux prêtent à confusion. Le président des États-Unis est-il vraiment le président le plus puissant au monde ? Quelle est la nature de son pouvoir réel dans un contexte où la « cohabitation » avec un législatif de l'autre bord paraît être la norme plus que l'exception ? Le pays est-il prêt à élire une femme ou un Africain-Américain à la magistrature suprême ? Quelle place occupe le débat sur la politique étrangère, qui concerne le monde entier ?
    Roger Persichino ne porte pas un jugement de valeur sur la démocratie américaine, il en propose un tour d'horizon à partir de son élection la plus importante.

    Sur commande
  • Sur commande
  • Asie du Sud-Est : l'expression est courante.
    Mais combien savent ce qu'elle recouvre ? Au siècle dernier Élisée Reclus parlait, en termes géographiques, de l'" angle de l'Asie ", à la périphérie de l'Inde, du Japon et de la Chine. Aujourd'hui, paradoxalement, la seule définition cohérente est celle, en termes politiques, de l'organisation régionale des dix pays du Sud-Est, l'ASEAN. Cette région, dans les faits, est aussi émiettée que l'Europe, mais plus encore diverse culturellement, économiquement et socialement : quoi de commun entre l'île-État, au capitalisme précoce, de Singapour et les campagnes, encore enclavées dans le communisme, du Laos ? Entre la grande " Indochine " (Birmanie, Vietnam, Thaïlande, Laos et Cambodge) et le monde " malais " (Malaisie, Indonésie, Philippines) ? Entre l'univers bouddhiste indochinois, et les mondes musulmans d'Indonésie et de Malaisie, et chrétien des Philippines ? À l'heure de la " crise asiatique ", partie de Thaïlande en 1997 pour venir frapper les Bourses occidentales, et des impacts, dans la région, de la guerre contre le terrorisme, la coopération entre les dix États survivra-t-elle aux traumatismes ou périra-t-elle sous les ondes du " choc des civilisations " que d'aucuns situent justement dans cette région ? L'enjeu régional est au coeur des enjeux mondiaux.

    Sur commande
  • Comment arriver à préserver en France tout à la fois un taux de fécondité suffisant pour son développement, un niveau d'emploi croissant et de chômage restreint, la compétitivité de l'économie, le bien-être social et individuel, et l'amélioration de la démocratie - notamment l'égalité entre les hommes et les femmes.
    La réponse, qui n'est pas une gageure, se tient du côté d'un contrat nouveau entre la production et la reproduction. Que faire pour adapter au mieux les deux sphères que sont le travail et la famille. De cette équation dépend le fonctionnement économique mais aussi social et culturel. Le progrès, en somme.

    Sur commande
  • Analyste au scalpel de la Grande Récession qui a germé à partir de 2005 en Occident pour se déployer avec force à compter de 2008, Jean-Luc Gréau a très tôt mis en relief, malgré l'aveuglement de la plupart des économistes, la gravité «systémique» de la crise financière de 2007 et 2008, centrée sur le marché de la dette privée américaine. Il a dénoncé le leurre d'un rétablissement définitif de l'Occident après le rebond de 2009 et définit la crise européenne depuis l'hiver 2010 comme ayant sa source non pas dans la défaillance des pays les plus fragiles ou les plus irresponsables, mais dans le credo d'une concurrence illimitée, que nulle autre puissance dans le monde n'a fait sien à ce jour.
    Il a indiqué comment la France est acculée à une politique de survie, sous la menace d'une double faillite des banques et des États en Europe. Ce faisant, il n'a cessé de mesurer les décalages incessants entre le discours de l'économie institutionnalisée (FMI, OCDE, Commission européenne) et la réalité économique vécue par les peuples et par les entreprises. L'expérience néolibérale n'est pas, comme on le clame souvent, une déréglementation aveugle, mais une organisation nouvelle, ancrée au premier rang sur les banques centrales indépendantes et les agences de notation, qui a libéré les économies de toute réglementation, contraint l'État à un retrait stratégique et organisé la prise en charge des marchés par les institutions de marché.
    C'est de ce pouvoir, dissimulé dans les infrastructures financières occidentales et d'autant plus difficile à atteindre qu'il se présente comme un fait de la nature, que l'économie mondiale paie l'échec.

    Sur commande
  • "Les Français passent pour cocardiers ; je ne les crois pas indignes de leur légende. Comment alors se fait-il qu'en moins de vingt ans (1945-1963) ils aient saboté avec entêtement et soient aujourd'hui sur le point de ruiner ce qui reste leur meilleur titre à la prétention qu'ils affichent : le français.

    Hier encore langue universelle de l'homme blanc cultivé, le français de nos concitoyens n'est plus qu'un sabir, honteux de son illustre passé. Pourquoi parlons-nous franglais ? Tout le monde est coupable : la presse et les Marie-Chantal, la radio et l'armée, le gouvernement et la publicité, la grande politique et les intérêts les plus vils.
    Pouvons-nous guérir de cette épidémie ? Si le ridicule tuait encore, je dirais oui. Mais il faudra d'autres recours, d'autres secours. Faute de quoi, nos cocardiers auront belle mine : mine de coquardiers, l'oeil au beurre noir, tuméfiés, groggy, comme disent nos franglaisants, K.O. Alors, moi, je refuse de dire O.K." Étiemble.

    Sur commande
  • Il était une fois un président qui avait plus d'un secret.
    A ceux qu'il avait accumulés durant sa longue carrière politique, il avait choisi d'en ajouter deux autres, encore plus lourds. a peine élu, il avait appris qu'il était atteint d'un cancer incurable, et il se refusait à le faire savoir de peur de devoir écourter son règne. il avait également pris le parti de cacher l'existence de sa fille, née hors mariage. de ses secrets intimes, de santé et de famille, il fit donc des secrets d'etat.
    Aussi décida-t-il, pour les protéger des indiscrets, de s'entourer d'une garde fidèle et puissante. il installa au coeur de la présidence une mystérieuse " équipe " qui s'organisa comme un véritable service secret avec ses écoutes téléphoniques. durant plusieurs années, la présidence eut ainsi son " cabinet noir " privé, espionnant à loisir les conversations de ceux et celles qu'elle supposait être ses ennemis.
    Cela ne s'était jamais vu. jamais fait.

    Indisponible
  • La société politique possède le privilège d'élaborer les projets collectifs, de fabriquer l'espoir, de donner un sens et une perspective à l'évolution de la société.
    Elle n'y réussit pas toujours : l'espérance et la ferveur ne se décrètent pas. Les débuts de la Ve République ont cependant permis au général De Gaulles de bâtir les institutions et de mener le décolonisaton à son terme. La sortie de la crise économique, la résorption du chômage et la construction de l'Europe constituent des objectifs de taille comparable pour la nouvelle société politique.

    Sur commande
empty