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Prix
marie darrieussecq
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«À regarder ses propres parents, Rose voudrait croire que la vie est à peu près stable, à peu près fiable. Mais la proximité d'une amie aussi singulière, à moins de la rejeter en bloc, rend la vie inquiétante. Peut-être que depuis leur enfance, Solange a introduit dans la vie de Rose un principe de désordre.» Rose et Solange, amies depuis toujours, entrent dans l'âge adulte en empruntant des chemins différents. Rose suit des études de psychologie et reste fidèle à son premier amour, tandis que Solange multiplie les aventures, tombe enceinte à quinze ans, et se lance dans une carrière de comédienne. Chacune tente de fabriquer son bonheur, mais une femme habite-t-elle jamais ses rêves d'amour ou de liberté ?
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Je ne dors pas. J'ai perdu le sommeil. Il erre quelque part, loin de moi, comme une ombre. Ou, allez savoir, il fait la fête, et c'est moi l'ombre. Qui est-ce qui ne dort pas quand je ne dors pas ? L'insomnie croît comme le désert, à mesure que tombent les grands arbres. Et pendant ce temps, d'autres êtres ont les yeux ouverts. D'autres yeux regardent. L'insomnie se nourrit de ce sentiment confus : il y a autre chose. Alors pour dormir, j'ai tout essayé. M. D.
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Être ici est une splendeur ; vie de Paula M. Becker
Marie Darrieussecq
- Folio
- Folio
- 14 Septembre 2017
- 9782072733758
Paula Modersohn-Becker est une peintre allemande de la fin du XIX ème siècle, célèbre enAllemagne et dans beaucoup d'autres pays au monde, mais à peu près inconnue en France bienqu'elle y ait séjourné à plusieurs reprises et fréquenté l'avant-garde artistique et littéraire. Néeen 1876 et morte en 1907 des suites d'un accouchement, elle est considérée comme l'une desreprésentantes les plus précoces du mouvement expressionniste allemand. Elle n'aimait pastellement être mariée, elle voulait peut-être un enfant - sur ce point ses journaux et ses lettressont ambigus. La biographie que lui consacre Marie Darrieussecq reprend tous les élémentsqui marquent la courte vie de Paula Modersohn-Becker. Mais elle les éclaire d'un jour à la foisféminin et littéraire. Elle montre, avec vivacité et empathie, la lutte de cette femme parmi leshommes et les artistes de son temps, ses amitiés (notamment avec Rainer Maria Rilke) et sondésir d'expression et d'indépendance.
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«Le directeur a été très gentil avec moi le jour de mon embauche. J'ai eu la permission de gérer ma parfumerie toute seule. Ça marchait bien. Seulement, quand les premiers symptômes sont apparus, j'ai dû quitter la parfumerie. Ce n'était pas une histoire de décence ni rien ; c'est juste que tout devenait trop compliqué. Heureusement, j'ai rencontré Edgar, et Edgar, comme vous le savez, est devenu président de la République. C'était moi, l'égérie d'Edgar. Mais personne ne m'a reconnue. J'avais trop changé. Est-ce que j'avais raté la chance de ma vie ? En tout cas, je ne comprenais toujours pas très bien ce qui m'arrivait. C'était surtout ce bleu sous le sein droit qui m'inquiétait...»
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«Elle a peur qu'il lui demande des choses qu'elle ne pourrait pas. Des promesses. De l'argent. D'interminables engagements. Un peu d'argent, ça irait. Mais plus d'argent? Ou quoi d'autre? Il appelle pour demander quelque chose. Obligé. Pas pour faire la conversation.»Rose part en croisière avec ses enfants. Elle rencontre Younès qui faisait naufrage, et lui offre le téléphone de son fils. Rose est héroïque, mais seulement par moments.
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Une femme rencontre un homme. Coup de foudre. L'homme est noir, la femme est blanche. Et alors?»
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«Solange se demande s'il vaut mieux le faire avec celui-ci ou avec celui-là.»
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Cela fait quelque temps que les oeuvres de ces deux-là se croisent. L'une illustre de sa prose les dessins de l'autre et vice versa : un lavis vient orner la couverture d'un livre de poche. Images et textes se répondent dans un dialogue fécond, les deux artistes nourrissant une reconnaissance réciproque qui les rapproche.
« Il était parti en voyage. Il s'était envolé par-dessus la bordure de la ville, par-dessus les forêts. Mais les frontières avaient fermé et il ne pouvait plus revenir. Il donnait des nouvelles régulièrement. Et puis, moins régulièrement.
Dans son emploi du temps à elle, ça faisait du blanc. De plus en plus de blanc entre les messages. Et le soir, dans leur maison, elle ne regardait plus du côté de la ville, elle regardait toujours vers la forêt. »
Marie Darrieussecq -
Qu'est-ce qu'un bébé ?
Pourquoi si peu de bébés dans la littérature ?
Que faire des discours qui les entourent ?
Pourquoi dit-on « bébé » et pas « le bébé » ?
Qu'est-ce qu'une mère ? Et pourquoi les femmes plutôt que les hommes ?
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«Je traque sur Internet une femme qui couche avec le même homme que moi.» Dès les premières lignes, Je suis fan nous plonge dans une histoire d'obsession amoureuse intense et dérangeante. La jeune narratrice, qui n'a pas froid aux yeux, entame une veille frénétique et un sombre jeu de piste pour saisir chaque détail de l'existence de sa magnifique rivale. Cette dernière est une adepte d'Instagram, où elle poste chaque jour des aperçus de sa vie parfaite. Tout y respire le bon goût et l'opulence : de quoi attiser la jalousie de notre narratrice, de plus en plus accro à ces clichés virtuels si éloignés de sa vie modeste. La dégringolade s'annonce ; quant au séducteur qu'elles ont en commun, il semble vouloir prendre ses distances. Mais encore faut-il réussir à regarder la réalité en face. Avec l'envoûtant premier roman Je suis fan, Sheena Patel a fait une irruption très remarquée sur la scène littéraire britannique. De sa plume alerte et espiègle, elle questionne avec fracas le désir féminin et nous précipite dans une chute libre addictive. Un texte qui saisit, fascine et dérange, tout en mettant parfaitement le doigt sur la folie que peuvent générer les réseaux sociaux. Notre époque fuyant le réel est plus que jamais en ligne de mire, inoubliable.
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«J'ai ouvert l'oeil et boum, tout m'est apparu. C'était limpide. Nous étions presque tous accompagnés par nos moitiés. Et ma moitié à moi, à quel point elle n'était pas autonome, ça faisait peur. Une chochotte.» Une femme écrit au fond d'une forêt. Son corps et le monde partent en morceaux. Avant, elle était psychologue. Elle se souvient qu'elle rendait visite à une femme qui lui ressemblait trait pour trait, et qu'elle tentait de soigner un homme.
Cette dystopie, qui se situe dans la postérité du Meilleur des mondes ou de 1984, nous raconte une histoire de trafic d'organes, de gérontocratie, de totalitarisme sanitaire et politique. Marie Darrieussecq, avec ce personnage très légèrement en retard sur les événements, et à ce titre bouleversant, renoue avec la veine de Truismes.
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Péronnille la chevaliere
Nelly Charles-blumenthal, Marie Darrieussecq
- Albin Michel
- Panda Poche
- 27 Mai 2015
- 9782226315403
Péronnille est chevalière, c'est son travail. Elle combat les méchants et défend les royaumes. Amoureuse du prince à la mandoline, elle doit passer trois épreuves pour pouvoir l'épouser : pourfendre le dragon, répondre à l'énigme des sept sages, acheter de la mousse à raser au pays des Barbiers. « Tranquille ! » Péronnille sort victorieuse, mais voilà que le prince fait des manières... Lassée de toutes ces exigences, Péronnille repart en célibataire, très fière de ses exploits. À partir de 6 / 7 ans
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«Mon mari a disparu. Il est rentré du travail, il a posé sa serviette contre le mur, il m'a demandé si j'avais acheté du pain. Il devait être aux alentours de sept heures et demie.»Le mari sans visage ne reviendra pas.Sa femme va attendre et l'attente va tout miner, la disparition va s'étendre à la vie, aux êtres qui entourent la narratrice, et aussi à son corps.Une histoire de fantômes qui fait vaciller bien des certitudes.«Écrire c'est être entre deux mondes, là où rien n'est certain mais où tout est possible, où circulent les fluides, les sensations.»
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Voici dix ans que son fils est mort, il avait quatre ans et demi. Pour la première fois depuis ce jour quelques moments passent sans qu'elle pense à lui. Alors, pour empêcher l'oubli, ou pour l'accomplir, aussi bien, elle essaie d'écrire l'histoire de Tom, l'histoire de la mort de Tom, elle essaie de s'y retrouver. Tom qui est devenu mort, Tom à qui on ne pense plus qu'en sachant qu'il est mort. Elle raconte les premières heures, les premiers jours, et les heures et les jours d'avant pareillement, comme s'il fallait tout se remémorer, elle fouille sans relâche, elle veut décrire le plus précisément et le plus profondément possible, pas tant les circonstances de la mort de Tom que ce qui a précédé, que ce qui s'en est suivi, la souffrance, le passage par la folie, et le fantôme de son enfant. Le plus concrètement aussi parce que, c'est sûr, la vérité gît dans les détails. C'est la raison pour laquelle ce texte qui devrait être insoutenable et qui va si loin dans l'interrogation de la douleur est si convaincant, si proche.
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Bretonnes
Marie Darrieussecq, Charles Fréger, Yann Guesdon
- Actes Sud
- Arts - Photographie
- 10 Juin 2015
- 9782330050443
En quelque vingt années, Charles Fréger s'est imposé comme le portraitiste des communautés humaines, dans leurs dimensions collective et individuelle, dressant, par le biais de l'inventaire photographique, des typologies de manières d'habiter, pour les individualités qui la composent, sa communauté d'héritage ou d'élection. Signe visuel d'appartenance et de ralliement, l'uniforme, sinon le costume, du plus protocolaire au plus « sauvage », constitue le motif central de son oeuvre. L'inventaire ici dressé est celui des coiffes bretonnes : il impose la vitalité et la contemporanéité de traditions que l'on aurait trop vite fait de remiser au rang de folklore.
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L'accusation de plagiat est peut-être l'archétype de l'accusation littéraire, une tentative de meurtre symbolique, qui réussit parfois. Ce Rapport de police étudie les attaques des dénonciateurs ; et aussi, d'Apollinaire à Zola, de Freud à Mandelstam, de Daphné Du Maurier à Paul Celan, les réactions des accusés.
La plagiomnie - la calomnie plagiaire - manifeste une surveillance de la fiction, qui passe par la notion de crime, voire de blasphème, et pose la question du sacré en littérature.
C'est cette surveillance, qui vaut pour toute écriture non appropriée, dont est retracée ici la longue histoire, de Platon au goulag.
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La famille Johnson : Jeanne, l'aînée des soeurs, qui vit à Buenos Aires, Anne, à Paris, et Éléonore, dite Nore, encore chez sa mère ; leur père, John, un Anglo-Irlandais qui vit à Gibraltar et leur mère, une Basque, qui s'est remariée, sans pour autant avoir réussi à vendre la maison familiale.Nous sommes dans leur cerveau.Il y a un fantôme.
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une femme rentre au pays.
elle est fille, petite-fille, épouse, mère et soeur. ce dernier point est le lieu des secrets. cette femme court, déménage, achète des meubles et en laisse d'autres, se pose quelques mois et écrit je de temps en temps. la maison des morts l'attire comme un casino attire un joueur, mais son mari est contre, heureusement. c'est un petit pays, charmant et balnéaire, mais dont les traditions funéraires ne sont pas pour attirer les touristes, il faut en convenir.
un pays natal, c'est une parcelle d'un sol. c'est aussi une muqueuse utérine, c'est une langue, c'est la mémoire des morts, c'est une histoire et une géographie. c'est un roman d'amour, et des cartes postales. mais est-ce que ça existe, un pays sans etat ? un pays coupé en morceaux et une femme enceinte au cerveau politique avec un humour très subtil, une gravité et une précision quasi scientifique.
marie darieussecq nous permet d'éprouver toute la métaphysique des origines, la question de la filiation. et livre une analyse perspicace des effets de la solitude et du déracinement.
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Une base scientifique européenne posée quelque part dans l'immensité blanche en Antarctique, le «Projet White». Des chercheurs, des glaciologues, mais aussi un cuisinier, un intendant, un chauffagiste, Peter Tomson, et une standardiste, Edmée Blanco, la seule femme, s'y côtoient, enfermés pour six mois, le temps d'une mission. Tout ce petit monde transporte ses propres fantômes et croise ceux qui rôdent, nombreux, au pôle Sud.De l'aventure ! Du chaud ! Du froid !Des bons et des méchants ! De l'amour !Jusqu'à quel point faut-il se débarrasser des fantômes pour faire l'amour ?
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Françoise Pétrovitch
Collectif, Marie Darrieussecq, Michel-Edouard Leclerc, Camille Morineau, Lucia Pesapane
- Fonds Hélène & Édouard Leclerc pour la Culture
- 13 Octobre 2021
- 9791096209095
Cette monographie est éditée par le Fonds Hélène & Edouard Leclerc de Landerneau à l'occasion de la grande exposition qu'il consacre à Françoise Pétrovitch. Véritable ouvrage de référence, le livre, dont chaque chapitre s'ouvre sur la parole de l'artiste, retrace l'ensemble de son parcours de façon chrono-thématique, dévoilant au passage des images des ateliers et des oeuvres jamais montrées ou réalisées pour l'exposition. De nombreux écrits de spécialistes de l'histoire de l'art ou même de la romancière Marie Darieussecq, qui livre pour l'occasion un texte inédit, s'y succèdent. Accompagnés de quelques 200 illustrations ils font Écho À la richesse de l'oeuvre de Françoise Pétrovitch et de ses techniques : peintures, sculptures, dessins, céramiques, estampes et vidéos. A travers les images récurrentes de l'artiste ou « motifs-traits » (mains, yeux fermés, personnages hybrides, fragiles, enfants ou animaux, etc.) c'est un travail sur le regard qui se découvre et nous propose son interprétation du monde.
Une oeuvre d'art actuel incontournable.
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Après l'école, la petite reste une heure ou deux chez sa grand-mère, en attendant que sa mère vienne la chercher. Elle goûte en regardant les documentaires à la télévision. Ce jour-là, la robe que porte sa mère est différente. Et au lieu de rentrer à la maison, les voilà qui s'embarquent toutes les deux sur l'autoroute. Elles arrivent au bord de la mer. Les recherches ont déjà commencé.
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Valérie Belin : Les visions silencieuses
Sophie Barthélémy, Laurence Bertrand dorléac, Marie Darrieussecq
- Lienart
- 25 Avril 2024
- 9782359064285
Valérie Belin (née en 1964) brouille les pistes entre réel et virtuel, nature et artifice, objets inanimés et êtres vivants, présence et absence, hyperréalisme et métaphore. L'artiste se plaît ainsi à dire qu'elle ne fait pas des « photographies d'objets » mais des « portraits d'objets », voyant en eux une « métaphore du corps traversé par la lumière ». Aux Bodybuilders, aux corps cabossés et huilés, répondent les carcasses métalliques des Voitures accidentées tandis que les Mannequins de vitrines semblent souvent plus humains que leurs doubles de chair.
À travers des images, saturées de signes visuels pour les plus récentes, Valérie Belin joue sur les codes de la représentation et trouble les frontières entre réalité et imaginaire. Elle accompagne ainsi les mutations technologiques et ontologiques de la photographie, de l'analogique au numérique, tout en s'inscrivant dans la tradition des avant-gardes de l'entre-deux-guerres en s'appropriant des techniques de surimpression ou de solarisation. Son passage à la couleur, à partir de 2006, apporte à ses photographies une dimension plus picturale et parfois un aspect de « collages » pleinement assumé.
Rassemblant une centaine d'oeuvres couvrant toute la production de l'artiste, de la fin des années 1990 aux séries les plus récentes, dont une inédite, l'ouvrage met en lumière la dimension picturale de son travail photographique.
Les nombreuses références de l'artiste à l'histoire de l'art, à travers les genres de la nature morte, du portrait, du nu ou du culte du corps, permettent aussi un dialogue stimulant avec les collections bordelaises. Ainsi onze photographies viennent-elles converser avec des peintures et des dessins du musée.
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Pour que droits et dignité ne s'arrêtent pas au pied des murs
Collectif
- Le Seuil
- 18 Mars 2021
- 9782021464030
Créée en 1996, la section française de l'Observatoire international des prisons (OIP) se bat pour le respect des droits et de la dignité dans les prisons françaises et milite pour la réduction du recours à l'emprisonnement. En vingt-cinq ans, l'association est devenue un interlocuteur essentiel pour les détenus mais aussi pour l'ensemble des personnes qui s'intéressent à la question carcérale. Elle est par ailleurs une force de proposition respectée des institutions qui sollicitent régulièrement son analyse. Pourtant, alors que la prison reste un espace de non-droit, l'Observatoire n'a jamais été aussi peu soutenu financièrement par l'État. Au point que son existence est menacée.
C'est pour réaffirmer les valeurs qui sont au fondement de son action que des écrivains s'associent au combat pour sa défense. Leurs textes rappellent à quel point la prison hante nos consciences malgré les mécanismes d'occultation de sa dure et proche réalité. Chacun y raconte, dans une grande diversité de forme et de ton, son lien à ce lieu de relégation et dénonce le scandale de sa persistante inhumanité.
Les bénéfices de ce livre sont reversés à l'OIP -
L'écriture inclusive, et si on s'y mettait ?
Julien Marsay, Réjane Sénac, Marie Darrieussecq, Brigitte Grésy, Pascal Gygax, Raphaël Haddad
- Le Robert
- Temps De Parole
- 2 Mars 2023
- 9782321017318
L'ouvrage de référence pour faire le point sur l'écriture inclusive en 50 questions !
L'écriture inclusive fait régulièrement polémique. De plus en plus de personnes s'interrogent sur son usage. Que recouvre-t-elle vraiment ? Quels sont ses enjeux en termes d'égalité ? Comment l'appliquer au quotidien et sur quels principes s'appuyer ?
L'ambition de ce livre-guide est de répondre aux questions les plus fréquentes et de proposer des solutions concrètes et faciles pour adopter un langage plus inclusif.
Aucune critique ni question sensible ne sont éludées. Les réponses apportées font état des dernières connaissances sur le sujet et offrent de multiples points de vue pour clarifier le débat et accompagner les pratiques !
Raphaël Haddad a fondé l'agence Mots-Clés en 2011. Il est également docteur en sciences de l'information et de la communication et enseignant à Paris 1 et à Sciences Po Paris.
Avec la participation de Alicia Birr, Heather Burnett, Emilia Capitaine, Marie Darrieussecq, Marie-Hélène Drivaud, Brigitte Grésy, Pascal Gygax, Imma, Jean-Marc Leblanc, Julien Marsay, Isabelle Meurville, Géraldine Moinard, Amandine Mussou, Clémentine Otto-Bruc, Céline Pozniak, Réjane Sénac, Carole Thomas, Éliane Viennot, Clément Viktorovitch et Leslie Weber.