Michel Contat

  • André Gorz était un homme très discret. Ce livre disque est une occasion de découvrir la voix d'un penseur que l'on n'entendait que très rarement à la radio et de mettre en lumière l'une des pensées les plus visionnaires du XXe siècle. Père de l'écologie, on peut aussi le considérer comme l'un des premiers penseurs de la décroissance : " On ne peut pas continuer à exploiter au même rythme des ressources qui sont limitées sans arriver à l'effondrement... " A partir de cette critique percutante, il esquisse de nouvelles perspectives sur la place du travail dans nos vies et la relation entre écologie et travail, remettant l'homme au centre d'une éthique du travail et non le profit. " Consommer plus et vivre mal ou vivre mal et gagner bien, c'est un peu notre civilisation. Alors que travailler beaucoup moins et gagner correctement sa vie, c'est possible." Le texte de Michel Contat accompagnant ce disque vise à situer ces propos dans l'oeuvre globale de Gorz et constitue une invitation à poursuivre sa réflexion d'une étonnante actualité en ces temps de crise économique et d'incapacité de la gauche à formuler un nouveau projet de société.

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  • Aux pages littéraires du Monde.
    Dans ce contexte qui est aussi un autoportrait, il déroule un récit qui ne se referme pas sur un destin isolé. A sa génération, il offre un miroir qui révèle ce qu'elle eut de particulier : un mélange de passion littéraire et de passion politique - deux pôles bien contradictoires. Certains optèrent pour la politique, et s'y perdirent. Contat a fait le choix de la critique littéraire, mais en restant à la mutation que Sartre avait tenté d'introduire dans l'exercice de l'écriture.

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  • Pour Sartre

    Michel Contat

    • Puf
    • 20 Février 2008

    Quel rapport entre les écrits de jeunesse d'un écrivain qui se méfie de la posture de l'écrivain et le refus du prix nobel ? quelle relation entre la nausée, ce roman de célibataire, et l'homme qui forma avec simone de beauvoir l'un des couples les plus fascinants de l'histoire ? pourquoi sartre n'écrivit-il jamais sur l'auteur qu'il aimait le plus, stendhal, alors qu'il consacra des milliers de pages à flaubert qu'il n'aimait pas ? comment s'articulent chez sartre le rêve de gloire et la conviction démocratique d'être " n'importe qui " ? pourquoi tant d'ouvrages abandonnés, d'un film sur le révolutionnaire joseph le bon à une pièce sur la chasse aux sorcières du sénateur mccarthy et à un ouvrage sur l'italie tant aimée ? quelle mue se jouait dans les extraordinaires carnets que sartre, aux prises avec l'histoire, écrivit durant la " drôle de guerre " ? pourquoi accepta-t-il de donner une suite aux mots, son autobiographie, sous la forme d'un film biographique ? qu'est-ce qui se jouait sur la scène sartrienne sinon le théâtre de la politique ? ordonnées selon l'ordre de rédaction des textes qu'elles commentent, ces vingt études au ton libre et à l'érudition solide composent le portrait d'une oeuvre, un portrait original et questionneur.
    Elles sont enserrées de deux textes autobiographiques où l'auteur tente d'élucider son rapport à sartre.

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  • Michel Contat est surtout connu comme le premier spécialiste de Sartre, dont il fut l'ami. Mais, en tant que journaliste littéraire et musical (notamment au Monde et à Télérama), en tant que chercheur aussi, il a rencontré depuis une quarantaine d'années un bon nombre d'écrivains et de musiciens de jazz (il est saxophoniste amateur) avec qui il a parfois noué des relations d'amitié, comme Max Frisch, Paul Nizon, Paul Auster, Serge Doubrovsky ou Sonny Rollins. Il donne ici les portraits qu'il a tracés d'eux ou les entretiens réalisés au fil des années. Comme il a l'habitude de se camper discrètement dans un coin du tableau, ces portraits à la première personne et ces rencontres avec des hommes (et une femme) remarquables constituent aussi une sorte d'autobiographie par les autres pour cet écrivain qui pense qu'écrire, aujourd'hui, c'est assumer son « je » sans se pousser du col.

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  • Une sorte de « Lettre au père » originale où l'auteur évoque les figures paternelles de substitution qu'il s'est choisies et retrouve l'irremplaçable qui l'a marqué, bien qu'il lui ait fait cruellement défaut au quotidien. Est-ce parce que ce drôle de père a su être présent dans les moments décisifs ?

    Michel Contat se veut lucide sur leur petite histoire au sein de la grande Histoire dans un pays, la Suisse, qui semble vivre à l'écart. Tenant la part égale entre l'humour et la tendresse, le texte offre une évocation de ce personnage hautement romanesque.

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  • Sartre au travail, amoureux, en débat, engagé toujours.
    Sartre dans et avec son temps : une telle reconstitution n'avait jamais été entreprise. Michel Contat comble ici une lacune éditoriale, car on ne peut, aujourd'hui, juger du philosophe et de son oeuvre sans les réinscrire dans leur temps. La liberté, ce beau souci, est chez Sartre une idée complexe qui n'existe qu'en situation, c'est-à-dire prise dans un histoire, familiale, sociale, nationale ou mondiale.
    Romancier, essayiste, auteur dramatique, philosophe, journaliste-reporter, scénariste, Sartre a donné à son siècle la figure de l'intellectuel total. Michel Contat témoigne dans cet ouvrage des sources sartriennes : sa formation intellectuelle, ses engagements politiques multiples, par le biais de nombreux de documents manuscrits (carnets de notes, de guerre, romans, théâtre, etc.), photographies, articles.
    C'est le cheminement d'une pensée hors du commun qui est ainsi reconstitué. Une spectaculaire traversée du siècle, de ses ruptures, révolutions et utopies.

  • En mars 1975, Jean-Paul Sartre décide de rendre publique la demi-cécité qui a détruit son métier d'écrivain. Avec Michel Contat, l'un des spécialistes de son oeuvre et aussi l'un de ses proches, il enregistre à Junas, chez Arlette Elkaïm-Sartre, la matière d'une interview destinée à paraître dans Le Nouvel Observateur à l'occasion de ses 70 ans. Entre le vieil homme frappé dans sa santé et le jeune homme qui l'aime et l'admire,se noue un dialogue émouvant, où chacun s'efforce d'être vrai, tout en pensant au public qui lira le texte dans un grand journal. Les cassettes de cet entretien avaient été conservées ; elles ont été diffusées par France Culture en octobre 2001. Voici maintenant ce document irremplaçable proposé au public.

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