Gilles Lipovetsky

  • Nous vivons un nouvel air du temps. À la révolte des années d'expansion succèdent aujourd'hui l'indifférence et le narcissisme ; à la logique de l'uniformisation succèdent la déstandardisation et la séduction ; à la solennité idéologique succède la généralisation de la forme humoristique. Nouvel âge démocratique se traduisant par la réduction de la violence et l'épuisement de ce qui fait depuis un siècle figure d'avant-garde.
    Avec ce nouveau stade historique de l'individualisme, les sociétés démocratiques avancées sont situées dans l'âge « postmoderne ».

  • Nous sommes entrés dans une nouvelle phase du capitalisme de consommation : la société d'hyperconsommation. Un homo consumericus de troisième type voit le jour, un espèce de turbo-consommateur décalé, mobile flexible, largement affranchi des anciennes cultures de classe, imprévisible dans ses goûts et ses achats, à l'affût d'expériences émotionnelles et de mieux-être, de qualité de vie et de santé, de marques et d'authenticité, d'immédiateté et de communication, dans un système où l'acheteur est de plus en plus informé et infidèle, réflexif et " esthétique ". L'esprit de consommation s'infiltre jusque dans le rapport à la famille et à la religion, à la politique et au syndicalisme, à la culture et au temps disponible. Mais ces plaisirs privés débouchent sur un bonheur blessé : jamais l'individu contemporain n'a atteint un tel degré de déréliction.

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  • Comment comprendre l'apparition de la mode en occident à la fin du moyen âge ? comment expliquer la versatilité des élégances qui ne se trouve dans aucune autre civilisation ? quels sont les grands moments historiques, les grandes structures qui ont déterminé l'organisation sociale des apparences ? c'est à ces questions que s'efforce de répondre ce livre, la logique de la distinction sociale paraissant loin d'être la clef passe-partout de l'inconstance frivole.
    Mais la mode, aujourd'hui, n'est plus un luxe esthétique et périphérique de la vie collective, elle est devenue un procès général à l'oeuvre dans le tout social qui commande la production et la consommation des objets, la publicité, la culture, les media, les changements idéologiques et sociaux.
    Nous sommes entrés dans une seconde phase de la vie séculaire des démocraties organisées de plus en plus par la séduction, l'éphémère, la différenciation marginale. par-delà les inquiétudes que fait naître une société vouée à l'obsolescence des choses et du sens, la " mode achevée "apparaît, paradoxalement et non sans ambiguïté, comme un instrument de consolidation des sociétés libérales, véhicule inédit des lumières et de la dynamique modernisatrice.
    Gilles lipovetsky poursuit ici sa réflexion sur l'individualisme contemporain, entamée dans l'ere du vide (folio essais n°121)

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  • Le désir de plaire et les comportements de séduction semblent atemporels, depuis que des espèces se reproduisent par voie sexuelle. Néanmoins, l'hypermodernité libérale marque une rupture majeure dans cette histoire millénaire, tant elle impose à nos sociétés la généralisation de l'ethos de séduction et la suprématie de ses mécanismes.
    Le mot d'ordre ne paraît plus être de contraindre, ordonner, discipliner, réprimer, mais de «plaire et toucher». La visée du théâtre classique selon Racine est désormais l'une des grandes lois, partout à l'oeuvre, dans l'économie, les médias, la politique, l'éducation.
    L'économie consumériste sature d'offres commerciales attractives notre quotidien, dominé par l'impératif de captation des désirs, de l'attention et des affects ; le modèle éducatif s'élabore sur la compréhension, le plaisir, l'écoute relationnelle ; dans la sphère politique, l'heure n'est plus à la conviction par la propagande, mais à la séduction par la vidéocommunication, parachevant la dynamique de sécularisation de l'instance du pouvoir.
    La séduction-monde a provoqué l'émergence d'une individualisation hypertrophiée du rapport à autrui - ultime manière d'agir sur le comportement des hommes et de les gouverner, ultime figure du pouvoir dans les sociétés démocratiques libérales.

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  • Bioéthique, charité médiatique, actions humanitaires, sauvegarde de l'environnement, moralisation des affaires, de la politique et des médias, débats autour de l'avortement et du harcèlement sexuel, croisades contre la drogue et le tabac : partout la revitalisation des «valeurs» et l'esprit de responsabilité sont brandis comme l'impératif premier de l'époque. Il y a peu, nos sociétés s'électrisaient à l'idée de libération individuelle et collective, aujourd'hui elles vont proclamant qu'il n'est plus d'utopie possible que morale.
    Pour autant, il n'y a aucun «retour de la morale». L'âge du devoir rigoriste et catégorique s'est éclipsé au bénéfice d'une culture inédite qui diffuse davantage les normes du bien-être que les obligations suprêmes de l'Idéal, qui métamorphose l'action morale en show récréatif et en communication d'entreprise, qui promeut les droits subjectifs mais fait tomber en déshérence le devoir déchirant.
    Face aux menaces du néo-moralisme comme du cynisme à courte vue, il convient de réhabiliter l'intelligence en éthique qui se montre moins soucieuse d'intentions pures que de résultats bénéfiques pour l'homme, qui n'exige pas l'héroïsme du désintéressement mais l'esprit de responsabilité et la recherche de compromis raisonnables. Libéralisme pragmatique et dialogué ou nouveau dogmatisme éthique ? Le visage de demain sera à l'image de cette lutte que se livrent ces deux logiques antagonistes de l'après-devoir.

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  • Bioéthique, charité médiatique, actions humanitaires, sauvegarde de l'environnement, moralisation des affaires, de la politique et des médias, débats autour de l'avortement et du harcèlement sexuel, croisades contre la drogue et le tabac : partout la revitalisation des «valeurs» et l'esprit de responsabilité sont brandis comme l'impératif premier de l'époque. Il y a peu, nos sociétés s'électrisaient à l'idée de libération individuelle et collective, aujourd'hui elles vont proclamant qu'il n'est plus d'utopie possible que morale.
    Pour autant, il n'y a aucun «retour de la morale». L'âge du devoir rigoriste et catégorique s'est éclipsé au bénéfice d'une culture inédite qui diffuse davantage les normes du bien-être que les obligations suprêmes de l'Idéal, qui métamorphose l'action morale en show récréatif et en communication d'entreprise, qui promeut les droits subjectifs mais fait tomber en déshérence le devoir déchirant.
    Face aux menaces du néo-moralisme comme du cynisme à courte vue, il convient de réhabiliter l'intelligence en éthique qui se montre moins soucieuse d'intentions pures que de résultats bénéfiques pour l'homme, qui n'exige pas l'héroïsme du désintéressement mais l'esprit de responsabilité et la recherche de compromis raisonnables. Libéralisme pragmatique et dialogué ou nouveau dogmatisme éthique ? Le visage de demain sera à l'image de cette lutte que se livrent ces deux logiques antagonistes de l'après-devoir.

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  • Le sacre de l'authenticité Nouv.

    Le droit d'être soi s'est affirmé, depuis les années 1970, comme une idée-force majeure, un puissant transformateur anthropologique. Il a bouleversé le rapport des individus à eux-mêmes, au genre, à la sexualité et à la famille, au travail et à l'art, à la politique et à la religion. Il a remodelé de fond en comble la façon d'être soi et de vivre en société, façonné une nouvelle condition subjective, enfanté une nouvelle phase de la civilisation des individus. Il a contribué à l'avènement du stade hypermoderne de l'état social démocratique-individualiste : il nous a fait changer de monde.
    Nous voici au moment où cet idéal est parvenu au zénith de son rayonnement social. Il s'agit désormais d'être soi dans la consommation courante, dans l'alimentation, les voyages, le vêtir, la décoration du chez-soi, les manières de communiquer. Plus aucun secteur n'échappe au fétichisme de l'authentique. Partout nous voulons du sens, du vrai, de la transparence, du naturel, de la sincérité, de la fidélité à soi-même. Nous vivons la phase de parachèvement historique de la culture d'authenticité.
    Est-elle capable de relever tous les défis de notre siècle anxieux ? Rien n'est moins sûr.

  • Ce demi-siècle a plus changé la condition féminine que les millénaires antérieurs : affranchies de la servitude immémoriale de la procréation, exerçant une activité professionnelle, vivant leur liberté sexuelle, les femmes battent désormais en brèche les citadelles masculines.
    Dans cette émancipation, on pourrait voir à l'oeuvre la logique des sociétés postmodernes définie par gilles lipovetsky dans ses précédents ouvrages : le procès de personnalisation, cette nouvelle façon pour la société de s'organiser et de gérer les comportements selon les valeurs du libre déploiement de la personnalité humaine, de la légitimité de la jouissance et des demandes singulières, de la nécessité de moduler les institutions sur les aspirations des individus.
    Déjà, l'analyse de la mode avait révélé la déréliction de l'individu à l'ère démocratique, rendu plus problématique à lui-même et aux autres. il est remarquable qu'aujourd'hui gilles lipovetsky - observant au plus près les manières d'être et de penser des individus dans des domaines aussi divers que l'amour, la séduction, la beauté physique, le rapport au travail, à la famille et au pouvoir - retrouve dans l'avancée de la postmodernité un élément majeur qui subsiste dans son altérité et se recompose dans la configuration individualiste : le féminin.

    Si les sociétés postmodernes s'emploient à réduire les oppositions du genre, elles ne préparent pas leur confluence. l'homme reste associé prioritairement aux rôles publics et " instrumentaux ", la femme aux rôles privés, esthétiques et affectifs. loin d'opérer une rupture absolue avec le passé historique, la dynamique démocratique le recycle continûment. en cela, elle ne va pas jusqu'au bout d'elle-même.

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  • L'essence paradoxale de nos sociétés libérales, qui valorisent l'individu sans pour autant désagréger le collectif (elles le recomposent plutôt), n'est souvent pas prise en compte.
    Que ce soit à propos de l'individu, que l'on relègue au statut de monade fermée sur elle-même, de la morale, dont on déplore la perte, du monde économique, envisagé seulement sous l'angle d'un capitalisme sauvage qui aurait pour conséquence inéluctable une mondialisation inéquitable, ou encore des médias, responsables de tous les maux du monde contemporain, le jugement est chaque fois tranché et sans nuances.
    Ce que Gilles Lipovetsky propose au contraire, c'est une description à géométrie variable de nos sociétés libérales, seule apte à rendre compte de l'intégralité du phénomène postmoderne. C'est à pareille description de l'éthique, du monde des affaires et des médias que procède cet ouvrage, qui fait chaque fois apparaître non seulement la complexité des sociétés contemporaines, mais également le sens des responsabilités qu'elles appellent et favorisent.

  • "Une immense révolution est en cours qui agence  la nouvelle civilisation du léger. Le culte de la minceur triomphe. Les sports de glisse sont en plein essor. L'heure est au virtuel, aux objets nomades, aux nanomatériaux. Le grand défi est de connecter, miniaturiser, dématérialiser. En même temps, c'est un capitalisme de séduction qui nous gouverne, l'univers de la consommation  ne cessant d'exalter le divertissement, les référentiels  hédonistes et ludiques. Le léger a envahi nos pratiques ordinaires et remodelé  notre imaginaire : il est devenu une valeur, un idéal, un impératif.
    Pourtant la vie quotidienne semble de  plus en plus lourde à porter. Et, ironie des choses, c'est la légèreté qui nourrit l'esprit de pesanteur. Car cet idéal nouveau s'accompagne de normes exigeantes aux effets épuisants, parfois déprimants. De tous côtés montent des demandes d'allègement de l'existence : détox, ralentissement, relaxation, zen... Aux utopies du désir ont succédé les attentes de légèreté. Voici venu le temps des utopies light."G.L.

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  • Nous sommes entrés dans la société de déception. Notre monde d'hédonisme et de consumérisme
    délirant coûte fort cher. Aux dégâts écologiques et sociaux, elle ajoute une tendance à la
    dépression. Dépression psychologique liée au stress, à l'amour imparfait, au sexe malaisé - mais
    aussi déception démocratique. À l'ère du triomphe de la démocratie, nous la considérons comme
    indispensable, mais nous la chérissons de moins en moins. Plus que jamais elle est « le pire des
    régimes, à l'exception de tous les autres ».
    Notre époque est en effet celle qui a conjugué le matérialisme le plus cynique avec le
    sentimentalisme le plus fleur bleue : de ce mélange étrange est fait notre malheur. Car si
    l'hyperconsommation prend en charge notre bonheur matériel, elle échoue à accomplir notre
    épanouissement psychique. La démocratie, parce qu'elle est libérale, philosophiquement et
    économiquement, fait les frais de cette ambition déplacée. Elle a tendance à devenir un bien
    comme les autres.
    Gilles Lipovetsky, en interprète ultra lucide de notre temps, nous montre ici comment la modernité
    comporte deux faces, déceptive et ludique, désespérante et légère et que dans ce paradoxe la
    démocratie ahane et devient « molle ». Nous ne pourrons nous sortir de cette lassitude qu'en
    inventant de nouveaux moyens pour la démocratie d'échapper à l'obsession du bonheur qui tue le
    désir que l'on a pour elle.

  • L'oeuvre de Gilles Lipovetsky a profondément marqué l'interprétation de la modernité. Dans L'Ere du vide (1983), il posait les jalons de ce qui devait s'imposer comme le « paradigme individualiste ». Depuis il n'a cessé d'explorer avec minutie les multiples facettes de cet individu contemporain : le règne inédit de la mode, les métamorphoses de l'éthique, mais aussi la nouvelle économie des sexes, l'explosion du luxe et les mutations de la société de consommation.
    Dans ce livre, écrit en collaboration avec Sébastien Charles, Gilles Lipovetsky revient sur son itinéraire intellectuel et les différentes étapes de son travail, mais il apporte aussi un élément supplémentaire à son interprétation de la « seconde révolution moderne » : le « postmoderne » a fait son temps ; nous sommes passés, pour le meilleur et pour le pire, à l'âge « hypermoderne » !

    Sébastien Charles, philosophe et professeur à l'Université de Sherbrooke (Canada) est, dans cet ouvrage, l'« interviewer » de Gilles Lipovetsky.

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  • On connaît la rengaine, tant elle semble réaliste : richesse du monde, appauvrissement des existences ; triomphe du capital, liquidation des savoir-vivre ; surpuissance de la finance, «prolétarisation» et unification des modes de vie, par l'industrialisation de la camelote kitsch et des produits jetables, interchangeables, insignifiants - le capitalisme est une machine de déchéance esthétique et d'enlaidissement du monde.
    Est-ce si sûr?
    Le style, la beauté, la mobilisation des goûts et des sensibilités s'imposent chaque jour davantage comme des impératifs stratégiques des marques : le capitalisme d'hyperconsommation est un mode de production esthétique.
    Dans les industries de consommation, le design, la mode, la publicité, la décoration, le cinéma, le show-business des produits chargés de séduction sont créés en masse. Ils véhiculent des affects et de la sensibilité, ils agencent un univers esthétique proliférant et hétérogène par l'éclectisme des styles qui s'y déploie. Partout le réel se construit comme une image en y intégrant une dimension esthétique-émotionnelle devenue centrale dans la compétition que se livrent les marques.
    Tel est le capitalisme artiste, lequel se caractérise par le poids grandissant des marchés de la sensibilité, par un travail systématique de stylisation des biens et des lieux marchands, par l'intégration généralisée de l'art, du «look» et de l'affect dans l'univers consumériste. Créant un paysage économique mondial chaotique tout en stylisant l'univers du quotidien, le capitalisme est moins un ogre dévorant ses propres enfants qu'un Janus à deux visages.

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  • À la bourse, il caracole dans la course aux profits. Qui ? Le luxe.
    Avec l'élargissement de la consommation et son uniformisation globalisée, il a pris de nouvelles proportions : loin d'être un phénomène marginal limité à une mince élite, il est désormais un secteur phare de l'économie. Au travers des marques, il est omniprésent dans l'univers de la communication.
    Il est révolu le temps où le luxe était compris en termes de luttes symboliques entre les classes sociales, avec leurs stratégies de distinction et d'ostentation de la part des dominants.
    L'expansion contemporaine du phénomène oblige à en considérer la nature : Gilles Lipovetsky et Elyette Roux en proposent une double approche, grâce à une analyse historico-sociale dans la très longue durée et, dans le présent, une approche par le marketing et la sémiotique.
    Ce croisement des perspectives met en relief les nouveaux dispositifs du luxe, cette sphère où cohabitent maintenant passions aristocratiques et passions démocratiques, traditions et innovations, mythes et modes.

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  • Longtemps, l'écran-cinéma a été unique et incomparable. Aujourd'hui, il se fond dans une galaxie aux dimensions infinies : voici l'époque de l'écran global. Or, avec la civilisation de l'écran apparaissent de nouvelles problématiques : régression culturelle, empire de la publicité, perte du relationnel et de l'intime... Ce sont bien notre rapport à la réalité et notre regard sur le monde que le cinéma et à sa suite la télévision, le portable, Internet, les smartphones ont radicalement bouleversés, créant une nouvelle figure de l'homme : l'Homo ecranis.

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  • Depuis la chute du Mur, la mondialisation est en débat : entre l'horizon d'une "fin de l'histoire", démocratique et capitaliste, et la perspective d'un "clash des civilisations", la polémique fait rage. Les auteurs reviennent sur cette controverse et la nuancent sans pour autant mettre de côté leurs divergences.

  • Gilles Lipovetsky, essayiste français et professeur agrégé de philosophie, est un sociologue réputé. Il est l'auteur, entre autres, de L'ère du vide et de L'Empire de l'éphémère. Il a également publié, chez Grasset et dans la même collection, Les temps hypermodernes. Hervé Juvin dirige Eurogroup Institute, société de conseil qu'il a créée.

    " La civilisation occidentale est unique et universelle, même si tout en elle, à l'évidence, n'est pas universel. " Le mode de vie occidental s'exporte, jusque dans son besoin de consommation frénétique auquel la culture n'échappe pas. Cette culture devient culture-monde, abondante, éphémère, monnayable. La gloire éternelle n'est plus de mise mais la reconnaissance immédiate qui passe par la valeur marchande. Pour la première fois donc, culture et globalisation coexistent, de façon déstabilisante, inquiétante peut-être.
    Dans un univers hypermoderne dominé par la logique de l'excès, qu'en est-il du capitalisme culturel ? Doit-on parler d'uniformisation à l'occidentale ou de réinvention de la différence ? La culture-monde signe-t-elle la fin de l'originalité ?
    Dans un langage clair et accessible, les deux auteurs abordent des questions aussi variées que l'art business, les marques, le cinéma, ou la Haute Culture. Un essai polémique et vivifiant.

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  • Avec l'élargissement de la consommation, le luxe a pris de nouvelles proportions dans nos sociétés.
    Il n'est plus un phénomène marginal limité à une mince élite. Il est devenu un secteur à part entière de l'économie. Au travers des marques, il est omniprésent dans l'univers de la communication. Pourtant la grille de lecture courante du phénomène reste ce qu'elle était voici un siècle. Le luxe continue d'être compris en termes de luttes symboliques entre les classes sociales, avec leurs stratégies de distinction et d'ostentation de la part des dominants.
    Cette interprétation est-elle encore tenable ? L'expansion contemporaine du phénomène oblige à en reconsidérer la nature : telle est la conviction qui inspire cet essai à deux voix. Gilles Lipovetsky propose une analyse historico-sociale du luxe dans la très longue durée. Elyette Roux fait le point sur sa lecture marketing et sémiotique actuelle. Le pari du livre est de croiser les perspectives afin de mettre mieux en relief les nouveaux dispositifs du luxe, cette sphère où cohabitent maintenant passions aristocratiques et passions démocratiques, traditions et innovations, mythes et modes.

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